HEADCHARGER
THE END STARTS HERE
XIII BIS RECORDS
Genre : Metal graisseux
Pays : France
Janvier 2010
01- Intoxicated
02- The End Starts Here
03- Without A Nation
04- Breathe In
05- Breathe Out
06- Down My Neck
07- Harvey Kittel’s Syndrome
08- Would You
09- 1000 Tides
10- The Invention Of Solitude
11- The Gambler
HEADCHARGER n’est pas ce que l’on peut appeler un groupe débutant, même si le groupe tel qu’on le connait aujourd’hui a environ 5 ans, il a fait ses premières armes sous le nom de DOGGYSTYLE dans une veine plutôt Hardcore. Aujourd’hui, l’influence de DOWN et de CORROSION OF CONFORMITY a apporté cette touche Stoner à la musique des Caennais. Troisième album d’HEADCHARGER, The End Starts Here marque encore plus ce virage tout en évitant soigneusement de tomber dans la copie. En effet, le Hardcore se fait surtout entendre dans la voix de "Without A Nation" et "Breathe Out" car musicalement il s’agit bien de Stoner voire de Metal Sudiste, une rencontre entre LYNYRD SKYNYRD, AMERICAN DOG, pour le côté Rock’n’Roll très prononcé, DOWN, CORROSION OF CONFORMITY ou ALICE IN CHAINS pour les multiples pistes vocales comme sur "Harvey Kittel’s Syndrome" particulièrement. Toutefois, si l’intention de se démarquer de la meute en insistant sur le côté sudiste avec la guitare slide sur "Down My Neck", l’harmonica sur "Would You" ou le titre proche de LYNYRD SKYNYRD, "Harvey Kittel’s Syndrome", est louable, ce n’est pas toujours une réussite car sans être mauvais, tout cela semble prévisible et pas toujours inspiré à l’instar de "Harvey Kittel’s Syndrome" qui retombe bien trop vite. On préfèrera lorsque HEADCHARGER lâche les chevaux avec "Intoxicated", "The End Starts Here", "Without A Nation", "Breathe Out" ou "The Invention Of Solitude", lorsqu’il tire clairement sur CORROSION OF CONFORMITY en fait, cela représente une bonne partie de l’album, ce qui fait de The End Starts Here un album avec un potentiel sympathie assez prononcé pour les amateurs de tous les groupes déjà cités ainsi que ceux qui ont aimé les récents albums d’HELLFUELED, DRAWERS ou MUSTASCH dont je vous ai déjà parlé. Une certaine créativité reste à trouver pour la durée d’un album mais la réputation live du combo me fait penser que le groupe est sur la bonne voie, avec cette pêche et cette hargne qui les caractérisent, nul doute que la consistance sera de la partie sur le prochain opus, en attendant The End Starts Here reste de très bonne facture.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP
Seb - Vocals
Babz - Guitar
Antony - Guitar
Rom - Bass
Gai - Drums
7,5/10
Le 07/02/2010