CHURCH OF MISERY - HOUSES OF THE UNHOLY
RISE ABOVE - LA BALEINE
Genre: Stoner Doom
Pays: Japon
2009
01- El Padrino (Adolfo de JESUS CONSTANZO)
02- Shotgun Boogie (James Oliver HUBERTY)
03- The Gray Man (Albert FISH)
04- Blood Sucking Freak (Richard Trenton CHASE)
05- Master Heartache
06- Born To Raise Hell (Richard SPECK)
07- Badlands (Charles STARKWEATHER & Caril FUGATE)
"1989, Texas, on retrouve des morceaux de corps…", le ton est donné, Yoshiakki NEGUISHI a encore trouvé quelques histoires de serial killers à nous conter. Houses Of The Unholy, quatrième album d’une discographie bien fournie en EP et divers split, vient hanter vos nuits ou assouvir vos pulsions animales les plus refoulées, c’est selon. Toujours dans la droite lignée d’ORANGE GOBLIN ou d’ACRIMONY, les Japonais nous servent un Stoner Doom Metal efficace et qui ne laisse que très peu de place à la lourdeur pachydermique inhérente au Doom, il y a tout de même ce riff sur "Born To Raise Hell", les 70’s dévoilent leur visage le plus brut à travers CHURCH OF MISERY. Le Blues marque de son empreinte "El Padrino" consacré à Adolfo de Jesus Constanzo, auteur de plusieurs massacres chez qui on retrouvera 15 corps en 1989. CATHEDRAL est dans les parages également alors que quelques effets sur la guitare ajoutent une ambiance psychédélique jusqu’ici restée en retrait. "Badlands" qui referme ce joyau reprend la même recette pour un cocktail détonnant introduit sur un air de boite à musique en fin de vie. Car pour ce genre de détail, CHURCH OF MISERY est très fort et notamment avec ces intros parlées sur "The Gray Man", "Born To Raise Hell" et "Badlands" qui assurent un ton solennel et qui renforce le côté historique du propos. Mais le groupe ne s’intéresse pas uniquement aux serial killers, James Oliver HUBERTY (auteur du massacre du McDonald’s le 18 juillet 1984) a également son titre, c’est bien les tueries en tout genre plus que les crimes élaborés au scénario rôdé que CHURCH OF MISERY tente de nous faire part, le concept à lui seul vaut le détour et permet de se plonger dans le côté sombre et destructeur de l’être humain. Au niveau destruction, "Shotgun Boogie" n’est pas mal non plus avec cette intro brutale et déstructurée (pour ne pas dire démembrée) mais parfaitement jouissive. Si musicalement, c’est propre, c’est efficace mais pas forcément original, peu importe, l’originalité des Japonais se trouve dans le concept et imaginez les gens tapant du pied (vous taperez du pied, c’est inévitable !) sur des titres évoquant les massacres les plus brutaux que l’Homme ait connu, c’est quand même fort ! Un album à posséder.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Hideki Fukasawa : Chant
Tom Satan Sutton : Guitare
Tatsu Mikami : Basse
Junji Narita : Batterie
8,5/10
Le 06/07/2009