Depuis combien de temps DEICIDE n’a-t-il pas sorti un bon album de Death capable de terrifier ceux que tonton Glenn déteste temps, les religieux ? Til Death Do Us Part tournant plutôt à la mascarade avec ses parties de guitare sans grand intérêt, les Américains sont-ils enfin sur la voix de la rédemption avec To Hell With God, dixième album tout de même ? Première chose, DEICIDE a cessé de vouloir trouver un son énorme gonflé aux hormones de synthèses et se concentre sur une production plus brute mais tellement plus organique, les riffs comme les parties vocales respirent et l’impact des blasts de Steve ASHEIM sonnent comme des bulldozers en action. Et puis, il y a cette paire de guitaristes Ralph SANTOLLA et Jack OWEN qui s’étaient tout de même bien perdu en route sur les 3 derniers albums avec des parties techniques qui juraient tellement alors que "Conviction" respire là l’esprit Old-School sans pour autant omettre de faire remarquer que ces gaillards là ont les doigts affutés, cela faisait juste 14 ans que l’on avait pas entendu cela, depuis un certain Serpents Of The Light. On préfère largement lorsque Glenn BENTON crie sa haine en musique plutôt qu’à travers des frasques totalement débiles comme on a pu y avoir droit lors des récentes tournées du groupe (ndlr. Etait-ce encore un groupe ?), et pour montrer l’état de forme de DEICIDE, écoutez "Hang In Agony Until You’re Dead" où nos amis retrouvent un semblant d’âme de leurs débuts. Alors DEICIDE ne réinvente pas ce qu’il a déjà inventé, mais a su équilibrer son propos en balayant un peu tout ce qu’ils ont pu faire jusque là et de toute façon qui, très franchement, attend de DEICIDE, qu’ils fassent avancer le Death Metal, non, on attend d’eux qu’ils nous explosent le crâne avec des riffs lacérés, des mélodies ciselées et une voix explosives, c’est ce qui nous est offert avec To Hell Within God, le meilleur album de DEICIDE depuis trop longtemps et ça fait énormément de bien, "Save Your", "Into The Darkness You Go" ou "How You Can Call Yourself A God", nouvelles armes à la disposition de Sir BENTON pour son discours toujours aussi anti-religieux, un sentiment que l’on vous laissera seul juge en fonction de vos affinités. En attendant, To Hell With God voit DEICIDE revenir en forme, enfin !
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 15/02/2011
