Les Américains de SKULLVIEW ont contribués à relancer le Heavy Metal aux Etats-Unis fin 90, contre vent et marée contrairement à nombre de formations préférant surfer sur la vague Grunge de cette période, contribuant à établir SKULLVIEW comme un groupe plutôt underground. Bien leur en a pris car le groupe, après un premier album Legends Of Valor sorti en 1997, n’a jamais baisser les bras et déposé les instruments, enchaînant démos et albums avec un succès plus ou moins relatif. Consequences Of Failure datant déjà de 2001, SKULLVIEW revient aujourd’hui sous son line up original avec Metalkill The World signé chez Pure steel Records.
La voix de Mike "Earthquake" Quimby peut ne pas forcément plaire à tout le monde, registre haut perché, faisant penser à certains moments à celle de John Bush (ARMORED SAINT, ANTHRAX) avec une légère influence Eric Adams (MANOWAR). Dés le premier morceau "Legions Of The Star Scroll", le ton est donné, l’opus sera entièrement dans ce style : un Heavy Metal efficace mais assez conventionnel, pas de surprise au menu ; alors d’accord SKULLVIEW maîtrise bien le genre mais sur la durée d'un album entier cela reste assez ennuyeux au bout d’un moment, à vrai dire il manque de refrains puissants et accrocheurs, de riffs captivants, et je préfère passer sur les vocaux (chœurs) de Mike Quimby sur le titre "The Bruise". Le son de batterie de Joe Garavalia, surtout de la caisse claire évident sur "MetalKill The World" résonne assez casserole, pas extra pour le style, dommage car le morceau n’est pas mauvais du tout, la guitare rythmique y est vraiment efficace, c’est carré mais le chanteur en fait trop sur ce titre, quelque fois il devait savoir se taire et laisser plus d'éspace aux instruments, on à l’impression qu’il veut absolument être présent partout, dommage d’autant que le solo de guitare lead s’imprègne bien du morceau, et là Mike Quimby pousse des cris aigus sur le solo, franchement faudrait le bâillonner... A travers les 8 titres de l’album se dégage un titre plus mid-tempo "Blind And Unconscious" où la basse de Peter Clemens est plus largement mise en avant, et toujours ce chanteur trop présent, ça devient lourdingue sur le long terme.
En conclusion, ce n’est malheureusement pas avec cet album que SKULLVIEW s’imposera, les musiciens maîtrisant le style, mais pas franchement la composition, quelque fois on se perd dans le suivi des morceaux, sans oublier le chanteur qui devrait la mettre un peu plus en sourdine...
Chronique par CeD
Le 20/10/2010