WÜRM - SWING WITH THE SAVIOR
UNDERCLASS
Genre: Heavy Rock
Pays: France
2009
01- Swing With The Savior
02- My Ride
03- On The Pyre
04- Possession
05- Lazy Dizzy
06- Sexual Hunger
07- Poor Flower
08- Like A Dog
09- It May Be You
10- She Drives Me Crazy
11- Hide
Formé en 2002, WÜRM s’est créé un style à part sur la scène Metal, fort d’un premier album, Infinite Faces, publié en 2006, les Français se sont également forgé un son sur scène et le résultat est ce Swing With The Savior qui révèle enfin au public ce groupe caméléon. Passant allègrement du Hard FM à la GUNS N’ ROSES au Metal Indus’ à la MARILYN MANSON, le groupe garde cependant comme base solide cette volonté de mélanger les genres au sein d’un même titre et c’est ainsi que l’on obtient un Heavy Rock "Swing With The Savior", Rock au début et clairement Metal sur la fin, ou un surprenant "On The Pyre" qui débute comme une ballade de SKID ROW et qui, à grand renfort de riffs bien gras, prend des tournures de Metal moderne avant que le refrain plus aéré tant dans les guitares que dans la voix plus cérémonieuse également, ne viennent encore changer de cap. Pourtant la cohérence entre les parties est bien présente et il est très surprenant de voir le titre "Like A Dog" unir la voix d’un Marilyn MANSON, époque Mechanical Animals, à un Rock’n’Roll très dynamique ou bien Axl ROSE sur du Heavy bien gras sur "It May Be You" ou encore une voix typée Heavy Metal sur une musique Metal Indus’, bref ! Les illustrations sont nombreuses et sont toutes des réussites, mais d’un point de vue plus général, la voix de Tef rappelle régulièrement celle de Sir Chris CORNELL (SOUNDGARDEN, ex-AUDIOSLAVE) à laquelle il semblerait y avoir un léger effet de saturation, sur "MY Ride" et "On The Pyre" où cela s’entend plus particulièrement. Dans la démarche, on pense à UGLY KID JOE et la période Menace To Sobriety et Motel California, à LAZY également ou encore à FIFTY ONE’S dans cette volonté d’explorer plusieurs styles. Voilà une belle découverte même si le son de l’album manque de relief pour suffisamment mettre en valeur ces changements de style et de rythme, un axe d’amélioration pour la suite, à découvrir pour les amateurs de Rock bien burné. Enfin, un dernier petit mot sur l’artwork soigné, que je trouve sublimement réussi, tant au niveau des couleurs qu’au niveau du concept.
Chronique par Aymerick "Painless"

7,5/10
Le 12/01/2010