(ECHO) - OMNIVOID
AUTOPRODUCTION
Genre : Doom Metal psychédélique
Pays : Italie
2008
01- Disclaiming My Faults
02- Through Your Breath
03- Weak Voice Sings
04- Intermezzo
05- Omnivoid
Originellement connu sous le nom d’ECHOES OF PERDITION, le groupe Italien (ECHO) se forme en 2007 et publie rapidement une première démo publiée en 2008, Omnivoid. Cette jeunesse se retrouve dans la structure des morceaux qui est parfois un peu naïve ou facile mais les capacités sont bien là, le Doom lancinant à tendance Gothique dans la tradition d’un MY DYING BRIDE, se mue à de nombreuses occasions en une musique mélodique et psychédélique, les growls se muent parfois en une voix calme presque chuchotée, les nappes de claviers se muent parfois en des parties lead, tout cela multiplie les ambiances et "Disclaiming My Fault" en est l’exemple parfait. Lancé sur un Doom très mélancolique sur lequel la voix est chuchotée, il se transforme en quelque chose de plus atmosphérique sur le break basse/batterie et la voix lointaine avant qu’un riff moderne bien gras avec son lot de contretemps ne viennent atomiser la douceur qui règne sur le début du morceau. Là également, la mélodie principale du début de "Disclaiming My Fault" est évidente, rappelant fortement ANATHEMA, le clavier est parfois naïf et pourtant on entre dans l’univers d’(ECHO) au fur et à mesure des écoutes, il faut préciser que les morceaux sont plutôt longs et qu’Omnivoid demande un minimum d’attention, amateurs de fast-food music, passez votre chemin ! La vraie bonne surprise de cette démo est la chanson titre qui clôt le disque et son introduction mélancolique et planante, la voix aérienne et puis viennent les growls et un Doom Heavy à souhait, les Italiens font penser à MY DYING BRIDE dans la construction de leurs morceaux et l’enchainement des parties calmes et plus énervées, comme si ANATHEMA insufflez du velours dans le romantisme dur de MY DYING BRIDE, un cocktail détonnant au premier abord mais qui, sur cette démo prend vie. S’agissant d’une démo, il ne faut pas tenir rigueur au groupe du son parfois approximatif mais toujours très correct, notamment sur la voix et les claviers tout comme la structure évoquée au début de cette chronique, la jeunesse de la formation nous permet d’envisager un avenir encourageant pour (ECHO), une réelle découverte sur laquelle je mets un billet, à suivre donc…
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Antonio Cantarin : Chant
Mauro Ragnoli : Guitare
Simone Saccheri : Guitare
Simone Mutolo : Claviers
Paolo Copeta : Batterie
6/10
Le 24/11/2009