Il est certain que lorsque ce n’est pas une diva qui tient le micro dans un groupe, les sorties de ce dernier s’en trouvent plus régulières. 2007, King Of The Grey Islands, 2008, le EP Lucifer Rising, 2009 Death Magic Doom, plus régulier que CANDLEMASS depuis le départ, ou l’éviction, de Messiah MARCOLIN, difficile à faire. Je viens tout juste de me remettre de la droite prise en 2007 que les Suédois décochent un crochet du gauche, n’en jetez plus, voici un « track by track » de Death Magic Doom :
01. If I Ever Die : Le titre commence sur un riff simple et assez rapide et prend un visage Heavy Metal que CANDLEMASS avait légèrement délaissé sur King Of The Grey Islands. Vient ensuite un court break rappelant “Demons Gate” sur le premier album devenu culte, Epicus Doomicus Metallicus, suivi d’un solo rapide. Entrée en matière plutôt musclée.
02. Hammer Of Doom : Un riff digne de BLACK SABBATH appuyé par un glas qui pose l’ambiance. La voix de Robert LOWE est posée, un travail poussé semble avoir été fait sur ce point pour l’ensemble de l’album, il est vrai que le nouveau frontman a eu un peu de temps pour prendre ses marques et apposer sa patte. Une accélération arrive à mi titre avec un solo une nouvelle fois très Heavy avant un retour sur le riff d’introduction et du glas. Ce titre est un pavé énorme tant par les détails qui y fourmillent que par sa qualité. L’un des moments forts de ce Death Magic Doom.
03. The Bleeding Baroness : Ce titre s’inscrit dans la continuité de King Of The Grey Islands, assez classique pour du CANDLEMASS, les riffs imaginés par Leif EIDLING sont de suite reconnaissables. Titre taillé pour le live.
04. Demon Of The Deep : Un autre moment fort de cet album, le titre est porté par la voix qui joue au chat et à la souris avec le reste des instruments. Quelques effets de guitare assez inhabituels font de ce titre un moment rafraîchissant avec une ligne mélodique omniprésente et des backing vocals sur la fin, très bon titre.
05. House Of 1000 Voices : Là aussi, quelques backing vocals et surtout des chœurs sur le refrain donnent une couleur assez Heavy Metal. La fin du morceau est plutôt épique avec un riff répété inlassablement avant un retour sur le refrain et un solo assez commun à ceux présents sur les autres titres. Ce titre nécessite un peu plus de temps pour l’assimiler.
06. Dead Angel : Ce titre est dans la lignée de “If I Ever Die”, l’intro est bien rentre dedans alors que, là aussi, des backing vocals viennent appuyer le refrain pour un rendu très Heavy Metal.
07. Clouds Of Dementia : Titre typiquement CANDLEMASS, il a d’ailleurs la gueule d’un single potentiel. Les fans ne subiront pas de dépaysement, “Clouds Of Dementia” permet au groupe de ne pas s’éparpiller.
08. My Funeral Dreams : La voix de Robert LOWE est une nouvelle fois posée, le titre est également assez attendu pour du CANDLEMASS. Toutefois, des claviers sont présents sur le refrain et gagnent même en présence au fur et à mesure du titre pour finalement se retrouver seuls pour clôturer cet album une nouvelle fois frappé par la classe des Suédois. C’est qu’il faut entendre l’Américain chanter ces mots « My funeral Dreams », un grand chanteur pour un groupe qui a peut être trouvé sa voix.
Voilà l’album est déjà fini, impossible de s’en lasser, les titres communs sont d’une efficacité renversante alors que les petites touches de nouveauté éclaboussent ce Death Magic Doom de leur classe. CANDLEMASS semble avoir développé le côté mystique et spirituel du Doom et Leif EIDLING en profite pour prouver de nouveau son amour inconditionnel pour BLACK SABBATH, SAINT VITUS et autres géniteurs du genre que nos Suédois ont su faire vivre depuis leur début. Le groupe sera présent au HELLFEST, l’occasion de voir ce groupe qui n’est pas toujours passé par chez nous lors de ses tournées. Le Doom épique c’est CANDLEMASS et les autres font du Candlemass…
Chronique par Aymerick "Painless"