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 Entretien avec Seb (chant) et Antony (guitare) réalisé par mail le 3 Janvier 2012

 

 

HEADCHARGER bénéficie d’une certaine renommée qu’ils ont obtenue à force de travail et de détermination. Slow Motion Disease, le quatrième album du groupe s’apprête à sortir le 30 janvier et force est de constater que les Français sortent le bon album au bon moment, certes il ne plaira pas à tout le monde et notamment les moins Rock d’entre-vous et pourtant dieu ce que cet album est efficace, mieux réussi que son précédent dans sa globalité, peut être un peu plus formaté mais bien plus dynamique aussi. Là où The End Starts Here renfermait quelques moments faibles, sur ce nouvel album HEADCHARGER garde une intensité qui va leur permettre de repartir sur les routes avec de nouvelles bombes en poche. HEAVY SOUND a donc demandé à Sébastien et Antony comment s’était passé l’enchainement entre les 2 albums et comment ils voyaient l’avenir du groupe, ce sont des membres posés mais excités qui ont accepté de nous répondre avec une sérénité qui sent bon pour la suite, HEADCHARGER est à un tournant de sa carrière et HEAVY SOUND les voit bien engagés dans leur choix de trajectoire...

 

 

HEAVY SOUND : The End Starts Here, votre précédent album vous a permis de franchir un palier et notamment en terme de dates de concert, comment ça s’est passé ? La signature avec XII BIS semble avoir été une étape importante également, notamment par son réseau de distribution ?

Sébastien (chant) : Nous l’avons pris en relativisant les choses. C’est vraiment cool d’avoir pu encore passer un cap mais il ne faut pas oublier que l’on se donne les moyens pour tout ça. Nous savons là où nous voulons aller tout en restant lucide sur la conjoncture. Nous restons un groupe de « rock métal » en France, et cela implique plein de choses. Nous avons multiplié les expériences et avons donc rencontré pas mal de gens. XIII Bis a fait partie de ces rencontres et nous a permis de franchir un cap. La visibilité du groupe s’est forcément accrue grâce au fait d’être soutenu par un label comme celui-là.

Antony (guitare) : On a changé de tourneur aussi, et c’est clair que l’influence de XIII bis a été déterminante pour trouver le tourneur idéal pour nous. Nous sommes désormais avec Base Prod qui fait tourner des pointures nationales mais aussi internationales, bref, ça augure du bon pour la suite ! Si je parle de ça, c’est surtout que pour nous, palier ou pas, label ou pas, contrat ou pas, la musique se vit sur scène, c’est sa raison d’être et notre raison d’être aussi !

 

Ce troisième album transformait aussi tout le bien que l’on pensait de vous et ce dès le premier album qui avait reçu à sa sortie de bonnes chroniques, toutefois votre progression s’est faite étape par étape, avez-vous veillé à ne pas griller les étapes ?

Sébastien : Si nous n’avons pas grillé les étapes c’est juste que nous n’étions pas prêts pour le faire. Je n’ai aucun regret par rapport à cette situation et je pense même que si c’était à refaire ça serait pareil. Je trouve ça important pour un groupe de savoir d’où il vient. Ça permet justement de savourer chaque chose. Après si nous avions eu ces opportunités plus tôt, nous les aurions saisies sans réfléchir. Je reste persuadé que la force d’un groupe se fait sur la route dans les meilleurs comme dans les pires situations. C’est peut-être ça le secret de la longévité. Et puis tu sais, nous n’habitons pas Paris et donc cela a sûrement aussi pesé dans la balance.

Antony : Sur les albums précédents, on a fait pas mal d’autocensure, mais dans le bon sens du terme. Le plus important reste d’être convaincant dans ce que tu proposes sur ton disque, si tu enregistres un titre qui sort de ton registre habituel sans y croire a 200% le résultat va sonner faux. A l’époque de The End Starts Here, on a fait un grand pas à ce niveau là, on s’est décomplexé par rapport à nos influences. Faire des titres acoustiques par exemple, on a toujours voulu le faire, mais avant The End Starts Here, on n’était clairement pas assez « mûrs » pour sauter le cap. Donc oui dans un sens, on a fait gaffe de ne pas griller les étapes, mais sans y penser vraiment, sans que ce soit vraiment conscient, je pense que c’est plutôt une conséquence de la manière dont on aborde la musique dans la vie de tous les jours.

 

Votre nouvel album, Slow Motion Disease sort fin janvier avec une certaine attente de la part de la presse et du public, avez-vous senti une pression supplémentaire lorsque vous vous êtes attelé à ce nouvel album ? Pourquoi ne sort-il pas avant alors que tout semble prêt ?

Sébastien : La pression nous l’avons eue surtout en studio parce que nous étions moins prêts que pour les albums précédents. Quand tu signes un contrat d’artiste avec un label comme XIII Bis il y a forcément des contraintes et notamment concernant les délais. Nous avons alors privilégié le côté instinctif. C’est à mon avis le gros point positif de cet album. En ce qui concerne une pression particulière concernant l’attente du public et de la presse, pas plus que pour les albums précédents. Certains aimeront, d’autres pas… En ce qui concerne la date de sortie, nous nous sommes entendu avec XIII Bis et des circonstances diverses ont fait que la date du 30 janvier a été fixée.

Antony : Pour la date de sortie, tu fais référence certainement à l’info qui a circulé un temps sur le net, annonçant l’album pour novembre. C’est vrai qu’au début nous pensions sortir l’album plus tôt, mais c’est plus compliqué que ça en a l’air. Une fois l’album terminé, le boulot de la maison de disque et des attachés de presse commence, et donc il faut leur laisser du temps pour bien préparer la sortie. En plus de ça, nous avions le live du Hellfest à faire monter et mixer pour pouvoir le proposer en bonus DVD pour le premier pressage du disque, bref tout ça prend un certain temps.

 

       

 

Ce nouvel album a un aspect direct et Rock bien plus prononcé que sur le précédent, avec des refrains marquants et un groove énorme, est-ce la conséquence des nombreux concerts que vous avez donnés ?

Sébastien : Comme je te disais, cela est lié à mon avis à la manière dont il a été enregistré et des délais que nous avions. Après, forcément, les concerts y sont pour quelque chose ne serait ce parce que nous avons terminé la tournée fin juillet et que nous sommes entré en studio une semaine plus tard. Avoir multiplié les shows nous a aussi permis de savoir ce qui marchait le mieux dans la musique d’HEADCHARGER. Il va de soi que nous composons toujours en pensant au live.

Antony : Dans les premières chroniques du disque, c’est en effet globalement ce qui en sort souvent. C’est marrant, parce qu’avec le peu de recul qu’on a sur cet album, je pensais l’inverse…des titres progressifs et variés comme "Dusty Dreams" ou tordus mélodiquement, comme "Annoyin’ n’ Noisy", me font penser qu’on a apporté aussi une complexité nouvelle dans notre musique…mais je dois me tromper, vu ce que les gens en disent ! Ça prouve une fois de plus qu’on n’est pas les plus à mêmes de juger notre propre musique.

 

Quand et comment avez-vous composé cet album, est-ce un effort de groupe dans un local de répétition ?

Sébastien : Moins que nous l’aurions voulu tout simplement pour une question de temps. Nous avons pré maquetté l’ensemble et, du coup, beaucoup plus travaillé les arrangements directement en studio. Ça a été une nouvelle méthode de travail. Forcément cela a influé sur le temps des prises qui a été beaucoup plus long (environs deux mois).

Antony : Disons que c’est le revers de la médaille…les concerts évidemment c’est le pied, mais plus tu fais de dates, moins tu as le temps de répéter. Du coup, on a bossé différemment, un peu chacun de notre côté. Mais bien sûr quand t’es un groupe de rock, tu sais vraiment si ton morceau vaut le coup ou pas une fois que tu es tous ensemble à le jouer avec le volume qui va bien !

 

Au même titre qu’"All Night Long" avec son aspect single imparable, "Drifter" semble être un titre à part, peut-être un peu moins facilement abordable à la première écoute. Comment est né ce titre qui navigue entre Rock et riffs plombés ?

Sébastien : "Drifter" et un titre que nous avions composé il y a un moment. Nous savions tous qu’il avait du potentiel mais nous n’arrivions pas à le finaliser. David a alors décidé de le réarranger et je dois te dire que j’ai tout de suite été conquis par sa nouvelle couleur. Nous l’avons séparé sur les pistes de "the life of…" mais c’est bel et bien un seul et même morceau. Nous avons de nouveau fait appel à Philippe Géhanne et son « harmonica fou » sur ce morceau. Personnellement j’adore cette sorte de question réponse avec la guitare.

Antony : C’est le parfait exemple de ce que nous abordions plus tôt, le fait de « sentir » un truc ou pas. Ce morceau a été maquetté à l’époque de The End Starts Here, mais on ne le sentait pas, il y avait un truc qui ne collait pas. Même l’idée de mettre un harmonica dessus on l’avait trouvée à l’époque et c’est d’ailleurs comme ça qu’on a eu l’idée d’inviter phillippe sur le titre "Would You ?" sur l’album précédent. Et puis voilà, 2 ans après, tu réécoutes le titre, tu y apportes un regard neuf, une vibe un peu différente, et c’est comme si tout d’un coup, ce morceau devenait une évidence. Je pense vraiment que c’est un de nos « bons » morceaux.

 

Ce quatrième album semble également plus équilibré, le précédent renfermait des titres très speed et d’autres plus Rock, Slow Motion Disease renferme ces éléments au sein des mêmes morceaux pour une cohabitation plus naturelle, était-ce un but donné pour cet album ?

Sébastien : Comme je te le disais je pense que cela est due au côté plus instinctif. Antony : Oui certainement le coté instinctif, et aussi le fait que pour The End Starts Here, nous avions composé 17 ou 18 titres, donc un choix assez confortable pour faire un album varié. On trouvait ça vachement important à l’époque, on voulait montrer des faces inédites de HEADCHARGER. Pour cet album, on est sans doute allé plus vite à l’essentiel, je crois qu’on a plus affiné le style HEADCHARGER, que d’essayer d’expérimenter des nouveaux trucs…on verra ça pour l’album d’après !

 

Sur la version promo, la onzième plage est "Silence Is Worse" alors que sur le tracklisting récemment communiqué il s’agirait d’un autre titre, "Annoyin’n’noisy". Est-ce la même chanson qui a changé de nom ou bien un changement de tracklisting de dernière minute ?

Sébastien : C’est tout simplement la même chanson qui a, en effet, changé de titre. Antony : C’est un secret pour personne, trouver des titres aux chansons, c’est un peu la dernière étape du processus de création d’un disque ! C’n’est pas qu’on s’en foute des textes, au contraire, beaucoup des textes sont assez fouillés, assez riches. Disons qu’en général tu utilises des titres « d’emprunt » que tu choisis au pifomètre parce que tel ou tel passage te fait penser à un truc. D’ailleurs, sur une des photos de notre Facebook, on voit le tableau d’avancement des prises, avec les titres provisoires, vous verrez c’est très explicite ! En fait, comme un texte est amené à évoluer sans cesse jusqu’à la version finale en studio, le titre vient donc en dernier. Concernant le morceau dont tu parles, on voulait mettre en avant la phrase « this is a bad place to take a little rest ; annoying and noisy….but silence is worse », et on a longtemps hésité…trop longtemps certainement, vu qu’il y a eu des versions promo du disque avec le mauvais titre. C’est une petite bévue plutôt marrante en soi !

 

"Spain Summer Sun" est un titre qui sort aussi du lot par son côté ensoleillé et jovial qui tranche bien avec l’aspect plus brut d’un "XIII/XII" ou "Should Be Runnin’" et son riff d’intro qui évoque AC/DC, avez-vous plus de titres que les 12 présentés là pour faire un album aux ambiances variées ou avez-vous utilisé tout ce que vous aviez de prêt à enregistrer ?

Sébastien : Les instrus ont enregistré 14 titres et nous avons donc fait un choix directement après ces prises pour n’en garder que 12 sur lesquels nous avons travaillé le chant. Non pas que les deux autres soient de mauvais morceaux mais qu’au vu des échéances nous savions qu’il fallait aller à l’essentiel.

Antony : Les 2 titres qui restent - je ne voudrais pas être trop sûr de moi- sont des titres qui potentiellement peuvent avoir leur place sur un prochain album. Tout comme Drifter dont on parlait avant. De manière générale, on évite de rentrer en studio avec pile le nombre de titres qu’il faut pour un album. Généralement on a plus de morceaux, parce que tu as toujours des surprises, bonnes ou mauvaises, une fois enregistrés, d’autant plus quand tu n’as pas eu le temps de tout prémaquetter comme il se doit.

 

 

 

Pour ce nouvel album vous avez travaillé avec Alan DOUCHES pour le mastering, vous travaillez avec la même équipe depuis vos débuts, besoin de stabilité pour vous exprimer ou la simplicité due au fait que vous vous connaissez déjà parfaitement ? Y a-t-il un palier après lequel vous ne pourrez plus travailler ensemble ou avez-vous la capacité chacun de votre côté, le groupe, le studio, Alan DOUCHES, de grandir ensemble ?

Sébastien : Je ne sais pas à vrai dire. Tout est encore chaud dans nos têtes et aujourd’hui je te dirais qu’il serait peut-être plus sage de confier le 5 eme album à un producteur. Je ne sais pas. Laissons déjà digérer celui-ci et nous verrons en temps voulu. Ce qui est sûr c’est que cette équipe a encore une fois super bien bossé. Antony : On avait pris le risque de s’attaquer à The end Starts Here par nous-mêmes, pas de producteur, et de faire ça dans mon studio. Comme le résultat nous paraissait très largement correct, même 2 ans après avec le recul, on est reparti sur les mêmes bases sur cet album. L’idée de faire différemment nous a effleuré l’esprit, mais c’était déjà une grosse prise de risque pour nous d’attaquer un album avec une méthode de travail complètement à l’opposé de ce nous avions fait jusqu’à présent, on ne voulait pas en plus se mettre une pression supplémentaire en allant enregistrer ailleurs. Comme dit Seb, on verra pour le prochain, disons que de bosser avec un producteur extérieur a un côté qui était devenu paralysant pour nous à une époque où on voulait aller au bout de nos idées, voler de nos propres ailes. Disons que, comme dit précédemment, je pense que notre style s’affine au fur et à mesure des albums, maintenant si on peut avoir un mec qui nous apporte sa patte pour le prochain, ce sera peut-être le bon moment, il n’y a rien de plus contre-productif que la routine…les exemples donnés par pas mal de groupes américains sont assez parlants.

 

Vous avez pris part au SONISPHERE en 2010, au HELLFEST en 2011, avez tourné avec MY RUIN, ces expériences sont forcément impressionnantes au début, que gardez-vous en tête de tout cela ?

Antony : On a même fait 2 sonispheres ! Espagne et Angleterre. À titre personnel, je garde vraiment un excellent souvenir de l’édition madrilène. On était programmé sur une grosse scène, à une heure très correcte, entre des groupes internationaux…Tout ça nous paraissait sacrement énorme. Et forcément de côtoyer des mecs de SLAYER, ou d’ALICE IN CHAINS dans les backstages comme si t’étais leurs égaux, c’est vachement grisant…j’ai regardé le show de SLAYER avec Mike Patton comme voisin, c’est quand même le genre de truc que tu n’imagines même pas possible quand tu sues à jouer du FAITH NO MORE sur ta première guitare à 14 ans ! Sinon, dans toutes ses expériences, la tournée en Angleterre a été une sacré partie de plaisir aussi. Les anglais nous ont donné une bonne leçon de rock n’roll pendant ces 10 jours là bas, et ça fait du bien. On en est revenu avec une proposition de signature d’un gros tourneur de là bas (Factory music), du coup on va très certainement y retourner !

 

Vous avez donné quelques concerts isolés depuis la fin de l’été, était-ce pour prendre la température auprès du public, tester les nouveaux titres ou bien juste les doigts qui vous démangeaient ?

Sébastien : Un peu de tout ça en même temps et aussi des obligations contractuelles dont je t’épargne les détails. Ce qui est sûr, c’est que ça nous a fait beaucoup de bien de reprendre un petit peu la route. Nous aimons trop le live pour ne pas y goûter pendant cette mini pause.

Antony : Oui, ce genre de petites dates isolées ça fait du bien. L’album est terminé pour nous depuis fin septembre, du coup l’attente avant la sortie du disque, ce n’est pas évident à gérer, psychologiquement parlant, quand tu n’as plus l’adrénaline du live pour te « maintenir en vie ». Evidemment tu as plein d’obligations et de travail pour préparer la sortie du disque, mais de ne pas faire des concerts, c’est un peu comme être un lion en cage, c’est pour nous contre nature. Cette période de diète est bientôt terminée à l’heure où je te parle, et on est gravement excité !

 

Quels sont vos projets de concert, quand allez-vous tourner ? Une option sur l’étranger est-elle envisagée plus que sérieusement ?

Sébastien : La tournée débutera réellement tout début février avec NASHVILLE PUSSY. Ensuite, nous allons parcourir un peu la France et la Belgique. Pour cet été, des options commencent à voir le jour en France et à l’étranger. Nous verrons si cela va aboutir mais si c’est le cas, ça risque encore d’être de biens belles expériences.

Antony : On vient d’annoncer une première salve de dates, mais il en reste plein à annoncer prochainement, mais contractuellement, il y en a qu’on ne peut pas annoncer prématurément, même si ça nous démange ! Évidemment dans nos ambitions raisonnables, il y a avant tout repartir en Angleterre. Comme je te disais, la tournée avec MY RUIN et SANCTORUM a vraiment été une super expérience. C’est con, mais pour nous, à Caen, c’est aussi rapide d’aller jouer à Londres qu’aller jouer à Besançon par exemple…mais par contre le dépaysement n’est pas le même ! Après bien sûr, on a aussi des ambitions un peu déraisonnables ! Les états unis en tête de liste évidemment, vu notre style de musique, on ne peut pas nier que nos influences viennent majoritairement de là-bas. Mais, comme pour la tournée en Angleterre, on attendra d’avoir une proposition intéressante pour sauter le pas, éviter les tournées foireuses surtout !

 

Pourquoi terminez-vous vos albums par des chansons à l’ambiance bluesy, sur le nouvel album, c’est la chanson titre, est-ce devenu quelque chose d’ancré ? Travaillez-vous de la même manière pour ces titres plus intimistes ?Antony : A vrai dire, il a été question que ce morceau soit au milieu de la tracklist aussi, donc non, ce n’est pas quelque chose d’ancré. En même temps, quand tu as qu’un seul vrai temps mort dans un disque de métal, il n’y a pas cinquante possibilités, si tu le mets dès le début du disque, tu prends le risque de désarçonner les mecs qui achètent le disque pour headbanger devant leur chaine hifi ! Même si faire des acoustiques un peu bluesy est vraiment un truc qui fait partie de nos « gènes » musicaux, il ne faut pas perdre de vue que, même si on a des accents très rock, on reste un groupe affilié au métal, et que donc, tu ne vas pas la jouer à la GUNS N'ROSES, mettre une ballade toutes les 2 chansons…Et puis en général, les titres les plus intimistes de nos albums, que ce soit "Harvey Keitel’syndrome" et "Something Someone" sur The End Starts Here, ou Slow Motion Disease, ce sont souvent des délires plus personnels. Pour ce dernier par exemple, c’est un titre composé guitare/voix, juste seb et moi, et qu’on n’a jamais vraiment joué à 5. Ensuite, en studio, tout le monde a mis sa patte dessus pour y apporter le truc en plus. Notamment Mat’ qui a fait un travail de fou sur les percussions pour lui donner cette couleur très spéciale.

 

Finalement, entre The End Starts Here et Slow Motion Disease, tout s’est passé très vite, pensez-vous prendre un peu de recul après cet album ?Sébastien : Non je ne pense pas. Tu sais, il y a pas mal de travail pour préparer la sortie d’un disque et une nouvelle tournée. Je n’ai pas vraiment envie non plus de prendre de recul pour le moment. Tout ça est aussi ce qui me fait lever le matin et je déteste avoir l’impression de ne pas faire avancer les choses.

Antony : En fait quand tu fais ce « travail » de musicien, tu recharges vite les batteries. Suite à l’enregistrement du disque, j’ai « rangé » ma table de mixage, et pris un bon mois de vacances à m’adonner à mes autres passions. Mais après ce mois passé, j’étais largement prêt à remettre le couvert pour un an et demi de plus !

 

Un dernier mot ? Que diriez-vous pour faire patienter le public jusqu’au 30 janvier ?

Sébastien : Nous sommes vraiment impatients de vous le faire découvrir. Je pense que nous sommes allés encore un peu plus loin musicalement parlant. Les premiers échos des professionnels sont très bons, je sais que c’est important, mais j’attends surtout d’avoir votre ressenti. On se donne rendez-vous sur la route !!!

 

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"

 

 

Site Web

www.headcharger.com

www.myspace.com/headcharger

www.facebook.com/pages/Headcharger/189758996448?ref=ts

 

Chronique

The End Starts Here (2010)

Slow Motion Disease (2012)