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Comme vous avez pu le lire sur le site, le premier week-end de mars est l’occasion pour les metalheads marnais et tout ceux qui veulent s’y joindre de se retrouver autour de plusieurs concerts et de plusieurs stands sur lesquels on peut trouver quelques substances totalement licites pour les accros que nous sommes. Cette année, HYSTHERESY était à Fismes pour défendre son premier album Insane Dreams, l’occasion également pour nous de faire le point avec le groupe sur son actualité.

 

Tout d’abord, peux-tu présenter HYSTHERESY ?

Ced (Chant/guitares) : HYSTHERESY, c’est un groupe de Death Metal mélodique…

Yann (batterie) : Avec quelques influences Trash.

Ced : On est originaire de l’Aube et cela fait maintenant 4 ans que l’on joue ensemble et on a eu un premier bassiste qui est parti, il n’y a pas de problème entre nous, c’est juste qu’il a du partir et le line-up actuel date de 2 ans.

 

Donc avec l’arrivée de COF

Ced : Cof, ex-EROS NECROPSIQUE.

 

 

 

Est-ce qu’HYSTHERESY est la continuité de KHRON ou bien un groupe totalement nouveau ?

Ced : Avec Pierrot (guitares), on jouait tous les 2 dans KHRON, on avait l’idée de monter un autre groupe et quand KHRON a splitté, tout naturellement, on a franchi le pas.

 

Insane Dreams, votre premier album est disponible, est-ce une autoproduction ou bien est-il sorti chez Great Dane Records ?

Ced : C’est de la co-production car on a eu quelques subventions pour le faire mais c’est de l’autoproduction quelque part. On a eu quelques chroniques et notamment une sur le Hard Rock Magazine du mois d’août 2008, de là on a été contacté par Great Dane Records qui s’est procuré l’album, qui a bien aimé visiblement, et qui nous ont proposé de le distribuer.

 

Vous avez joué au Delirium Fest à Chalons En Champagne l’année dernière, cette année Fismes, la Marne vous réussit ?

Ced : C’est vrai qu’on est pas mal implanté dans le coin même si ce que l’on cherche c’est aussi en dehors de notre région. C’est de plus en plus dur mais on arrive à trouver des plans, dans un mois on va jouer au Klub à Paris (Festival La Grange le 29 mars, à 10 € l’entrée seulement…). Au printemps dernier on a fait 3 dates en Belgique, mais c’est sûr qu’en Champagne Ardennes, c’est plus facile pour nous.

 

 

 

J’ai lu que vous aviez travaillé votre côté mélodique, entre KHRON et les morceaux d’HYSTHERESY, on perçoit nettement ce travail, allez-vous continuer sur cette voie ?

Ced : Je pense que les derniers morceaux de KHRON laissaient présager de ce qu’aller devenir le début d’HYSTHERESY et là je commence un peu à voir ce qui va être le prochain album, on a commencé à bosser ensemble et il sera un peu différent d’Insane Dreams mais en sera une suite logique.

 

A quoi ressemblaient les démos ?

Ced : A des démos (rires). C’était un peu moins mélodique, les morceaux étaient moins travaillés, mais c’est normal…

 

Vous prenez plus le temps de travailler vos morceaux aujourd’hui ?

Ced : On se donne plus le temps, c’est pour cela que l’on ne sort pas un album tous les ans parce qu’avec le style que l’on fait, on en est pas capable, on a tous un métier, une vie à côté, si on pouvait ne faire que ça de la journée, il y a longtemps que l’album serait fait mais malheureusement ce n’est pas le cas. Mais on se donne le temps et on ne sortira rien avant que l’on soit sur d’avoir composer un truc qui tienne la route.

 

“The Past, My Last” représente bien cette évolution mélodique…

Ced : C’est le dernier morceau que l’on ait composé pour l’album et il laisse présager de ce qui va apparaitre sur le prochain.

 

LOUDBLAST a du être une grosse influence, je pense ?

Ced : Effectivement, pas mal de gens nous le disent, avec KHRON on eu l’occasion de jouer avec eux, c’était une bonne soirée (sourire qui en dit long…). Ca fait partie de nos influences mais il y a tellement de truc, du Death, certes mais autre chose que du Metal également. On fait du Metal mais on est des gros fans de Rock’N’Roll, on écoute plein de truc et je pense que c’est pour ça que l’on a développé ce côté mélodique. Je peux écouter du CANNIBAL CORPSE, du SLAYER comme THE GATHERING par contre j’aime bien PARADISE LOST (référence au T-Shirt que votre serviteur arbore fièrement ce jour là).

 

           

 

Les conditions live ne sont pas optimales aujourd’hui mais c’est l’occasion de toucher un public pas forcément porté sur le Death ? C’est peut-être l’occasion également de faire quelques reprises ? (le groupe n’en a pas fait ce jour là)

Ced : C’est un festival, il n’y a pas de balance. Les reprises, ce n’est pas un truc qui nous branche.

Yann : On a une demie heure de temps de jeu donc on essaie de jouer un maximum de nos compos.

Ced : On a parlé à un moment de faire des reprises pour se marrer. Entre les 2 albums, on s’était dit que nous allions bosser 2 ou 3 reprises pour faire autre chose et finalement, ça ne s’est pas fait. Mais si je devais en faire ce ne serait pas des reprises de groupe de Metal. Si je devais reprendre un titre de SLAYER… le riff appartient à SLAYER, il est cultivé par SLAYER, ça sonnerait creux et en tant que public, je suis souvent déçu.

 

COF, votre bassiste, vous a rejoint depuis 2 ans, comment se passe son intégration ?

Ced : Il est en CDD mais on pense bientôt le signer. Ca se passe super bien, c’est une connaissance de Pierrot car ils jouaient ensemble dans AUXUR, il y a pas mal d’années. On l’a rappelé et comme il n’était plus dans EROS NECROPSIQUE, le groupe existe toujours mais il n’en faisait plus partie. Ils sont restés en bon terme mais c’est un peu comme notre ancien bassiste qui est parti parce qu’il le devait. Là c’est pareil, il a du s’éloigner d’EROS NECROPSIQUE et je me souviens qu’il avait contacté Pierrot au tout début d’HYSTHERESY parce qu’il était revenu dans la région, mais on venait de trouver un bassiste et quand ce dernier a du partir, on a repensé à Cof. C’est un mec cool…pour un bassiste.

 

Vous avez donné plus de 150 concerts depuis vos débuts, les titres d’Insane Dreams doivent dater pour vous ?

Ced : Non, les 150 concerts c’est cette année (rires). Ils datent un peu même si j’avoue avoir pris mon pied tout à l’heure à les jouer. On n’est pas METALLICA, mais ça fait 20 ans qu’ils jouent “Masters Of Puppets” et je pense que s’ils ne prenaient pas leur pied à la jouer, ils ne la joueraient plus. L’année prochaine, on va sortir le prochain mais on continuera à jouer des titres de cet album.

 

Justement, pour le prochain, vous en êtes à la composition ?

Ced : Oui c’est ça, on est vraiment confiant car j’ai une idée de ce à quoi il va ressembler. Je pense que ça va être un peu plus énergique, ce sera plus mélodique quand c’est mélodique et plus rapide lorsque ça l’est. Je voulais dire un truc mais je me rappelle plus.

 

Savez-vous si vous allez retravailler avec Marc VAREZ ?

Ced : Oui on sait… lorsque l’on a enregistré là haut, ça a été génial, humainement c’est un mec extraordinaire et moi qui suis d’un naturel un peu tendu…

Yann : Ca se voit rien qu’à ses cheveux d’ailleurs. (Ced a quelques cheveux blancs)

Ced : Il a tout pris en main, on s’est contenté de jouer. Maintenant c’est un mec chez qui on va pour boire du whisky. Ca me parait inconcevable de faire un deuxième album sans lui. Après il faudrait lui demander à lui, mais je pense que ce qu’il a aimé en nous c’est qu’on est des bosseurs.

 

En studio, vous gardez un peu de place pour l’improvisation, la spontanéité ?

Ced : J’aurais tendance à dire non, tout est déjà fixé. Personnellement, j’aime bien que tout soit prêt avant mais malheureusement, tu n’es pas à l’abri d’un pain qui va mieux sonner que ce que tu avais prévu. C’est comme cela que tu te retrouves à bosser un pain qui sonne mieux. Avec Marc, on bosse en confiance, on n’est pas fermé aux propositions mais on préfère bien bosser en amont. Marc n’hésite pas à proposer mais pour des raisons de budgets et de temps, on ne souhaite pas s’éterniser en studio.

 

               

 

Au niveau des paroles, c’est toi qui les écris ?

Ced : Ouais, même si pour le prochain, Yann va s’en charger un peu.

 

Quel est le thème général des paroles ?

Ced : A 80%, les paroles parlent des ambivalences qu'il peut y avoir dans notre vie entre toutes ces choses qui nous procurent du plaisir et qui nous détruisent à la fois. A côté, il y a trois autres morceaux qui sont un peu à part. Il y a “Crash” qui parle de la descente aux enfers, “The Past, My Last” qui est une introspection sur le temps qui passe et la peur de mourir et enfin “Jenna Jammeson Forever” qui parle d’elle-même.

 

Parce que lorsque l’on regarde un petit peu ce qui se dit sur internet, on parle souvent de psychologie et je pense que la pochette de l’album a du jouer un rôle.

Ced : J’ai vu des trucs invraisemblables en effet, mais c’est peut être une erreur de notre part de ne pas avoir mis les paroles dans le livret car au début, pour nous, c’était une grosse démo, dans le prochain on les mettra. Il y a des trucs que les gens n’ont pas compris mais c’est normal car je défie quiconque de comprendre ce que je chante sur l’album. Mais maintenant, on a eu l’expérience et on sait qu’il faut les mettre et ça évitera que l’on dise que l’on parle que de cul (“Jenna Jammeson Forever”).

 

Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Ced : Je suis très content d’être venu jouer ici à Fismes, car c’est un coin plutôt perdu, un dimanche et c’est blindé de monde. Il n’y a pas que le Metal dans la vie, c’est clair, mais une manifestation comme celle là qui a lieu tous les ans, il n’y a pas de vitrines cassées, pas de débordement, tout se passe dans la bonne humeur. Il y aussi Chalons En Champagne où il y a des manifestations du même type. Moi, j’habite à Troyes, une grande ville où il n’y a aucune manifestation donc je me dis qu’il vaut mieux vivre à Chalons ou à Fismes parce qu’à Troyes, c’est plus perdu finalement. Je me rappelle qu’il ya 2 ans, on était venu ici à Fismes avec Pierrot et il y avait de sacrés groupes (ADX, KRISTENDOM…) qui ne pourraient pas venir jouer à Troyes (ndrl c’était pour les 10 ans de la convention effectivement, avec KOB aussi). Heureusement qu’il y a encore des mecs qui se bougent…

Yann : Comme D.T. Prod par exemple (une association de Chalons qui organise un festival et qui réunit cette année GOD DETHRONED, TEXTURES ou DEW SCENTED par exemple), Underground Investigation qui organise cette convention.

Ced : Et c’est cool de voir qu’il y a des mecs qui supportent l’underground car il n’y a pas que METALLICA, je ne parle pas forcément de nous, il y a aussi le groupe qui a joué avant nous…

Yann : STONE WIDOW

Ced : STONE WIDOW, oui, que j’ai trouvé pas mal. Pierrot (qui vient de nous reioindre), quelque chose à ajouter ?

Pierrot : non !

Ced : Bon et bien non. Ah si ! Je me souviens de ce que je voulais dire tout à l’heure. C’est quand on est parti chez Marc pour enregistrer, on est parti tout une semaine ensemble et c’était la première fois qu’on se retrouvait dans ce contexte, car on peut être de bon pote, tout une semaine ensemble ce n’est pas gagner d’avance. Personnellement, c’est une semaine que je garde gravée dans mon cœur car c’était vraiment 1 semaine détendue. On s’est bien marré tout en bossant.

Yann : Et Pierrot a laissé son pancréas là-bas.

Ced : Oui c’est vrai ça, Pierrot a laissé son pancréas donc du coup, maintenant, c’est lui qui nous ramène.

 

Propos recueillis par Aymerick " Painless"

Interview réalisée Le 01/03/2009 à Fismes

 

www.hystheresy.com

www.myspace.com/hystheresy

 

Chronique Insane Dreams