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| Entretien avec Jérôme LACHAUD (batterie) réalisé par mail le 25 octobre 2010. Le premier album d’EIBON est dans les bacs, enfin ! pourrait-on se dire mais le groupe a soigné son style, sa musique pour proposer avec Enterring Darkness, 6 titres d’une solidité à toute épreuve. Nous avons donc contacté Jérôme LACHAUD, batteur de cette formation à la rencontre du Sludge et du Doom pour parler de ce premier album mais également d’un split qui déboule dans la foulée, entrons donc dans la noirceur si réconfortante d’EIBON... Peux-tu présenter le groupe ? Son histoire, son line-up, sa discographie ? Jérôme Lachaud : Stéphane et moi avons commencé à faire de la musique ensemble en '92 dans GARDEN OF SILENCE. J’ai rejoints ASTRAL RISING, puis les membres de GARDEN OF SILENCE et d'ASTRAL RISING ont formé WELD. Après le split de WELD, Stéphane a rejoint Georges dans DROWNING. En 2003, Stéphane et Jérôme ont rejoint Max et Julien, 2 anciens membres de SPACE PATROL pour former HORRORS OF THE BLACK MUSEUM puis se sont séparé d'eux pour former EIBON avec Georges au chant et Max, un ami de longue date à la guitare. Enfin, et plus récemment, Guillaume, que nous connaissions depuis longtemps et qui a joué avec GLORIOR BELLI, nous a rejoint pour occuper la place de 2ème guitariste. Quelle est la signification du nom EIBON ? Y a-t-il un concept, une ligne directrice derrière ce nom ? Le nom EIBON fait référence au Liber Ebonis de la mythologie Lovecraftienne mais nous l'avons choisi en hommage au film L'aldilà de Lucio Fulci. On apprécie particulièrement l’ambiance des films de Fulci et plus particulièrement ‘The Beyond’. On vous a découvert à travers un split avec HANGMAN’S CHAIR, quel souvenir gardez-vous de cette première sortie ? On est plutôt satisfaits des compositions même si elles sont représentatives d’une époque d’EIBON un peu révolue. Cela dit, on a récemment repris sur scène le 2ème titre du split "Enslaved by Abyssal Torment". Entering Darkness est votre premier album, de quand datent les 6 titres de l’album ? Avez-vous utilisé de vieilles idées ou êtes-vous reparti de zéro après le EP Eibon en 2008 ? Les 6 titres ont été composés exclusivement entre les 2 ans qui séparent le EP de l’enregistrement d’Entering Darkness. A l’écoute de l’album, on saisit une signification du titre tant votre musique est sombre avec cette impression que l’on ne survivra pas, y en a-t-il une autre ? Quel est le lien avec l’artwork hormis le fait qu’il soit sombre ? Aussi usitée que puisse être l’imagerie guerrière du XXème siècle, ça nous semblait cohérent avec notre musique. L’album s’appelant Entering Darkness, les guerres mondiales symbolisent plutôt bien et peuvent être en quelque sorte le déclencheur de cette espèce d’âge des ténèbres dans lequel tout à l’air d’être aspiré irréversiblement. Comment se passe la composition au sein d’EIBON ? Est-ce un effort collectif ? Ressentez-vous le besoin de faire vivre vos morceaux dans un local de répétition pour en saisir l’ambiance ou découvrez-vous le résultat final en studio comme beaucoup de groupes aujourd’hui ? Les deux en fait. Certains morceaux d’Entering Darkness ont été écrits par un des membres du groupe de A à Z et d’autres sont nées d’improvisations en studio. Il n’y a pas de recette miracle, on doit savoir profiter des moments d’inspirations quand ils se présentent. On pourrait vous classer dans le Sludge au risque d’être réducteur car une certaine école Doom est également à prendre en compte à l’écoute de "Substance" par exemple. Qu’est-ce qui motive cette lourdeur dans notre musique, quelles sont vos influences musicales et quotidiennes (actualité, histoire, mythologie…) ? Avec EIBON, on a eu envie de reprendre la où s'était arrêté avec nos précédents groupes dans les années '90. On aime mélanger le côté dépressif et opprimant du Doom avec un aspect plus agressif et violent des groupes Death metal et Hardcore qu'on aime aussi. Georges BALAFAS utilise une voix brutale, c’est encore un élément qui vous distingue du reste de la scène. Vous empêchez-vous d’utiliser un autre type de voix, avez-vous déjà fait des essais en ce sens ? Oui, et d’ailleurs sur le titre qui figure sur le split EP avec HKY, un passage est chanté en voix claire par Stéphane. Parle-nous de ce split, de quoi est-il composé, la musique est-elle issue des mêmes sessions que l’album ? Pourquoi sortir un split ? Est-ce un goût prononcé pour ce format old-school ou une musique un peu à part par rapport à ce que vous proposez habituellement ? C’est Krys d’HKY qui nous a contactés car le groupe initialement prévu leur avait fait défaut. Il s’agit d’un morceau composé et enregistré pour l’occasion et auquel Guillaume a participé à l’enregistrement. On était très contents de pouvoir participer à ce projet car cela faisait longtemps qu’on avait envie sortir un vinyle.  Je décris "Entering Darkness" comme un titre de Sludge décadent à l’ambiance crade avec ce riff répété à l’infini qui dégage une atmosphère particulière. Ce titre est un peu à part du reste, comment est-il né, a-t-il une histoire particulière dans ses paroles, sa conception, son enregistrement ? Non, rien de particulier dans la composition de ce titre si ce n’est qu’il a été composé de manière très spontanée et sous l’influence de diverses substances. Où et avec qui avez-vous enregistré Entering Darkness ? Est-ce le son que vous aviez en tête au départ ? Nous l’avons enregistré à l’Hybreed Studios avec Andrew Guillautin (GLORIOR BELLI, TEMPLE OF BAAL). On a beaucoup travaillé en amont du studio afin de ne rien laisser au hasard. Tous les doublages guitares ainsi que l'ensemble des arrangements avaient été préparés bien avant de démarrer l'enregistrement. Nous avons aussi beaucoup parlé avec Andrew afin qu'il ait une idée dès le départ du son que l'on voulait avoir. Il a pu ainsi travailler dans se sens dès le début du processus d'enregistrement afin que l'on arrive progressivement au résultat escompté. On souhait vraiment combiner un son puissant et le plus large possible, tout en gardant bien audible l'ensemble des instruments et des sonorités. Ce fût un travaille de long haleine, à la fois en amont et pendant l'enregistrement, mais nous somme arrivés à nos fin en obtenant le son qu'on avait à l'esprit dès le tout début de la phase de composition. L’album sort en digipack à 1000 exemplaires visiblement, est-ce une attitude prudente en attendant la réaction du public ou est-ce là une limite d’Aesthetic Death, votre label ? Ce n’est en aucun cas une limite d’Aesthetic Death mais plutôt un chiffre qui nous est apparu le plus juste par rapport au niveau de notoriété du groupe. Mais rassure nous, ce n’est pas un tirage limité, un nouveau pressage est possible ? Vu la qualité de l’album, il serait dommage que vous ne soyez pas obligé d’en faire un re-pressage. Avez-vous une ouverture sur l’étranger pour la distribution de l’album ? AD existe depuis pas mal de temps maintenant et a donc tous les contacts nécessaires pour assurer correctement la distribution de l’album à l’étranger. Concernant un éventuel re-pressage, on prendra une décision en temps et en heure lorsque la situation le nécessitera. Quels sont vos plans concert ? Est-ce difficile pour un groupe comme EIBON de trouver des dates ? Il est assez difficile de trouver des dates avec de bonnes conditions, que ça soit au niveau technique ou financier. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on a organisé nous-mêmes la date avec RAMESSES et GLORIOR BELLI au mois de septembre à Paris. Cela dit, quelques associations nous ont contacté spontanément et nous ont permis de faire nos premiers concerts. Avez-vous commencé à plancher sur le deuxième album ? Pensez-vous changer votre façon de travailler pour l’occasion ? Non, si ce n’est que Guillaume qui nous a rejoint après l’enregistrement de l’album, va apporter ces riffs et ses compos. C’est plutôt au niveau de l’enregistrement où l’on souhaite évoluer vers une manière plus ‘live’ de travailler pour essayer de capturer l'énergie des répétitions et du live. Avez-vous suivi ce qu’est proposé vos compères d’HANGMAN’S CHAIR dont Leaving Paris le dernier album qui a été mis à l’honneur tout comme Entering Darkness sur le site HEAVY SOUND ? Bien sur, on est très proches des HMC puisqu’on partage de même studio de répétions. On apprécie leur nouvel album et on est très contents pour eux.  Comme je le disais plus haut, vous restez en marge d’une scène Stoner/Sludge débordante de groupes s’engouffrant dans la mode et le sillage d’un DOWN par exemple. Quel regard portez-vous là-dessus, ne craignez-vous pas que cette flamme, lorsqu’elle va s’éteindre, ne vous souffle par la même occasion ? Très franchement, on ne se sent pas concerné par ce genre de problématique. On trace notre route sans se soucier d’appartenir à telle ou telle chapelle et rien ni personne d'étranger au groupe n’aura une quelconque incidence sur le groupe. Merci pour le temps consacré à HEAVY SOUND, si vous avez un dernier mot, une annonce personnelle, un message à faire passer ou un bonjour, ne vous gênez pas... Merci pour l’interview et la chronique. Notre album est disponible ici : http://eibon.bigcartel.com/product/entering-darkness Bon continuation à HEAVY SOUND Propos recueillis par Aymerick "Painless" Site Web www.eibonmetal.com www.myspace.com/eibonmetal Chronique Entering Darkness | |
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