Mais où étaient donc passé les Angevins de LYZANXIA, quatre ans de silence, en fait pas tout à fait puisque les frères POTVIN ont bien été occupés avec ONE WAY MIRROR, un super groupe de Metalcore assez peu convaincant. Et oui, Mesdames, Messieurs, c’est ce projet qui a tenu LYZANXIA loin de son public et pourtant à l’écoute de Locust, cela ne semble pourtant pas être un mal car le groupe revient remonté comme un coucou Suisse, peut être un lien avec un des lieux où l’album a pris forme (le Déclanché Studio en Suisse pour une partie, le Dome Studio en France pour l’autre). "Prime Thrill", "Underlie", "Seperate World", "Light Transition" ou "Father Râ" sont plutôt furieux et résonnent comme des marteaux piqueurs dans la tête d’autant plus que des refrains mélodiques et accrocheurs sont martelés par David (guitares et chant) pour un rendu qui oscille entre SOILWORK et MNEMIC. Les guitares sont massives et précises, les mélodies arrangées par la paire de gratteux sont mises en valeur et si le Thrash des Français se veut moderne et groovy, Locust ne tombe pas dans le piège du Metalcore basique, "Mind Tracker" avec une production autre aurait certainement pu finir mal, avec une structure Modern Metal, des riffs et une ambiance un peu moins Trash que le reste, l’indigestion guettait, heureusement les frères POTVIN savent mener leur barque et en font un titre à part qui illumine un peu cet album aux rythmiques clairement Thrash. Vous me direz, qu’est-ce qui a donc changé chez LYZANXIA, tout d’abord, le chant de David, exprimé avec les tripes, le frontman sort tout ce qu’il a et propose un chant bien plus enragé qu’auparavant, ensuite la production qui semble enfin mettre en valeur la musique des Français, enfin les parallèles avec MEGADETH vont enfin cesser, d’ailleurs comment cela a-t-il pu naitre, seul l’excellent solo à la fin de "Seperate World" pourrait être pondu par l’esprit tordu du grand rouquin avec ce déluge de notes à la mélodicité remarquable, pour le reste de grâce laissez LYZANXIA tranquille avec les comparaisons hasardeuses car si le nom de SOILWORK ou MNEMIC peuvent surgir dans votre esprit les 11 titres proposés sur Locust sont bien moins racoleurs. On n’est encore pas au sommet des capacités du groupe avec ce cinquième album mais LYZANXIA fait encore un pas en avant qui prend de l’importance lorsque l’on sait que 4 ans séparent les 2 derniers albums, les fans devraient être soulagés à l’écoute de Locust.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
David Potvin : Guitar/Vocals
Franck Potvin : Guitars/Vocals
Vins Perdicaro : Bass
Clement Decrock : Drums
7,5/10
Le 24/05/2010