"If you want blood… you’ve got it" disait le génial Bon SCOTT en 1979, et bien plus de 30 ans après c’est le boucher de DESTRUCTION qui reprend la maxime. On a suffisamment crié que l’on voulait un DESTRUCTION à son top niveau, la qualité doit primer sur la quantité, alors que Day Of Reckoning pointe le bout de son nez, le onzième album des Allemands va être épluché tant le groupe a montré des signes de faiblesses ces derniers temps. Marc REIGN, batteur, parti, c’est Vaaver, que l’on a déjà pu entendre au sein d’UNSUN, le groupe de Metal Gothic Polonais, qui est propulsé au poste et coup de jeunesse ou coïncidence, ce nouvel album se révèle plus inspiré que son prédécesseur. La boucherie Punkisante qu’est "Devil’s Advocate" est une des preuves du renouveau de DESTRUCTION alors que l’on retrouve une patte plus traditionnelle, avec de multiples pistes vocales et une influence Heavy Metal, sur "Armaggeddonizer" ou "Sorcerer Of Black Magic" qui pour le coup sent carrément le 80’s spirit à plein nez. La production des Allemands n’est pas des plus grosses mais elle respecte au moins la dynamique donnée par les titres et par le tracklisting intelligemment établi (un petit "Destroyer Or Creator" en fin d’album…), nul doute que le pit aura trouvé là matière à pogoter comme il se doit lors du KILLFEST en compagnie d’HEATHEN et OVERKILL qui, et il fallait s’en douter, évite soigneusement la France. Alors, bien entendu, c’est toujours la même chose, DESTRUCTION récite encore une fois la recette qui a fait sa réputation mais avec une conviction et une énergie retrouvée, voilà qui devrait plaire aux fans du trio magique. Malheureusement, à côté des albums de DEATH ANGEL, EXODUS ou ONSLAUGHT récemment publié, je crains que DESTRUCTION soit encore un peu en dessous… "The Price", le premier single, avait pourtant fait de grandes promesses en ouverture d’album pour finalement un bon album de Thrash sans plus, ni moins, est-ce suffisant ?
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 16/02/2011
