Saluons l’apparition d’un tout nouveau guitariste entamant une carriére solo, Julien Damotte, respectivement gratteux dans MADONAGUN (Hardcore progressif).
Pour ce premier opus (en auto-production), celui-ci s’est entouré d’une multitude d’invités prestigieux, jugez plutôt : Gus Monsanto (REVOLUTION RENAISSANCE, ex-ADAGIO), Mattias IA Eklundh (FREAK KITCHEN) sur le morceau "Ending Chapter" et le déjanté Christophe Godin (MORGBL TRIO) à la guitare lead. D’autres musiciens se partagent le chant : Buzz (TUBULAR BRAIN), Matt Haussy (MADONAGUN). D’entrée de jeu, on sent que c’est travaillé, avec des atmosphères renforcées par les claviers de Nach (AWACKS), écoutez le morceau "Eternal Love", un titre bien lourd et pourtant à la composition complexe renforcé par une atmosphère planante, la partie lead qui vient se greffer dessus est des plus réussi, continuons l’écoute avec "Dying", ici le piano ouvre le morceau tout de suite rejoint par la guitare acoustique, la distorsion n’est jamais très loin, mais c’est plutôt pour appuyer la mélodie, nous sommes presque dans la ballade avec une partie lead joué à l’acoustique et subitement rejoint par la guitare électrique, le mélange des deux est plutôt bien trouvé ; poursuivons notre écoute, "Ending Chapter" débute avec une voix féminine sur l’ouverture, bon j’avoue n’être pas très fan du timbre de voix de la demoiselle, continuons tout de même, le son de la gratte est assez bluesy puis cela devient plutôt progressif, le morceau change de nuance, c’est plus rentre-dedans, et une voix masculine prend le relais,ouf ! Beaucoup de diversité dans ce morceau, pas évident de rester à l’écoute, les breaks sont fréquents et le morceau affiche 12 minutes au compteur, garder son auditoire réceptif sur une durée pareille relève presque du challenge mais ma foi Julien Damotte relève le défi sans trop de difficulté. Avec des influences comme John Petrucci ou encore Steve Vaï, nous étions en droit d’être agréablement surpris, c’est le cas mais partiellement, car Julien Damotte garde une rythmique fidèle à son style musical, assez lourde, voire rapide ("The Inner Struggle")... Personnellement, j’aurais souhaité le voir s’engager vers d’autres courants musicaux, explorer d’autres styles, en clair prendre des risques.
Chronique par CeD

LINE UP:
Julien Damotte : Guitar, Bass, Drums Programming, Vocals
Guests:
Gus Monsanto : Vocals
Matt Haussy : Vocals
Buzz : Backing Vocals
Maya : Vocals
Nach : Keyboards
Mattias IA Eklundh : Guitare
Christophe Godin : Guitare
7/10
Le 09/05/2010