Les amateurs de SHOVEL par exemple ont certainement déjà entendu parler de SONGS OF NEPTUNE, nouveau projet de certains de ses membres fondé en 2008. Avec un Rock Stoner, dans la droite lignée d’un QUEENS OF THE STONE AGE ("Black Rain"), une Rock Pop Grunge non éloigné d’un certain SOUNDGARDEN ("Tame The Snake") et quelques éléments psyché, les Suisses nous offrent avec Tame The Snake, un premier album qui va ravir les amateurs du genre. On connait déjà le talent de ces gars là, ils ont déjà pu le démontrer à de nombreuses reprises avec les autres groupes dans lesquels ils ont joué mais sur ce premier essai, tout cela prend vie dans nos oreilles grandes ouvertes sur le très bon "Misunderstood" avec ses percussions très fines pour une ambiance vraiment très proche d’AUDIOSLAVE forcément involontaire car la base de ce titre est un Pop Rock et les YVERDOOM ou TO THE VANISHING POINT transpirent à travers. C’est d’ailleurs un point qui risque de fâcher le groupe avec le public Stoner, forcément accro au début d’album, car très vite, SONGS OF NEPTUNE se tourne vers un Pop Rock, certes très bien ficelé, pas de mièvrerie à l’horizon, pas de facilité non plus, la structure des morceaux tient la route, celle de "Countdown" peut évoquer MUSE avec ces notes de claviers sur la montée en puissance avant le refrain. Amateurs de décibels, SONGS OF NEPTUNE ne vous parlera pas forcément car la subtilité est de mise ici, "Like A Lion", tout en ambiance reste toutefois une véritable réussite et si les radios passaient ce genre de Pop Rock, pas si formaté comme nos amis de MUSE se sont réfugiés depuis 2 albums, cela pourrait changer la donne, un "Be Yourself" au fort accent de RADIOHEAD à la fin des 90’s est également intéressant. Du coup avec tout cela, et malgré une personnalité avérée, SONGS OF NEPTUNE utilise régulièrement des recettes mainstream déjà très entendues et peut provoquer un sentiment de rejet pour le Metalleux, et si PURE INC. était trop typé Hard Rock pour vous, voilà un groupe Suisse qui peut réellement vous faire passer un bon moment, en tout cas sur scène, c’est certain, ça devrait le faire car si le groupe utilise la même recette que Josh HOMME, cela nous promet des prestations visuelles plaisantes.
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 24/01/2011