Depuis Believe In Nothing, sorti en 2000, PARADISE LOST ne cesse de progresser dans le côté sombre de sa musique, plus Heavy et plus profond, In Requiem atteignait un sommet que l’on pensait infranchissable. Une ambiance glauque mêlée à un son Heavy comme les Anglais n’en ont jamais eu, tout cela suivi d’une tournée couronnée de succès, voilà qui récompense 20 ans de carrière d’un groupe qui n’a jamais cessé d’avancer sans se soucier des lauriers. Aujourd’hui, les lauriers sont promis à PARADISE LOST et à un Faith Divides Us –Death Unites Us attendu pour couronner ceux que l’on appelle les maitres du Metal Gothique, et en y réfléchissant, c’est un groupe dont le style est unique, au-delà des clivages, un style forgé au fil des ans et des albums tous différents des uns des autres. Pourtant ce nouvel album marque bien une continuité avec In Requiem, une musique Heavy, relevée d’ambiances sombres et gothiques, quoique moindre sur Faith Divides Us – Death Unites Us, les guitares 7 cordes utilisées là alourdissent encore l’ensemble mais surtout le jeu d’Aaron AEDY, dont les rythmiques sont plus modernes et moins statiques, dynamisent considérablement les titres. "As Horizons End" assure cette continuité avec In Requiem, un titre planant relevé d’une envolée sur un solo tout en feeling de Greg Mackintosh dont la patte est immédiatement reconnaissable. La voix de Nick HOLMES est également plus brute, "I Remain" et sa voix criée, mais également plus douce, un peu comme sur Host sur ce même "I Remain", la progression du chant est encore à noter, avec plus d’assurance, Nick HOLMES donne l’impression d’assumer enfin son poste et sa voix. Lorsque sur In Requiem, on avait une chanson Heavy, une chanson plus calme, sur ce nouvel album, les changements de rythme se font au sein d’un même titre, en améliorant ainsi la dynamique qui devrait se faire sentir en live et ne permettant pas de classer un titre dans un style spécifique. Un morceau comme "The Rise Of Denial", l’excellent "Last regret" proche d’un Heavy/Doom de même que "Frailty", donnent le ton. Pour le côté extrême de ce nouvel album, outre la voix plus brute et les guitares plus tranchantes, c’est l’ensemble de l’excellent "Living With Scars" qui l’est, on note également "Universal Dream" dont le riff rappelle celui de "I See Your Face" de Draconian Times. Voilà, cet album pourrait être décortiqué encore et encore tant les détails fourmillent sur les 10 titres mais il faut retenir qu’il est plus brut et plus sombre, plus efficace et plus équilibré qu’In Requiem déjà extraordinaire, mais également moins accessible et moins immédiat, la production de Jens BÖGREN est aussi à signaler, respectueuse de la musique composée par les Anglais, elle donne un son plus brut et moins surproduit que celle de Rhys FULBER. PARADISE LOST a encore franchit un palier avec Faith Divides Us – Death Unites Us, vivement les concerts au TATTOO THE MIND 2 à Metz (dont ils assurent la tête d’affiche de la deuxième journée) et à Paris le 19 décembre à l’Elysée Montmartre. Seul point négatif pour le fan est la quantité de version disponible de l’album, on en compte 4 pour le moment, un défaut récurrent pour les groupes signés chez Century Media dont on ne peut pas tenir rigueur aux Anglais.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Nick Holmes : Chant
Greg Mackintosh : Guitare
Aaron Aedy : Guitare
Steve Edmondson : Basse
Adrian Erlandsson : Batterie
10/10
Le 25/08/2009