IMPERIAL VENGEANCE - AT THE GOING DOWN OF THE SUN
CANDLELIGHT RECORDS
Genre: Black Metal
Pays: Royaume-Uni
Juillet 2009
01- The Drop
02- 6th Airborne Division
03- Aristocratic Sex Magick
04- Unto That End
05- At The Going Down Of The Sun
06- From Childhood’s Hour
07- Cwn Anwwn
08- Jus Ad Bellum
09- Theory Of The Grotesque
10- Trinovantes
Si je vous parle de Charles HEDGER, vous pensez instantanément à CRADLE OF FILTH bien entendu et pourtant, avant que Dani ne mette la main sur ce multi-instrumentiste pour tenir la guitare sur scène, notre ami Charles avait fondé IMPERIAL VENGEANCE en 2007 et avait sorti sous ce nom un EP, Death : August & Royal en 2008, qui a rencontré un certain succès, succès duquel découle ce premier album At The Going Down Of The Sun. Dans un style mêlant Death Metal, Heavy Metal, Dark Metal, Musique classique à une base solidement Black Metal, les Anglais revisitent l’histoire de l’aristocratie Anglaise et ne sont pas si loin de CRADLE OF FILTH sur ce point, mais sur ce point uniquement car pour le reste le côté aristocrate transpire bien sur à travers les éléments classiques et ce dès l’intro "The Drop" ou sur l’instrumental "From Childhood’s Hour" exécuté au piano et au violon, un exercice pas si simple car là où les autres groupes noient la pauvreté musicale du passage par des nappes de claviers indigestes, IMPERIAL VENGEANCE occupe l’espace sonore à l’aide de ces 2 seuls instruments. Cette facilité dans les compositions se ressent également dans l’approche progressive du Black Metal, "Unto That End" ou "Trinovantes" et une fluidité étonnante sur ce premier essai, c’est que l’homme ne se fixe aucune limite et on peut ainsi entendre quelques effets électroniques discrets sur "Aristocratic Sex Magick", un passage où Heavy Metal et Musique Classique se donne le change sur "Unto That End" ou une fin très militarisée de "6th Airborne Division" sur laquelle l’infanterie s’en donne à cœur joie. Il ne faut donc pas chercher ici trace de Black Metal malsain mais plutôt de musique extrême BCBG, à l’image d’un EMPEROR sur IX Equilibrium, dans un style tout de même plus accessible. Il faut dire que la voix de Charles HEDGER n’est pas exclusivement Black et que cette dernière est certes écorchée mais pas criarde, elle flirte bien plus avec celle de DIMMU BORGIR que celle de MAYHEM, en effet quelques passages en voix semi-claire sont très appréciables sur "Aristocratic Sex Magik" par exemple. Voilà un premier album qui révèle un groupe avec un potentiel énorme, un Black so british, très fin et classieux. A découvrir…
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
C. Edward Alexander : Guitare, Chant, Orchestration
David Bryan : Basse
Ms Elle Torry : Guitare (live)
Mr James Murray : Guitare (live)
Mr James Last : Batterie (live)
8/10
Le 23/10/2009