L’Epopée des Killers est semble-t-il l’adaptation française de la célèbre biographie Run to the Hills de Mick Wall, initialement parue en 1998, puis mise à jour et reparue en 2004. Et on tient là un livre totalement indispensable ! Indispensable pour tous les fans de MAIDEN dans un premier temps, car même le plus documenté d’entre eux apprendra forcément quelque chose au fil de sa lecture, tant la proximité avec les membres du groupe semble avoir été grande durant son élaboration. Mais c’est aussi un bouquin indispensable pour le métalleux lambda, qui en apprendra également beaucoup sur la vie parfois difficile d’un groupe de Rock totalement anonyme, puis sur les problèmes que peut paradoxalement rencontrer ce même groupe une fois parvenu à l’apogée de son succès. Bref, il y en a pour tous les goûts !
Cette bio détaille comment IRON MAIDEN en est arrivé là où il est, grâce à la détermination de deux hommes : le bassiste Steve Harris et le manager Rod Smallwood. Alors, bien sûr certains fantasmes entourant la Vierge de Fer risquent au passage de ne pas survivre à cette lecture : oui Bruce Dickinson (chant) est un type arrogant, oui Harris et Smallwood ont parfois été cruels afin de mettre toutes les chances de leur côté, etc. Mais cela n’empêche pas le récit d’être passionnant de bout en bout.
L’Epopée des Killers ne souffre en fait que de deux erreurs. L’une est plutôt cocasse : pourquoi la première page de certains chapitres est-elle illustrée par une photo de… METALLICA ?! Certes, il faut avoir l’œil mais quand même… La seconde est plus gênante : le fait que la biographie initiale ait été remise à jour n’est pas précisé, certaines infos datent donc toujours de 1998, comme l’âge des musiciens par exemple ! Difficile de dire si on peut imputer ces deux bévues à l’auteur ou à l’éditeur mais peu importe finalement. Les autres « défauts » du livre tiennent plus du chipotage : on aurait bien repris du rab de photos par exemple car celles présentées ici sont intéressantes et rares, et on aurait préféré que ces mêmes photos illustrent le récit au fur et à mesure plutôt que d’être regroupées sur quelques pages. Enfin, l’intro de Steve Harris aurait pu être plus fournie.
Cela fait cependant bien peu de mauvais points pour ce pavé de presque 400 pages qui, comme je le disais plus haut, se révèle captivant de bout en bout. Et Camion Blanc, l’éditeur, n’en finit plus de publier des bibles pour métalleux en mal de lecture ; puisse-t-il continuer encore longtemps, et pourquoi pas « d’ici à l’éternité » ?
Chronique par Morbid S.

Mick Wall