KARNIVOOL - SOUND AWAKE
SONY MUSIC

Petit chouchou de la scène Alternative Rock actuelle, KARNIVOOL nous vient d’Australie et jouit d’une réputation acquise avec son premier album Themata. Le grand frileux SONY BMG qui n’avait pas jugé utile de nous faire profiter de cette sortie se rattrape aujourd’hui puisque Sound Awake, le deuxième album convoite enfin l’Europe. Avec une inspiration très forte à chercher du côté d’A PERFECT CIRCLE et l’approche progressive d’un PORCUPINE TREE, KARNIVOOL confirme ses intentions à travers 11 titres marqués par la subtilité et la douceur. La voix de Ian KENY a toujours ce même mimétisme que le vocaliste de TOOL et musicalement, les rythmiques alambiquées et les mélodies sucrées font partie du voyage avec des titres comme "Simple Boy", "New Day" et "Umbra" que l’on peut également rapprocher de RIVERSIDE et qui trouvent un développement bien plus Progressive Rock sur le final formé de "Deadman" et "Change". KARNIVOOL n’en oublie pas pour autant le Heavy avec "Set Fire To The Hive" bien rythmé et qui casse un peu la routine qui semblait se dessiner tout comme le très calme "All I Know" qui appuie la douceur de "The Medicine Wears Off", un court instrumental de moins de 2 minutes. Et puis il y a "Goliath", un titre immédiat avec son refrain Popisant pouvant rappeler un certain SILVERCHAIR sur Neon Ballroom, même si ce raccourci est un peu facile du fait de la nationalité de KARNIVOOL, un single potentiel facilement mémorisable et qui promet un bon moment sur scène. Alors si la qualité de ce deuxième album est indéniable, on s’interroge tout de même sur l’enthousiasme sans limite qu’il provoque dans la presse, car le parallèle avec A PERFECT CIRCLE est tout de même inévitable, presque gênant même. Tout ce buzz autour de ce groupe provoque une impression de déception lorsque ce Sound Awake se finit tant on s’attend à quelque chose d’extraordinaire, non ce deuxième album est juste un très bon album avec quelques défauts déjà évoqués plus haut, qui parlera aux amateurs du récent ANATHEMA, PORCUPINE TREE, RIVERSIDE et A PERFECT CIRCLE bien entendu.
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 14/03/2011
