Fort de trois démos, Transnight (2004), Transnight (2) (2005) et Between The Worlds (2007), les Allemands de TRANSNIGHT sortent enfn leur premier album The Dark Half via Pure Underground Records. Après des auto-productions, les voici officiellement sur un label qui pourra les booster, ce que je leur souhaite même s'il m'a paru bien difficile d'accrocher totalement à The Dark Half. Premier constat, la voix de Dave qui, malgré le flirt constant avec le style MANILLA ROAD, ne parvient pas à se mesurer avec Mark Shelton et son gang. Cette gène m'a perturbé tout au long de l'album, le style, lui, est un mélange qui va du Power au Speed limite thrashy, de la puissance avec des variations aléatoires intéressantes mais pas transcendantes. Du déja entendu, mais ça ce n'est pas nouveau. Ne jetons pas la pierre à nos amis teutons car je suis certain qu'ils ont essayé de faire au mieux et dans leur inspiration profonde mais sur la longueur, on a cette impression d'être sur une étape de montagne du Tour de France, dur dur d'arriver au bout ! 10 titres qui pour certains s'avèrent intéressants mais ce n'est pas la majorité, ce n'est que personnel bien sûr mais il y a dans cet album une facette commune trop prévisible et pénible. La façon de varier les styles pourra plaire mais la petite flamme qui jaillit lors de certaines écoutes ne m'est pas apparue, pourtant même après plusieurs tentatives pour essayer d'adhérer à cet album, rien, pas moyen de m'éclater. Quelques titres se démarquent un peu : "Devil's Don't Wear Plaid", "The Dark Half", "The System", "Lose Your Time" ou "Suicide Box" donnent le ton de l'ensemble. Une pochette bien dans l'univers Metal, un cocktail de styles qui vous accrochera ou pas, un registre vocal qui vous accrochera ou pas, vous êtes seul juge, en tous cas un album bien loin d'être indispensable !!!
Chronique par Nigel Stargazer
Le 30/09/2011
