On se souvient de la pochette de Parasite !, le maxi de MUSTASCH sorti en 2006 mais musicalement, il faut admettre que les Suédois restent une énigme. Mustasch, cinquième album du groupe, si on ne tient pas compte des diverses compilations sorties à droite et à gauche, est déjà disponible dans le nord de l’Europe par le biais de REGAIN RECORDS depuis septembre, NUCLEAR BLAST a senti le goût puisque le label Allemand s’apprête à rendre disponible cet album au reste de l’Europe alors que le groupe est en course pour le titre de « Meilleur Album de Hard Rock » aux Grammy Suédois. De sa sortie initiale, seule la pochette a changé, avantageusement d’ailleurs, le track-listing est identique, c’est que la pochette qui ornait la sortie de l’album en septembre est réellement hideuse, un contraste marquant avec la musique car les fans de MONSTER MAGNET doivent impérativement écouter Mustasch, "Heresy Blasphemy" donne le ton avec ses guitares bien lourdes qui fricotent sans rougir avec le Doom le plus Hard Rock d’un BLACK SABBATH sous amphétamines, les Suédois me rappellent également THE QUILL ou LAZY, nos compatriotes, par moment, un doux mélange de Hard Rock burné avec du Stoner et ce côté mélodique que l’on pourrait croire emprunté à THE 69 EYES ("Deep In The Woods"). Le défilé des influences continuent, on pense tour à tour à SOUNDGARDEN, l’écho sur la voix et l’ambiance de l’entêtant "Damn It’s Dark", "Desolate" présente une structure plus moderne avec ses riffs bruts, "Desolate" est relevé d’un violon et d’une mélodie folklorique, "I’m Frustrated" pourrait être un enfant d’AEROSMITH, bref, les Suédois s’amusent comme des petits fous et nous avec, la prestation vocale de Ralf GYLLENHAMMAR est juste parfaite, une voix rauque, douce et posée ou hurlée, l’homme fait preuve d’une facilité déconcertante à faire rocker les titres les plus Pop, "Lonely" par exemple qui mixé, arrangé et chanté autrement pourrait avoir un visage bien plus soporifique, lorsque simplicité rime avec efficacité, MUSTASCH ne s’embarrasse pas de menus détails et proposent 11 titres costauds ainsi qu’une introduction pachydermique. Rien n’est à jeter ici, "Blackout Blues" nous ramène vers les débuts de l’album avec ses guitares qui s’alourdissent de nouveau alors que la voix se fait encore un peu plus rauque, un pur concentré de Hard Rock Stoner qui vous est hautement recommandé et qui se termine sur un Doom old-school relevé de quelques notes de clavier, imparable, tout comme l’est "Tritonus" aux relents psychédéliques. Puisque l’on vous propose une séance de rattrapage, ne ratez surtout pas l’oral car ce groupe est énorme tout simplement.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Ralf Gyllenhammar : Chant & Guitare
David Johannesson : Guitare
Mats Johansson : Basse
Danne McKenzie : Batterie
9/10
Le 28/12/2009