IN MEMORY OF...

...Cliff BURTON, Bon SCOTT, Sabine DUNSER, Chuck SCHULDINER, Kevin DuBROW, Phil LYNOTT, Jim MORRISSON, Pete WELLS, Wendy O' WILLIAMS, Paul BALOFF, Steve CLARKE, Michele MELDRUM ......R.I.P.
Accueil
News
Chroniques CDs
Chroniques DVDs
Groupes
Interviews
Agenda Concerts
Live Reports
Dossiers
Bouquins
Liens
L'équipe HEAVY SOUND
Contactez-nous
Petites Annonces
Concours
 
          
  

DEEP PURPLE + PHILIP SAYCE

Troyes – Le Kube - le 04 décembre 2010

 

DEEP PURPLE honore la France de sa présence régulièrement depuis quelques années, après un passage à Reims en 2007 qui nous avait plutôt scotché par la patate que le groupe dégage et ce toujours avec la banane, nous n’avons pas hésité bien longtemps à faire l’heure et demie pour rejoindre TROYES où le groupe de gentlemen a posé ses valises en ce samedi soir glacial. C’est donc dans un Kube de Troyes honnêtement rempli que nous pénétrons où PHILIP SAYCE donne déjà de la voix, le trio de Classic Rock Américain s’en tire bien, l’accueil du public est très respectueux et sa musique qui n’est franchement pas sans rappeler DEEP PURPLE sans les claviers est facilement digérée par un public ayant majoritairement atteint la quarantaine. La mauvaise surprise arrive entre les 2 groupes où le bar ne sert plus de bières car il a atteint son quota pour la soirée, incompréhension générale alors que certains ressentent les premiers signes de manque, mais bon DEEP PURPLE va bientôt monter sur scène pour 2 heures de show...

 

21h00 précise les lumières s’éteignent et la sirène retentit, le quintet est accueilli plus que chaleureusement avant que ne résonnent les premières notes d’un "Highway Star" premier classique joué ce soir. Et comme en 2007, les Anglais vont offrir à leur public ce pourquoi il est venu, entendre les classiques du groupe enfantés dans les 70’s majoritairement. Les 4 premiers titres s’enchainent rapidement sans temps mort et Ian GILLIAN donne de gros signe de faiblesse à la voix mais le gentleman connaît ses limites et en joue, faisant passer la pilule avec le sourire, Steve MORSE, toujours aussi impressionnant de feeling sur son solo, en joue également en donnant le change à la guitare obligeant Ian GILLIAN à forcer sur la fin de "Strange Kind Of Woman" autre classique parmi les classiques. Ce dernier tousse énormément entre les lignes de chant et sacrifie même quelques passages mais c’est le prix à payer si les fans veulent entendre toute la tripotée de classique de DEEP PURPLE. Comme traditionnellement, chaque musicien y va de son petit solo, Steve MORSE tout en feeling avec une technique hors-pair lui permettant de jouer avec les micro de la guitare ainsi que le volume, Don AIREY aux claviers, le légendaire claviériste ayant déjà bourlingué avec Ozzy OSBOURNE notamment, nous propose un solo plus humoristique en enchainant "The Turkisch Marsh" avec "la Marseillaise" mais non dénué de technique étincelante pour nos yeux rivés sur les écrans géants. En effet des caméras sont placés de façon à ce que l’on voit le jeu de clavier de Don et celui de Ian PAICE à la batterie, lui aussi y va de son petit solo avec le gimmick sympathique de boire un coup tout en jouant d’une main, alors que le bassiste, Roger GLOVER, mise sur la puissance pour son solo avant "Black Night", jouant avec Steve MORSE bien caché derrière les amplis. "Rapture Of The Deep", "When The Blind Man Cries", très réussi, "Burn", "Maybe I’m A Leo", "Lazy", les classiques défilent et lorsque Steve MORSE entame le riff si connu, le public exulte même si le guitariste manque un tout petit peu l’intro en mangeant les premiers accords mais ce n’est pas grave personne ne lui en tient rigueur car c’est "Smoke On The Water". Les écrans géants alternent entre images de synthèses, images de la scène et image d’archives, la scène est également sobre mais bénéficie d’un jeu de lumière très soigné. La salle étant un parc des expositions, le son n’est pas des meilleurs avec une tendance à se disperser mais encore une fois, DEEP PURPLE a convaincu, et grands seigneurs les membres proposent des setlists différentes chaque soir, on se dit que c’est peut être la dernière fois que l’on peut voir cette légende sur scène car si aux instruments les anciens s’en tirent très bien, au chant, les capacités se réduisent avec les ans. Il est temps des rappels désormais avec "Hush", prétexte à faire chanter le public et à se prêter au jeu de divers solo dans sa partie centrale avant que ne déboule l’ultime "Black Night", où là encore la participation du public est requise avec également des solos notamment à la guitare mais malheureusement cela donne une fin très étrange à ce titre et au concert. S’en suit une distribution de médiators, de baguettes et de setlist, le groupe quitte la scène, 23h00 sonnant, comme il est monté, sous les applaudissements et avec le sourire, une grande leçon de musique et de modestie ce soir à Troyes. C’est la même question pour d’autres pointures telles qu’AC/DC mais qui va donner ce genre de frisson lorsque ces gentlemen auront raccroché les gants ou passé l’arme à gauche ?

 

Report : Aymerick "Painless"