Ça aurait pu être encore plus grave...
XXX : Oui, il s’est fait planter dans la main, mais ça aurait pu être dans le foie, dans l’œil, etc.. Ça s’est très mal passé car il n’y a eu aucune considération pour le groupe. En gros, c’était normal. Il y avait du sang partout, j’ai des photos de la main. On s’est dit que maintenant, nous ne voulions plus avoir affaire à ce genre d’histoires.
Thyr : On reste des musiciens avant tout. On veut travailler avec des professionnels. Là, c’est une attitude de punks à chiens.
XXX : Après, on respecte. Tu vois, je suis très bon copain avec NEFARIUM qui est à fond sur le diable. Ce sont des italiens, j’ai fait une tournée avec eux. Mais voilà, si il y a le respect… chacun a ses positions, chacun les défend, mais sans prendre la tête de l’autre. En fait, si on a quitté le sous-mouvement black metal, c’est par respect pour les gens qui sont à fond dans le black metal. Car lorsqu’ils écoutaient notre message, ils ne s’y retrouvaient plus. On s’est dit : « On va se retirer de ce mouvement, nos fans nous suivront et nos détracteurs ne nous feront plus chier !». C’est pour ça que tu ne trouveras pas de croix inversées, de pentagrammes ou d’allusions au diable dans nos paroles ou notre façon d’être.
Void, tu viens d’arriver dans OTARGOS. Comment ça se passe pour le moment ?
Void (guitare) : Magnifique… C’est le troisième concert.
Et justement, tu te retrouves dans le message athée ?
Void : Oui, c’est parfait.
Vous vous connaissiez déjà ?
Void : On s’était croisés...
XXX : On s’est croisés alors que je jouais dans un autre groupe. Mais sinon, on a fait une sorte de casting. Les musiciens ont été retenus sur vidéo. Ensuite, on a fait un test et ça s’est très bien passé. On avait quelques exigences : que les morceaux soient joués, qu’il y ait des disponibilités, qu’il respecte le message, qu’il y ait une certaine entente… Et ça l’a tout de suite fait. Pour le moment ça se passe bien. (S’adressant à Void) Non ?
Void : Nickel.
J’ai vu sur MySpace que vous annonciez une nouvelle vidéo. Qu’en est-il ?XXX : ça a été produit par OTARGOS et Federico Anastasi qui avait déjà fait « Cloning the Divine » et qui travaillera aussi sur le DVD. Normalement la date de sortie sera le 20 octobre. Ça porte sur le titre « Worship Industrialized ». Ce sera aussi fou que « Cloning… » mais sans le côté fiction qui nous avait demandé beaucoup de travail, avec les acteurs, etc.… Enfin, tu verras, je ne veux pas trop en parler mais c’est...
Thyr : Plus condensé. On va se concentrer sur le morceau brut.
XXX : Il y a tout un travail de multi-caméras. On a fait des choses complètement nouvelles. Je pense que ça n’aura jamais été vu en clip, ce procédé de captation d’image.
J’en déduis donc que vous étiez satisfaits du travail réalisé sur « Cloning … » !
XXX : On est satisfaits. On ne peut pas dire que les clips, dans le metal, soient fabuleux...
Thyr : C’est mortel ce qu’il a fait...
XXX : Dans les moyens que nous avons injectés – on a travaillé avec une boîte de production – il y a eu beaucoup de travail en amont. Et on a été vraiment fier de présenter cette espèce de court métrage. Bon, il y en a qui font mieux, mais on pense qu’il y en a beaucoup qui font moins bien. Enfin, la nouvelle vidéo est donc prévue pour le 20 octobre.
Elle sera directement mise en ligne ?
XXX : Oui. En fait, elle sera ensuite disponible en HD sur le DVD avec le making-of et tout le tralala. Mais on pense la mettre en ligne avant la mini-tournée qu’on va faire avec SVART CROWN et donc avant le DVD, pour relancer l’actualité.

Pour en revenir à la tournée de WATAIN, en dehors de cet « incident », pensez-vous avoir pu retirer quelque chose de cette expérience ? Les concerts en eux-mêmes se sont bien passés ?
XXX : C’était une tournée chère mais qui était à 80 % sold-out.
Thyr : 300 à 500 personnes tous les soirs, même en jouant en premier, puisqu’on jouait toujours en premier. Ils ont été réglo sur tout : les temps de passage, le son...
XXX : La gestion du backline… Ça s’est très bien passé. C’est con, il y a juste eu ce petit truc de « religion » qui a créé le conflit. Mais sinon, on a été très contents de cette expérience. On avait déjà tourné en Europe, joué au Brésil, mais là, ça a été une expérience enrichissante à tous les niveaux, en bien comme en mal. Mais on a appris beaucoup de choses...
Thyr : Même les personnages en eux-mêmes. C’est-à-dire que même chez les mecs de WATAIN, il y a les personnages sur scène et les personnages hors scène. On pouvait parler autour d’une bière avec eux. Si on n’abordait pas LE sujet qui fâche, ils étaient très sympas.
XXX : Après, on a eu une altercation avec l’un d’entre eux en particulier, qui est un bassiste de session et qui est défoncé. Nous n’avons pas fait de communiqué là-dessus parce que le tourneur nous a dit : « si vous dites que WATAIN fout des coups de couteau, on aura des problèmes, ils ne passeront plus en festivals ». Enfin, tu vois ça s’est fait un peu en « sous-marin ». Finalement, il y a eu quelques brèches et ça s’est répandu. On nous a un peu craché dessus, « ils » étaient trop contents que les prôneurs du diable ait « planté »… Moi, j’ai lu des trucs, du jamais vu ! Genre : WATAIN est venu à trente et a tabassé les OTARGOS, le téléphone arabe ! C’était nul, un coup bas. Et, pour notre sécurité, on s’est dit : « on s’en va ! ». Qu’est-ce qu’on allait faire le lendemain ? Dagoth, qui était le principal « agressé », a dit : « Je reste. Je ne veux pas baisser ma culotte devant WATAIN ! ». Et nous : « Mais qu’est-ce qu’il va se passer demain ? Que vas-tu leur dire ? Tu t’es fait planter. Qu’est-ce qui nous prouve qu’il ne va pas te planter pendant ton sommeil dans deux jours ? ».
Thyr : On était dans le même bus. Toutes les couchettes étaient alignées au même étage, pas fermées. Qui a dit que le lendemain, ce ne serait pas XXX ou moi qui nous serions fait agresser ? On ne savait pas de quoi le lendemain serait fait. Je pense qu’on a pris la plus sage décision. Après, pour ceux qui disent qu’il aurait fallu leur casser la gueule, les tuer… Quand tu te retrouves devant le fait accompli, la première chose à laquelle tu penses, c’est aller aux urgences et tu ne penses même plus aux autres. Les mecs de WATAIN sont allés faire leur balance comme si tout était normal. Ils ne se sont pas occupés de nous, nous ne nous sommes pas occupés d’eux, voilà. Rien d’extraordinaire, franchement…
XXX : On aurait pu communiquer là-dessus mais ça ne sert à rien, parce qu’après, tout est déformé, tout est dit. Maintenant, avec du recul, on en a plus rien à foutre… Nous, on a eu des emmerdes avec WATAIN, et je vois LIVARKAHIL qui a de gros problèmes avec HATE… Ils ont booké la tournée, et se sont fait menacer de mort… Voilà, on est là pour apprendre. Parfois, on se prend des branlées et parfois, nous en donnons. On ne peut pas dire qu’on a été ridicules sur cette tournée, on s’est bien défendus. On voulait vraiment jeter un gros caillou dans la marre et se démarquer sur cette grosse tournée d’un peu plus d’un mois en Europe. On savait qu’on allait jouer devant du monde, et les retombées ont été positives.
Dagoth (chant, guitare) : Par rapport à ça, le but de cette tournée, pour nous, n’était pas de jouer avec WATAIN. J’ai envie de dire qu’on n’en avait un peu rien à foutre de WATAIN.
Thyr : On a profité de la notoriété de WATAIN et on a joué devant des salles combles à chaque fois. Et on s’est démarqués ! Ils ne nous l’ont jamais dit, mais en début de tournée, les mecs de WATAIN, étaient très festifs et relax, du genre : « Nous sommes la tête d’affiche ». Mais en fait ils se sont aperçu que, tous les soirs, ils se faisaient casser la gueule (XXX et Dagoth se moquent gentiment de Thyr, l’opinion n’étant visiblement pas partagée par tout le groupe…). Ils ont le show, je te l’accorde (à XXX), ils avaient vraiment quelque chose de super…
XXX : Ce qu’il se passait, c’est qu’ils avaient une hygiène de vie qui mettait en danger leur show. Ils étaient cramés, le batteur en chiait. Ils étaient malades : le sang, la bière, l’alcool, la coke… Nous, on a une hygiène assez stricte, on essaie de se coucher tôt pour pouvoir assurer le show. C’est vrai que parfois… Bon, on ne va pas dire qu’on leur a « cassé la gueule », mais on n’a pas du tout été ridicule, on a bien défendu notre bout de gras, on a eu de bonnes retombées, le gens étaient là pour nous voir… On a fait beaucoup d’interviews, on a rencontré Metal Hammer, Terrorizer, et on était bien contents de faire ça.
Dagoth, si vous aviez choisi de continuer, étais-tu en état, malgré le coup de couteau ?
Dagoth : Le soir même, non. Le lendemain, j’aurais eu mal mais je l’aurais fait parce que je ne voulais pas partir, je ne voulais pas baisser mon froc et que nous partions comme des péteux… Comme on l’a dit, il aurait pu frapper n’importe-où, le foie, la gorge… Il était complètement ailleurs. Moi, je n’étais pas pour mais pour des raisons…Thyr : C’était la plus sage décision.
XXX : Après, on était en infériorité numérique. On s’est demandé jusqu’où ça pouvait aller. Tu penses à ta santé… Et en plus, on a tous 30-32 ans, et esquiver des coups de couteau et croire au diable, ça me passe vraiment au-dessus du cigare. On avait fait 25 dates, il en restait 6 ou 7… On s’est dit : « On a fait ce qu’on avait à faire, on se casse. ». On en a beaucoup parlé avec le label : « Voilà la situation, qu’est-ce qu’on doit faire ? ». Comme WATAIN était le headliner, on ne pouvait pas le dégager, on ne pouvait pas dire au bassiste de partir, tout un mic-mac. Après il y a eu le tourneur avec qui nous avons passé des heures au téléphone, le rapatriement, etc.. Enfin, ça a été toute une histoire… Je pense que ça ne s’est jamais vu. Le pire, c’est que le mec qui a filé le coup de couteau, c’est celui avec qui on rigolait le plus ! C’était un rigolo, mais là, trop de drogue (les autres acquiescent)... Je le voyais lever le bras façon nazi avec des « Hail Satan ! », et moi : « Ok, si tu veux, moi je vais boire une bière ! ».
Du point de vue du public, depuis la sortie de No God…, vous êtes omniprésents. Est-ce une volonté particulière d’enfoncer le clou, ou bien saisissez-vous simplement les opportunités qui se présentent ?
XXX : Un peu des deux. Tu t’aperçois que, dans la musique, le label t’aide pour la sortie de ton album. Après, c’est au groupe de prendre le relais et de travailler l’image. Bien sûr, quand nous étions plus jeunes, nous pensions que tu signais sur une major qui s’occupait de tout… En fait non, le label s’occupe de presser ton album, t’aide à faire un peu de promo, et puis c’est à toi de jouer. Quand l’album est sorti, Season a fait son travail pendant un mois et demi, puis nous avons continué. Il y a beaucoup de groupes, mais nous estimons qu’en France, il y a peu d’activistes dans le metal extrême. Il y a de très bons groupes mais il y en a qui ne jouent jamais, d’autres qui ont le melon ou qui sont cons, ou qui n’ont pas le niveau pour jouer. Nous nous sommes dit que nous allions nous détacher de cette image de mecs inaccessibles car nous ne le sommes pas. Nous voulons partager un truc avec le public, être connus, jouer. Si on met autant de temps, d’argent, de concessions vis-à-vis de nos travails, de nos femmes, c’est pour tourner. Et le seul moyen est d’être accessible aux médias, de faire des concerts, d’avoir une actualité. Et il faut de la cohérence dans ton travail. Tu te dois de répondre aux mails, de faire des interviews, de rencontrer des gens, de ne pas être un autiste bourré dans ta loge… Nous sommes de grands admirateurs de BEHEMOTH et je pense que c’est un groupe qui a tout compris, à tous les niveaux. Voilà un exemple à suivre, plutôt que les groupes de true black qui vont jouer dans leurs caves pour leurs grand-mères. Alors, il y en a qui vont dire que c’est de la prostitution, qu’on s’exhibe. Mais on ne s’exhibe pas, on fait le boulot...
Dagoth : Mais ceux qui disent ça… ça reste des gens qui sont à fond black metal et qui pensent…
Thyr : Que ça doit rester underground.
Dagoth : Mais ça fait déjà un moment que le black metal, on s’en bat les couilles (rires) !
Thyr : On part du principe que ce n’est pas parce qu’on fait du metal extrême qu’on doit faire des concerts devant 50 personnes. Il y a des groupes qui sont reconnus internationalement et qui font une musique tout aussi extrême que la nôtre. Je ne vois pas pourquoi, puisqu’on est français et qu’on fait du metal extrême, on devrait rester en France et rester tout petits. Après, il faut s’en donner les moyens, c’est tout.
Pour vous, ça passe par le côté visuel ?
XXX : On a toujours travaillé sur le visuel parce que, personnellement, j’imagine que la musique n’est plus suffisante pour marquer les esprits. Tu te dois d’assurer un show et donc de bien jouer, et d’apporter quelque chose en plus. WATAIN reste un bon exemple : la musique est très bien, mais ce qui fait vraiment marcher le truc, c’est qu’il y a du sang partout, du feu, c’est démentiel. On a toujours travaillé le visuel, car le coût de la vie est élevé et tu te dis que lorsque les gens dépensent 20-25 euros pour voir un groupe à la Loco, ils sont aussi là pour voir un show. On aime le faire, mais c’est surtout pour que le public ait un show. Sans le côté visuel, on passerait complètement inaperçus. Après il y a des gens qui jouent là-dessus, prends DEATHSPELL OMEGA : ils sont français, ils ne font aucune communication, c’est très sobre. Et ça fonctionne, ça vend même par palettes. Mais ils ne jouent pas.
Dagoth : Oui c’est carrément l’inverse...
Mais ils restent un cas isolé...
Dagoth : Oui, et musicalement, ça va avec...
XXX : Il y a beaucoup de gens qui nous disent de ne pas faire ceci ou cela. Mais si eux ne le font pas, ce n’est pas qu’ils n’en ont pas envie, c’est juste qu’ils ne savent pas le faire. On nous reproche de faire du merchandising. Mais quand on part en tournée, ce qui rembourse les frais, c’est le merchandising, et les gens sont contents. Ça fait partie du metal, le merchandising, il est normal d’en faire. On te dit : « Nous, on est true, on ne fait rien. », et je réponds : « fais ce que tu veux, mais si tu ne fais rien, c’est parce que tu ne sais pas créer un fichier, que tu n’as aucun support, aucun concept ! ». Il ne leur manque plus que d’être quatre clochards sans argent, mais nous, on débourse beaucoup de temps pour notre groupe, et il est normal de faire ça.
La bonne idée promo pour le coup, c’est d’avoir fourni un live avec un magazine disponible dans beaucoup de magasins de disques (NDR : le CD Heretic Live était vendu pour un prix modique avec le numéro de septembre de Metal Obs’)...
XXX : C’est le magazine qui nous a contactés. Ils nous avaient suivi depuis un moment et aimaient bien la démarche professionnelle qu’essayait d’arborer OTARGOS dans le milieu du metal extrême. Ils trouvaient qu’on ne voit pas ça souvent. Si je dois en citer, Il y a SVART CROWN, nos acolytes, qui ont aussi une démarche très professionnelle. Après, d’autres groupes…
Thyr : En France ?
XXX : Ouais. Il y a BENIGHTED aussi…
Thyr : GOROD.
XXX : GOROD aussi, tous les copains quoi. Enfin ça reste une poignée d’activistes. Et donc le magazine nous a contacté et nous a demandé si nous avions un produit à leur proposer. Et on leur a fourni ce live qui était enregistré et qui marquait la fin d’une période pour OTARGOS, juste avant l’enregistrement de No God No Satan. On s’est dit : « pourquoi pas ? », qu’on allait clore ce chapitre en proposant un live pas cher avec un magazine, un truc sympa, pour les fans. Et on a eu que de bonnes retombées. C’était plus pour dire à nos fans : « On est là ! ». Je pense que quand tu sors un live, c’est que tu as posé le groupe depuis un certain moment. En plus, je pense que ce live est de qualité, donc voilà...

C’est tout pour les questions... Un truc à ajouter pour conclure ?
XXX : Eh bien, pour le moment, on est contents d’être à Saint-Dizier. Tu pourras dire un mot sur l’orga qui est béton. On remercie Yann car on est très bien reçus, il faut le dire. On vous attend nombreux pour l’enregistrement du DVD qui se fera le 31 octobre sur Bordeaux. Préparez-vous à la nouvelle vague OTARGOS qui risque de faire parler d’elle ! (s’adressant à Dagoth, qui est arrivé en cours d’interview) Et toi, que peux-tu dire sur le prochain album ?
Dagoth : No God No Satan était vachement personnel, très ambiant, plutôt glauque, pas facile d’accès. Sur le prochain, le mot d’ordre a été… On essaie de se fixer une nouvelle orientation lorsqu’on fait un album. On a travaillé un peu plus ensemble cette fois-ci. Il est plus « facile d’accès » mais c’est peut-être un peu péjoratif de dire ça. C’est plus « dans ta gueule », comme la pochette de Vulgar Display (allusion à la célèbre pochette de Vulgar Display of Power de PANTERA). Plus puissant, moins sur les ambiances glauques...
Thyr : Des morceaux plus condensés...
Dagoth : Plus puissants, avec des touches plus modernes, moins black metal.
Thyr : Le son va changer aussi.
Dagoth : Une touche un peu plus… death, peut-être...
Une date de sortie est-elle déjà prévue ?
XXX : Pas du tout. On enregistre en avril aux Conkrete Studio avec Mobo, qui avait travaillé avec nous pour Ten-Eyed Nemesis et Kinetic zero. On fait le studio, on fait le DVD, et on propose ça à Season of Mist. En étant moins objectif, je dirais rentrée 2012, voire hiver 2012-2013.
Dagoth : Il y aura de nouvelles sonorités, de nouvelles influences, des trucs pas trop utilisés jusqu’à maintenant… On va sortir de ce truc black metal... Attention, on ne va pas faire du post-rock !
XXX : Avec Fuck God Disease Process, notre musique s’était orientée différemment. Et avec le nouvel album, nous allons prendre un autre virage. Ce n’est pas qu’on se cherche, mais on évolue. On ne va pas rester dans ce style-là parce qu’il le faut. On fait ça pour se faire plaisir, et on a envie de continuer à évoluer...
Dagoth : Une autre chose qui a beaucoup changé, ce sont les paroles. La religion, c’est terminé !
Thyr : Dieu, Satan, c’est fini !
Dagoth : On a dit ce qu’on avait à dire.
Justement, ça va s’orienter vers quoi ?
XXX : Ce sera beaucoup plus concret. Il y a une auto-analyse et une espèce de regard sur la société actuelle à tous les niveaux.
Dagoth : Ça peut parler de guerre, de choses qui se passent dans des « décors urbains »...
XXX : Plus moderne, enfin surtout plus contemporain… ça traite des problèmes que peut ressentir l’Homme à tous les niveaux… On parle de ce qui est vrai : de la chair, de l’homme, de la mort sur un plan concret. Quand tu meurs, tu meurs et on ne parle pas d’âme... On a terminé, avec No God No Satan, notre réflexion sur la religion : c’est de la merde et il n’y a rien. C’est pour ça que l’album portait ce titre, un récapitulatif assez grossier mais qui voulait tout dire. Maintenant, on passe à autre chose et on pense que les gens se retrouveront plus facilement dans ce genre de paroles. Si tu prends la peine de lire les textes, tu verras qu’il y a une analyse plus concrète que de parler d’une entité céleste qu’on n’a jamais vue. Je veux bien croire au diable ou en dieu, mais je ne les connais pas (Dagoth se marre) ! Donc ça revient à brasser du vent !
Propos recueillis par Morbid S.
Site Web
www.otargos.fr
www.myspace.com/otargos
Chronique
No God No Satan
Report
Evening Of Metal 2011