SEVEN THE HARDWAY - SEVEN THE HARDWAY
MASCOT RECORDS

SEVEN THE HARDWAY, ce nom ne vous dit sûrement rien, non sans raison, mais derrière ce nom se cache des musiciens talentueux, vous voulez découvrir ? D’accord, on commence avec le chanteur Mark BOALS qui a officié pour Uli Jon ROTH mais aussi pour Yngwie MALMSTEEN sur les albums Trilogy (1986) et Inspiration (1996) , le batteur n'est pas non plus un inconnu puisqu'il s'agit de Virgil DONATI (PLANET X). Attendez le meilleur reste à venir, cela va rappeler des souvenirs aux anciens et notamment les amateurs de Shred puisque la guitare est tenue par Tony MACALPINE qui est loin d’être un nouveau venu, puisque celui-ci sortait son premier album en 1986 (Edge Of Insanity), excellent album d'ailleurs ! Un guitariste découvert à l’époque par le label Shrapnel Records (comme beaucoup de guitaristes talentueux des années 80) avec le tampon Metal Néo-classique au dessus de la tête , Tony MACALPINE a entamé une carrière solo éblouissante avec pas moins de onze albums sous son nom, mais également avec des groupes tels que PLANET X, RING OF FIRE, CAB, et même avec Steve VAI et aussi un sacré lot de participations à divers projets en tant qu’invité, et ce n’est pas fini puisque celui-ci a été le guitariste en chef de la dernière tournée de Michel POLNAREFF pour dix dates à Bercy et une trentaine dans toute la France (poste qu’il partageait avec Freddie FOX, mais ce dernier en rythmique). Tony est aussi pianiste (puisqu’il joue depuis l’âge de 5 ans) et avec des influences comme Georges BENSON , Al DI MEOLA , Allan HOLDSWORTH ou encore John SCOFIELD faut s’attendre à un phrasé guitaristique étonnant.
Pour ce premier album sous le nom de SEVEN THE HARDWAY signé chez Mascot Records , les musicos n’ont pas fait semblant, les titres sont variés aux influences diverses , le premier titre "Liar" est tout bonnement excellent, les solo en sweeping de MACALPINE font mouche, on retrouve cette touche années 80 du virtuose, continuons avec "Guilt", le riff me fait penser à du NUCLEAR ASSAULT (oui je sais ça fait bizarre dans ce contexte) un bon morceau radicalement différent du précédent. Sur "Solitary Man" je serais plus mitigé, la conception du morceau est un peu plus complexe à la première écoute, plus expérimental pour la guitare. Tony assure superbement son poste de lead partagé avec Stefania DANIEL à la rythmique. Un peu de calme dans ce déluge de notes avec "Where I ‘m Going", une jolie ballade avec un solo effectué à la guitare acoustique , faut pas oublier que MACALPINE à commencer sa formation musicale par le conservatoire et cela se ressent, du grand art... Avec une grosse rythmique où la basse de Doug SHREEVE vous secoue les tripes, "Blame" est un très bon morceau enlevé par un solo audacieux et surtout un refrain très présent, car l’atout de SEVEN THE HARDWAY est la mélodie qui reste très présente tout au long des morceaux. Si "The Wall" reste dans la continuité de l’album, avec un refrain accrocheur et un Mark BOALS très performant, c’est moins évident pour "All I Had" moins captivant. Heureusement comme son nom l’indique "Happy Ending", l’avant dernier morceau conclue celui-ci sur une bonne impression puisque le titre bénéficie d’une grosse rythmique bien pêchue, très saccadée, et toujours ces plans de guitare très véloce alterné de sweeping. "The Cage" conclue cet album par une basse particulièrement mise en avant, mais surtout un morceau plus prévisible et moins captivant.
En conclusion, un premier album pour ce groupe de pointures qui ne manque pas d’intérêt mais où il manque ce petit quelque chose pour en faire un très bon album, probablement sur l’écriture des morceaux où l’on était en droit de s’attendre à quelque chose de plus performant au regard du CV des musiciens, néanmoins Tony MACALPINE ne décevra pas ces fans, loin de là.
Chronique par CeD
Le 03/12/2010
