Tiens donc, un nouveau FUCK THE FACTS, le groupe Canadien à la discographie longue comme le bras, plus d'une quarantaine de splits CD et de lives en 10 ans. Ce n'est peut être pas un record, mais c'est en tout cas suffisant pour que l'on ne vous oublie pas, même si dans le tas on ne rencontre pas que des merveilles. Et puis côté oubli, impossible de le faire lorsque l'on entend pour la première fois la formation. C'est le chant de FUCK THE FACTS qui en a fait sa renommée, que ce soit dans le milieu du Grindcore ou du Metal tout court. Dès son arrivée en 2002, Melanie Mongeon (Mel pour les habitués) fait parler d'elle et du groupe. Sous ses faux airs de «femme fragile», elle prend le relais de Brent Christoff et ne lâche plus le micro depuis cette époque. Aujourd'hui encore, sa voix déstructurée et rugueuse nous laisse perplexe lorsque l'on se demande quel traitement inhumain la pousse à délivrer une telle intensité et sauvagerie. S'il s’agit d'un des paramètres de la réussite de FUCK THE FACTS, il ne faut pas non plus écarter les qualités intrinsèques de la formation. On ne vous parlera pas de créativité au sens premier pour un groupe de Grind, ce serait comme trouver un soupçon d'humanité chez un dictateur, mais plutôt d'originalité et de savoir faire. Sur ces points, FUCK THE FACTS n'est pas loin d'être au summum de son «art brutal». L'expérience acquise au gré de ses productions, lui donne des ailes pour les retrouver là où on ne les attendait pas forcément... mais où l'on espérait bien qu'ils se dirigent un jour ou l'autre. Die Miserable nous ravitaille bien évidemment de rythmes frénétiques et démembrés, mais il se lâche aussi dans l'exploration d'horizons plus glauques, avec des rythmes très lents et des ambiances aussi sombres qu'une «belle marée noire». Des titres tel que «95» ou «Die Miserable» en sont le parfait reflet. Deux morceaux prenant d'ailleurs en sandwich «A Cowards Existence», un monument d'agression sonore avec un break nauséabond à souhait. Chacun l'aura compris, plus c'est sombre, ignoble et répugnant et plus leur musique devient passionnante. Sur cet album, FUCK THE FACTS prend un malin plaisir à étaler ses talents d’infâme groupe de Grind aux penchants pervers. On en demande pas plus, même si ce cheminement entre la pure scène Grind et celle plus torturée d'une musique évoluée et réfléchie peut freiner quelques ardeurs, afin d'apprécier ou de découvrir FUCK THE FACTS. Si en règle générale, on ne place pas un disque d'un digne représentant du Grind entre toutes les oreilles, ce Die Miserable est par contre à conseiller à quiconque possède un bon esprit d'ouverture... et une envie de se faire compresser le cerveau en moins de huit titres ! Chronique par Fred PichotLe 29/09/2011
Chronique par Fred Pichot
Le 29/09/2011
Tracklist
01. Drift
02. Cold Hearted
03. Lifeless
04. Census Blank
05. Alone
06. Die miserable
07. A Cowards Existence
08. 95
Genre : Grindcore
Pays : Canada
Sortie : Octobre 2011
Site Web
www.fuckthefacts.com
www.myspace.com/fuckthefacts
www.facebook.com/FuckTheFacts
Note : 8/10
Line Up
Melanie "Mel" Mongeon - Vocals
Topon Das - Vocals, Guitar
Johnny Ibay - Guitar
Marc Bourgon - Vocals, Bass
Mathieu "Vil" Vilandre - Drums