DARK FORTRESS - YLEM
CENTURY MEDIA
Genre: Black Metal mélodique
Pays: Allemagne
Janvier 2010
01- Ylem
02- As The World Keels Over
03- Osiris
04- Silence
05- Evenfall
06- Redivider
07- Satan Bled
08- Hirudineans
09- Nemesis
10- The Valley
11- Wraith
Sixième album pour DARK FORTRESS, réglé comme du papier à musique, les Allemands reviennent tous les 2 ans proposer leur Black Metal mélodique avec Ylem beaucoup moins conceptuel que le précédent méfait, Eidolon (2008). Cet album est clairement mélodique avec ces éléments acoustiques ("Wraith" ou "Silence") et bien placé sous l’étiquette mid tempo se transformant parfois en un Metal lourd s’éloignant quelque peu du Black, comme sur l’excellent "Satan Bled". On pense aux titres les plus Heavy de DARK FUNERAL même si l’approche mélodique est plus prononcé ici tout comme l’aspect atmosphérique sur "As The World Keels Over", "Evenfall" ou "Ylem". Mais les Allemands réservent encore bien des surprises, les blasts à la MARDUK (avec un son de caisse claire tout petit) sur fond de riffs lent sur "As The World Keels Over", la voix presque claire sur "Evenfall" ou la voix carrément mélodique dans la veine du Metal Progressif sur un "Wraith" riche en claviers. Un disque varié qui renferme également quelques parties bouchères comme le dynamique "Hirudineans" ou "The Valley" qui casse un petit peu la monotonie dégagée par les titres mid-tempo qui s’enchainent. Mis à part la mélodie du titre d’ouverture, "Ylem", qui entre dans le crâne immédiatement, les autres sont plutôt discrètes et pas forcément mise en valeur d’où une impression de manque de pêche persistante tout au long de ce pêche persistante tout au long de ce Ylem. La production est toutefois bonne, équilibrée et avantage la mise en valeur la variété du Metal qui dépasse nettement les limites du Black Metal, une orientation consciente de la part du combo germanique. Reste que l’ensemble manque de dynamique et que l’on ne trouve pas la finalité de ce pavé qui dure tout de même plus de 70 minutes, quelques titres plus directes auraient été bénéfiques à l’ensemble je pense, il se dégage la même impression qu’avec le dernier OLD MAN’S CHILD, on ne peut pas nier que ce soit bien fait, on a juste du mal à comprendre où le groupe veut en venir.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Morean : Chant
V. Santura : Guitare
Asvargr : Guitare
Draug : Basse
Paymon : Claviers
Seraph : Batterie
6,5/10
Le 28/12/2009