Né en 1994 en Allemagne d’un amour inconditionnel pour les Suisses de HELLHAMMER, WARHAMMER ne cache pas son ambition qui est de sonner exactement comme HELLHAMMER. En 2001, après l’album Curse Of The Absolute Eclipse, le groupe se sépare mais en 2006, la flamme se ré-anime et le groupe nous propose alors leur cinquième album, No Beast So Fierce..., en septembre 2009 par leurs propres moyens et aujourd’hui une version vinyle de cet album est publiée par HIGH ROLLER RECORDS (en plus d’une version tape chez DYING VICTIMS PRODUCTIONS limitée à 300 exemplaires). En 2009, que peut bien donné un groupe de nostalgiques du XXème siècle, eh bien la même chose qu’en 1994, production plus que cradingue, guitares dans les basses fréquences, voix très proche de celle de Tom G.WARRIOR, en plein revival et pourtant, on adhère tout de suite aux onze titres lâchés en pâture par les Allemands. Les riffs très simples, pour ne pas dire simplistes, et répétitifs de "Doomsday Inferno", "Warriors Of The Cross" ou "…From The Absence Of The Sun", marque de fabrique des cultissimes HELLHAMMER et même des premiers CELTIC FROST ou TIAMAT. Vous voyez le tableau, distorsion poussée à fond et une voix uniquement guidée par la haine et non par une hypothétique technique de chant, ne surtout pas chanter semble d’ailleurs être le mot d’ordre pour Volker FRERICH, mais l’ambiance est là, intacte, comme si le concept d’Hybernatus (ndlr. Film avec Louis de FUNES) s’était appliqué à HELLHAMMER. Il faut entendre ce "Total Mainac" dont le son équivaut à celui d’une démo des 90’s, ce bruit de cymbale à en faire crever un tympan ou cet écho d’un autre temps sur la voix pendant les quelques cris placés avant le solo, un tel mimétisme est impressionnant, ridicule diront certains, seulement beaucoup de fans frustrés devraient être ravis par ce No Beast So Fierce... sur lequel on peut goûter à la joie d’un Doom/Death avec "The Bloodstained Shadow" excellemment crade. Comme pour BAPHOMET’S BLOOD, dans un autre registre, on n’est pas dans l’originalité mais cette attitude est totalement voulue et assumée et à l’écoute d’un "Mysteries Of Imagination", on ne peut que soutenir WARHAMMER que l’on est bien heureux de revoir ainsi à pareille fête, une réponse très forte au Metal Moderne qui envahit nos esgourdes, ça fait du bien de se rappeler d’où l’on vient et d’après WARHAMMER, c’est des plus profondes et sombres abysses de l’enfer vers lesquelles l’ultime "The Tunguska Riddle" nous renvoie, j’avais presque oublié que cela existait, heureusement MAIM et WARHAMMER sont là, authentiques jusque dans l’artwork aussi crade et old-school que le contenu musical.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Volker "Iron Lung" Frerich : Chant
Kevin "Lord" Wittek : Guitare
Christoph "Spinesplitter" Erdmann : Basse
Rolf Meyn : Batterie
7,5/10
Le 19/01/2010