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| THE RUINS OF BEVERAST - FOULEST SEMEN OF A SHELTERED ELITE VAN RECORDS Genre: Doom/Black Metal Pays: Allemagne Septembre 2009 01- I Raised This Stone As A Ghastly Memorial 02- Alu 03- God’s Ensanguined Bestiaries 04- Mount Sinai Moloch 05- Transcending Saturnine Lericho Skies 06- Kain’s Countenance Fell 07- The Restless Mills 08- Theriak – Baal – Theriak 09- Blood Vaults (II – Our Despots Cleanse The Levant) 10- Arcane Pharmakon Messiah THE RUINS OF BEVERAST est réellement un groupe à part. Tout d’abord, il s’agit d’un one-man project venu d’Allemagne et ensuite son Black Metal est à rapprocher d’une nouvelle vague dans laquelle on trouve DRASTUS ou DEYNONICHUS, c'est-à-dire fortement teinté de Doom. En effet, les "I Raised This Stone As A Ghastly Memorial", "Mount Sinai Moloch" et "Blood Vaults (II – Our Despots Cleanse The Levant)" fricottent avec le Doom Funeral par son ambiance glaciale et ses riffs pachydermiques, le tout mêlé à un Black austère et crade. Pourtant, "God’s Ensanguined Bestiaries" nous rappelle vite à l’ordre ainsi que de nombreux passages Black primitifs, car les racines sont bien ancrées dans ce style et dans un antichristianisme parfaitement mis en valeur car là où les autres groupes du style souffrent d’un son laborieux et de structures brouillonnes, THE RUINS OF BEVERAST ne néglige aucun détail et nous offre un bloc de musique obscure et malsaine, 10 titres enchainés au sein d’un ensemble à écouter d’un bloc absolument. De plus, Alexander von Meilenwald ne s’interdit pas l’utilisation d’instruments tel que le piano, les cuivres, les cordes comme sur le break de "God’s Ensanguined Bestiaires" presque chaleureux, une vision du chaos somme toute personnelle mais qui fait mouche instantanément tant l’ambiance y est dérangeante, bref réussie. Vocalement non plus aucune limite ne semble fixée, chœur lyrique, voix Black, voix parlée, chant suivant une ligne que l’on croirait échappée de la musique classique, la musique caméléon de ce Foulest Semen Of A Sheltered Elite n’est pas à mettre entre toutes les oreilles, par contre si vous cherchez une musique destructrice, sans échappatoire, sans espoir, noire, opaque, Black Metal tout simplement, THE RUINS OF BEVERAST vous est tout indiqué. Disponible en version CD, digipack format A5, en double LP et en une version limitée double LP, la version vinyle parait être un bon choix car l’artwork est également soigné, Ván Production, après GRIFTEGARD, THE DEVIL’S BLOOD et bien d’autres encore, est un label de goût, de très bon goût. Chronique par Aymerick "Painless"  LINE UP: Alexander von Meilenwald : Tous les instruments 8,5/10 Le 12/10/2009 | |
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