Vivant au Japon depuis 2003, également animateur de deux émissions au pays du soleil levant, MARTY FRIEDMAN (ex.MEGADETH) nous revient avec un album solo assez étonnant. Là, on est loin des plans shred des années 80, terminée la période CACOPHONY (qui reste une référence pour tout bon shredder) avec Tokyo Jukebox, on s’embarque dans la culture asiatique, certains titres comme "Ashita He No Sanka" débutent sur une mélodie typique de la culture Japonaise (avec une touche de violon en ajout - côté occidental oblige), puis la guitare de Marty vient s’ajouter d’une façon discréte au morceau, le tout pourrait très bien figurer sur la BO du film "Le Dernier Samouraï", on poursuit avec le titre "Story" qui commence par une belle mélodie, là le style n’a franchement aucun rapport avec le Heavy Métal, c’est même à mon goût plutôt Pop Rock, avec le théme du morceau qui revient constamment, des parties guitare lead discretes argumentées de Bends et de Vibré ; je dois avouer que certains titres m’ont un peu décontenancés comme "Kaeritakunattayo" (une impression de boite à rythme, pas très agréable à l’écoute) des titres plus rentre-dedans comme "Yuki No Ana", avec une intro assez lourde façon Hard Rock, un break qui ralenti sérieusement le morceau pour ensuite repartir de plus belle, ou le titre "Amagigoe" issu du folklore Japonais interprété à l’origine par Sayuri Ishikawa.
Au final, un opus qui tranche radicalement avec le MARTY FRIEDMAN des années CACOPHONY et MEGADETH, où le monde du Métal s’était pris la grosse claque avec la technique de ce virtuose, le premier pour infos, qui avait introduit la pentatonique "hirojoshi" dans le monde du Heavy. Un album donc, pour tous ceux qui apprécient les belles mélodies mais à déconseiller pour les amateurs d'Yngwie Malmsteen et Vinnie Moore.
Chronique par CeD

LINE UP:
Marty Friedman : Guitare
Jeremy Colson : Batterie
Masaki : Basse
Ken Iijima : Programmation
7/10
Le 21/02/2010