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                  SYMPHONY X - ICONOCLAST
                                                        NUCLEAR BLAST
 
                                        
 

Les Américains avaient cloué tout le monde sur place avec le dantesque Paradise Lost. Il faut dire que depuis The Odyssey, la musique du groupe s’est assombrie et particulièrement durcie sans pour autant perdre sa nature première, le Progressive Metal. Petits chouchous de NEVERMORE et de DREAM THEATER, SYMPHONY X se trouve à la croisée de ces 2 piliers et soyons clair, Iconoclast, le tant attendu nouvel album, pousse encore le bouchon vers un Power Metal costaud où la voix de Russell Allen se plait à merveille et où Michael ROMEO se met au service du groupe alors que chacun connait sa technique hors-pair. Plus costaud donc, mais plus équilibré également, là où Paradise Lost proposait des titre foncièrement Heavy et d’autres plus mélodiques, Iconoclast mélange vraiment les ingrédients qui font de SYMPHONY X ce qu’il est aujourd’hui, un groupe incontournable ! Composé pour la scène, avec des titres plus courts (6 minutes tout de même en général), les Américains n’ont pas vraiment composé de titre fleuve comme à leur habitude, tout comme sur Paradise Lost d’ailleurs, une constante qui se vérifie pour un impact plus fort à grand coup de riff implacable comme le remuant "Bastards Of The Machine" ou encore "Heretic" qui devraient faire fureur sur scène. Les mélodies se retrouvent plus dans des refrains mémorisables immédiatement comme celui d’"Electric Messiah" ou "Children Of A Faceless God" et pourtant l’évolution n’est pas frappante à la première écoute, qu’est-ce qui ressemble le plus à titre de SYMPHONY X qu’un autre titre de SYMPHONY X ? Mais il faut garder en mémoire que la voix de Russell est immédiatement reconnaissable, ce n’est pas pour rien s’il est tant solliciter pour faire des guests, alors il faut se concentrer sur la musique et là quelques petites traces de Metal Moderne se font entendre comme sur "Electric Messiah" à la rythmique bien groovy sans que le groupe ne s’abandonne complètement, cela reste du SYMPHONY X. Et puis, il y a tout de même cette chanson titre qui débute tranquillement, "Iconoclast" a, en effet, presque du mal à démarrer, vous savez ce genre d’introduction totalement Progressive Metal qui ne servent qu’à instaurer une ambiance qui disparait bien vite mais lorsque déboule le cœur du morceau, on en prend plein les gencives, les guitares sont affutées, la batterie claque alors que Russell ALLEN brille véritablement au milieu de tout cela, un titre qui aurait pu être classique mais que les Américains l’ont affligé d’une atmosphère assez sombre qui donne le ton à ce huitième album. Enfin, le groupe tire sa révérence sur "When All Is Lost", introduit au piano, une belle petite ballade Progressive Metal somme toute assez classique avant de partir en vrille au milieu avec des solos de clavier et de guitare réussis, une structure superbement réfléchie alors que d’extérieur tout semble classique, c’est là que le groupe a su évoluer, c’est faire sonner tout ce qu’ils font comme du SYMPHONY X classique, la période néoclassique du groupe est bien loin derrière eux maintenant et alors que DREAM THEATER et NEVERMORE semblent en difficulté, voilà un album qui devrait réconcilier le public de ces 2 groupes. Le seul hic vient du fait qu’il faille attendre quatre ans pour avoir droit à un nouvel album du groupe mais vu la qualité de ce dernier, on ne peut que prendre sans sourcilier et on se dit que finalement, la qualité vaut mieux que la quantité. Le groupe étant concentré sur une tournée nord-américaine avant d’investir le sud de ce continent, on ne verra pas le groupe avant la fin d’année, raison de plus pour savourer ces 9 titres ou plus si affinité puisqu’une édition double album vous en propose plus...

 

Chronique par Aymerick "Painless"

Le 15/06/2011

 

 

 

 

 

 Tracklist

 

 01. Iconoclast

 02. The End Of Innocence

 03. Dehumanized

 04. Bastards Of The Machine

 05. Heretic

 06. Children Of A Faceless God

 07. Electric Messiah

 08. Prometheus (I Am Alive)

 09. When All Is Lost

 

 Genre : Progressive Power Metal

 

 Pays : Etats-Unis

 

 

 

 Sortie : Juin 2011

 

 Site Web

 www.symphonyx.com

 www.myspace.com/symphonyx

 

 Note8,5/10

 

 

 Line Up

 

 Russel Allen - Vocals

 Michael Romeo - Guitars

 Mike Lepond - Bass

 Michael Pinella - Keyboards

 Jason Rullo - Drums