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| STEVEN WILSON GRACE FOR DROWNING KSCOPE  Steven WILSON a pris une place énorme sur la scène Metal depuis In Absentia, album absolument indispensable sorti avec son groupe PORCUPINE TREE. Pourtant, rien ne laisser présager un tel avenir pour ce touche-à-tout, multi-instrumentiste, producteur aux doigts d’or qui est pourtant devenu la personne dont il faut être l’ami pour avoir une certaine crédibilité. C’est alors que l’Anglais s’est passionné pour le Metal Progressif, laissant derrière lui bon nombre de facettes qu’il explorait auparavant au sein de ce même groupe mais que la brutale popularité l’a contraint à mettre de côté. C’est alors que sont apparus les BLACKFIELD et autres projets comme ces albums sortis sous son propre nom, Insurgentes était en quelque sorte un pot pourri des compétences du gaillard, manquant sévèrement d’unité mais rappelant à tout le monde que le Metal n’était pas le seul mode d’expression disponible pour le petit génie aux allures de gendre idéal. Ce Grace For Drowning va réconcilier le public qui suit PORCUPINE TREE depuis ses débuts et les Signify (1996) qui conclue une période bénie ponctuée d’un Coma Divine – Live In Rome sublime. L’homme s’acoquine de nouveau avec la scène Progressive Anglaise (dont il ne s’est jamais totalement éloigné pour autant) des 70’s et PINK FLOYD en tête mais aussi MARILLION ou GENESIS, "Deform To Form A Star" est un titre d’un grand classicisme pour quiconque a entendu les premiers albums du génie, cette capacité à vous envelopper de velours à l’aide de mélodie de guitare sublime tout en touché et une voix divinement posée, à l’image d’ANATHEMA dans un esprit bien plus Rock, Steven WILSON redonne ses lettres de noblesse au mouvement Progressif. Les petites trouvailles à la guitare évoquent aussi le travail d’un Jeff BECK sur son album Jeff, la présence du saxophone sur "Sectarian" apporte une petite note chaleureuse qui fini de mettre le feu, l’album qui va vous aider à conclure avec la petite demoiselle innocente que vous avez ramené à la maison (de gré ou de force peu importe…) et comme certains sont plutôt lents, c’est un double album que Steven WILSON a concocté. "No Part Of Me" marque la fin des caresses pour vous emmener sur le touche-pipi, alors soyez dans le rythme car les guitares grondent de nouveau et la passion, de nouveau servie par le saxophone, est dévorante. S’en suit une longue période de délicatesse et de douceur destinée à vous ouvrir les portes du paradis qui sur ce Grace For Drowning s’appelle "Raider II", annoncé par un prélude sur le premier CD. Ce titre est de l’aveu même de son géniteur, une pièce Free Jazz inspirée par son travail de remixage des albums de KING CRIMSON. Alors, mettons fin au suspense tout de suite, la jeune innocente que vous avez ramené n’a aucune issue. Lancé en douceur, ce titre s’emballe d’un seul coup à grand renfort de flûte, de basse omniprésente et de guitare gavée de grave, quelques breaks intimistes font redescendre un peu la tension mais l’assaut final est proche. Durant 23 minutes, Steven WILSON vous travaille au corps, affaiblie par tant de jolis moments servis en préambule, cette pièce rappelle largement le travail de l’homme sur Fear Of A Black Planet et son fameux "Anesthetize". Changements de rythme, dynamisme impressionnant à la batterie (plutôt rare dans le Progressive Rock standard) et une large place laissée au feeling, à l’ambiance, seuls quelques couplets viennent compléter le charme qui s’opère avec le retour du saxophone un peu fou et juste pour l’histoire, l’homme sort plus d’un album par an à travers ses différents projets dont un avec Mikael ÅKERFELDT (OPETH) en cours, comment fait-il pour proposer de tels moments de pure magie ? Attention tout de même, car ce titre n’est pas à mettre entre toutes les oreilles, il faut un minimum de sympathie pour le Rock Progressif, un minimum d’ouverture d’esprit et ne pas chercher la débauche d’énergie ici. Ce qui gêne, c’est que Steven WILSON, sans en avoir l’air, propose tout de même régulièrement la même recette maintenant et que tout y est un peu trop poli, trop lisse, on cherche le moment où il va tout envoyer en l’air en nous étonnant véritablement comme lorsqu’il le faisait il y a 15 ans, certes le terrain en jachère était plus important mais avec son talent, sans la pression du nom de PORCUPINE TREE, on pouvait penser qu’il prendrait un peu plus de risque quitte à se mettre une bonne partie de son public Metal à dos. Enfin, l’album se termine en douceur et vous pouvez vous endormir à côté de votre dulcinée en lui caressant les cheveux et vous extirpant du lit à la recherche de votre prochaine victime afin de se remettre cette double galette. Un excellent album mais attention Monsieur Wilson, il commence à y avoir quelques redondances dans vos albums, pour ne pas lasser mieux vaut peut être sélectionner ses apparitions ! Chronique par Aymerick "Painless" Le 18/10/2011  | |
| Tracklist CD1 01. Grace For Drowning 02. Sectarian 03. Deform To Form A Star 04. No Part Of Me 05. Postcard 06. Raider Prelude 07. Remainder The Black Dog CD2 01. Belle De Jour 02. Index 03. Track One 04. Raider II 05. Like Dust I Have Cleared From My Eye Genre : Progressive Rock Pays : Royaume-Uni  Sortie : Septembre 2011 Site Web www.swhq.co.uk www.gracefordrowning.com Note : 8,5/10 | | | |
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