Rappelez-vous, In Your Despite en 2009, un premier album de la part des Suédois de DESPITE, avait reçu les encouragements du jury… En 2011, le groupe remet le couvert avec son Melodic Death Metal pour Clenched. Alors pour ceux qui auraient déjà vu l’artwork de ce deuxième album, oui ce doit être des chutes de l’artwork du Come Clarity d’IN FLAMES, certes dans la continuité du premier album mais pour le coup c’est vraiment trop flagrant sur ce deuxième opus, mais bon bref… passons au principal. Car musicalement, le parallèle avec les frères de la scène de Göteborg était déjà de mise en 2009 alors qu’en est il aujourd’hui... Avant toute chose, le groupe a voulu enregistrer avec un matériel le plus organique possible, pas de batterie triggée, pas de technique d’enregistrement destinée à masquer un quelconque manque, et lorsque déboule "Scars", le premier titre, on se demande si le mastering a été fait. Il est vrai que dans les 70’s on ne bénéficiait pas de toutes les technologies actuelles mais on ne sortait tout de même pas des albums au son aussi plat, "Commander Of Hate" offre déjà un peu plus de présence mais ensuite c’est de nouveau l’agonie. C’est qu’il devient difficile de s’accrocher à ce que DESPITE a voulu démontrer sur ce deuxième album, nul doute que le Melodic Death Metal n’est plus aussi proche d’IN FLAMES qu’avant, le côté Modern Thrash/Death Metal ayant largement pris le dessus (on pense à SOILWORK par exemple), la voix d’Alex LÖSBACK est toujours aussi hargneuse et barrée (ceux qui connaissent DECAMERON doivent avoir quelques souvenirs à son sujet) et c’est là l’un des principaux motifs de satisfaction de cet album. Les arrangements aux cordes d’Andreas KLEERUP ne sautent vraiment pas aux oreilles, tout juste "…Of The End" peut laisser entendre que ce genre d’arrangements est présent sur cet album, cet instrumental au piano n’apporte rien de plus qu’une pause au milieu de cet album. Tous les espoirs fondés dans DESPITE s’envolent un peu avec ce deuxième album à la démarche artistique risquée mais qui s’avère ratée puisque musicalement, nous sommes en plein déjà entendu rébarbatif, non vraiment les gars on redescend un peu et on se remet au boulot. Seul titre à dominer les débats est celui qui clôt cet album, "The Cause And Solution" où une voix féminine fait son apparition dans une ambiance down tempo réussie.
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 19/02/2011
