SARACEN
MARILYN
ESCAPE MUSIC

Il est parfois bon de quitter les sentiers Metal blindés de riffs et de double grosse caisse pour se fondre dans une écoute plus cool. Aujourd'hui ce sera le cas avec SARACEN et son album Marilyn, concept lié à la vie de la sublime Norma Jeane Baker alias Marylin Monroe. La base en est un Rock mélodique empreint de quelques ajouts d'énergie mais c'est essentiellement de la légèreté et de l'élégance qui officie dans cet opus. Il est certain que les premières notes destabiliseront un tantinet le fan 100% Metal, mais cette ouverture d'esprit et auditive laisse s'envoler l'imaginaire et donne incontestablement une vision plus large et plus ouverte de la musique en général. Ceci étant, place à ce Marylin et son contenu : 11 titres qui parcourent selon des thèmes la vie parfois tumultueuse de la femme et de l'actrice. Pour nous offrir cette réalisation, ce sera bien sur le groupe et Steve Bettney au chant, mais surtout ce qui donne une belle envergure, ce sont les guests vocaux, à savoir la belle et délicieuse Issa, la non moins craquante Robin Beck et Steve Overland pour l'invité masculin. Pas forcément super connus dans nos contrées, ce supplément dans les voix (de grande qualité) est un des atouts majeurs de cet album, outre bien sur les parties musicales (Paul Bradder aux claviers, Richard Bendelow à la basse, Paul Gibson à la batterie, Rob Bendelow à la guitare et de Snake Davis au saxophone) qui tapent dans une interprétation impeccable. Premier titre instrumental "Norma jeane", reprit d'ailleurs en fin d'album avec chant, un morceau qui est tout simplement beau, l'apport du saxo est sublime, les claviers sont en joie, mélancolique et prenant, "Whither Tne Wind Blows" apporte son grain de guitare, sans forcer il fait son effet, les choeurs me font penser à certains titres des derniers Floyd, l'envolée claviers est classe, "Hold On", avec Issa et sa douce voix, délivre une subtile douceur, et encore une fois ce saxo d'une magnifique présence. "Make This Body Work" renoue avec ce zest de pêche pas désagréable du tout, bien au contraire il donne une dynamique de belle facture, Robin Beck nous dévoile sa voix bien carrée et efficace, "Who Am I" continue avec le duo vocal Overland / Beck, "Love Like A Razorblade" se veut une ballade calme, classique et reposante tandis que "Break The Spell" revient dans une lignée plus rythmée, "Not For Sure", à la guitare accoustique, est fin, donnant dans une certaine délicatesse, une douceur que Robin Beck amplifie avec tact. "Feel Like Going Home" reste calme et un poil passe partout, "Unfinished Life" (un discours en intro! radio, tv!!!à la fin!) donne un peu de peps et on arrive tout bonnement sur le dernier et génial dernier titre, en fait le premier revisité avec l'ajout de vocaux par une Robin Beck au top, une initiative sympathique que de proposer ce titre en deux versions (début et fin), finalement c'est sans doute lui qui m'a donné envie de me plonger dans ce Marilyn et d'y trouver un plaisir fou. Je ne connaissais pas particulièrement SARACEN mais cet album m'a donné l'envie d'aller jeter un oeil sur ce qu'a pu faire le groupe auparavant. Le fait de s'échapper d'un style musical fait un bien fou, en tout cas sur moi l'effet fut garanti !
Chronique par Nigel Stargazer
Le 08/11/2011
