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                  NAZARETH - VINCENT QUO
 
                               28 Mai 2011 - Le Splendid - Lille
 
 

C'est au Splendid de Lille que NAZARETH nous ont donné rendez-vous pour leur unique date française. Le Splendid est un ancien cinéma réaménagé en salle de concert et ce depuis une bonne dizaine d"années. Une contenance approximative de 800 places et une ambiance intimiste sont des atouts non négligeables qui changent un peu des usines à gaz que sont les Zénith. Pour y avoir vu pas mal de concerts, j'ai grand plaisir à m'y retrouver pour des shows sympathiques. NAZARETH, absent des scènes françaises depuis une longue période, est donc de retour pour la tournée promo de son nouvel opus Big Dogz. Ouverture des portes vers 19h, une boisson fraiche avec mon ami Christ du forum de Rozz, une discussion axée sur la zic (ben oui!), le tout histoire de passer le temps.

 

 

 

Vers 20h15 la mise en chauffe auditive se fera avec VINCENT QUO, un tribute band à STATUS QUO qui pendant une bonne demi heure nous balancera des hits de "Caroline" à "Whatever you want" avec une bien belle efficacité. Le temps que le tribute Quo range son matos, d'échanger quelques propos avec des fans, que les instruments soient vérifiés et bien accordés, il est 21h15. La salle n'est pas blindée, mais je dirais (à vu de nez, suis pas trop balaise pour jauger une affluence) qu'on est au moins 500 aficionados présents pour s'éclater. Fans majoritairement dans une bonne moyenne d'âge mais aussi une jeune génération, et ça, ça fait bigrement plaisir !

 

 

 

Lumiéres qui se tamisent, intro celtiques de quelques minutes et arrivent sur scénes les 3 musiciens (Jimmy Murisson : guitare, Pete Agnew : basse, Lee Agnew (neveu de Pete) à la batterie suivis de Dan Mc Cafferty et l'ambiance se met à chauffer, perso j'ai eu quelques forts battements de coeur car NAZARETH c'est ma jeunesse, la musique et mon attachement au groupe n'a jamais fléchi malgré des périodes moins fastes. La deuxième chose qui m'a frappée c'est que j'ai trouvé un Mc Cafferty ayant pris un petit coup de vieux (en même temps, il n'est plus tout jeune, non plus), amaigri, cheveux grisonnant et avec la barbe. Constat par rapport aux photos que j'ai pu voir, et j'avoue avoir eu un petit pincement au coeur.

 

 

 

Première impression vite gommée par l'entrée en matiére musicale, et c'est du lourd, du pro! Du direct, pas d'effets scèniques à la Spielberg, pas de mur d'enceintes, juste un backdrop NAZARETH en arrière plan, spots de base, fumée (l'association des deux c'est plutôt chiant pour les photos, surtout quand on a pas le matos adéquat et qu'on est pas au pied de la scène!), tenue vestimentaire classique (jeans, baskets, t.shirt, chemise), tout dans le simple, vrai et efficace, pas de frioritures, et ça c'est le pied. Que dire de l'interprétation sinon qu'elle a été impeccable du début à la fin, un Pete Agnew magistral à la basse, qui claque sec, balançant quelques minis solos ça et là et très en contact avec le public, petits gestes, clins d'oeil, gimmicks, super ce gars ! La batterie sera martelée impeccablement avec petit solo en milieu de set. Jim Murisson restera plutôt dans son coin sauf pour des duos d'enfer avec Pete Agnew ou pour des solos d'une clarté et d'un professionnalisme sans bavure. L'ami Dan, distillant quelques "merci" trés cool, est en voix, et quelle voix, à tomber à genoux, ça vous crame les neurones et l'arc électrique finit dans vos orteils en vous arrachant les ongles des doigts de pieds, ennivrant !

 

 

 

Quelques petites baisses se font sentir mais restent discrètes. Pour l'anecdote, Mc Cafferty, face batterie et donc dos au public, balancera quelques petits crachats au sol et utilisera 2, 3 fois un genre d'inhalateur (probléme respiratoire, asthme, bronchite: je ne sais pas) et lors d'un titre, désolé je ne sais plus lequel, un gars du staff grimmé en écossais, lui apportera une cornemuse qui s'avérera ne pas marcher ! pas de biniou !). Grande claque donc avec des titres du dernier album bien sur, "Big Dogz", "Radio" ou "Jesus Comes To Save The World Again" et d'autres plus anciens: "Silver Dollar Forger", "This Flight Tonight", "Bad, Bad Boy", "Hair Of The Dog", "Whisky, Drinking Woman", "Dream On" et "See Mee" du récent The Newz. Apocalyspe final pour le rappel avec les cultissimes "Razamanaz", "Love Hurts" et "Morning Dew". Que dire de ce show si ce n'est qu'il aurait du faire 2h30 tant des bombes telles que "No Mean City", "Expect No Mercy", "Wake Up This Morning", "My Whiye Bicycle" ou le géantisime et indestructible "Telegram" auraient pu être joués. Quand on aime, on en veut un max, on se sent si bien dans l'univers de NAZARETH quand on y prend du plaisir, ça reste un léger manque, mais il faut savoir ne pas être trop exigeant. Une prestation délivrée avec simplicité, efficacité et bourrée de bonne humeur pour la plus grande joie des fans. L'ami Christ et moi même sommes sortis les yeux pétillants, remplis d'une euphorie juvénile, heureux comme des gamins. J'ai vu NAZARETH et l'espace d'un concert le temps s'est arrêté pour me faire vivre un immense bonheur. Ce que j'ai ressenti restera à jamais gravé dans mon coeur et ma mémoire.

 

            

 

 

Texte et Photos : Nigel Stargazer