Deadman, que certains connaissent certainement pour son passé au sein d’ADVERSAM entre 1995 et 1997 revient dans le domaine musical avec un projet personnel, DEADMAN, one man project basé sur le Black Metal qui propose son premier album avec Spirito di Pietra, 9 titres Old-School tant dans la forme que dans le fond. Le fond déjà, avec un Black Metal traditionnel (ce son de caisse claire et cette voix hargneuse plus parlée que chantée…) empruntant largement à MAYHEM avec des leads de guitare très présents dans les riffs incisés de l’Italien mais aussi avec des arpèges de guitare servant de break ou d’introduction tout au long de l’album. Pour la forme, c’est là que Spirito di Pietra pêche, le jeu de guitare trahi un manque de mise en place et des faiblesses d’arrangement assez dérangeantes à l’oreille ("II", "IV" et son riff d’introduction très bordélique) ou des cassures très surprenantes comme sur "III" qui se voit brisé net après un début très commun par un riff très différent dans l’ambiance, la rythmique et le son. On a beaucoup de mal à suivre le chemin qu’emprunte DEADMAN, on ressent bien l’envie de varier le propos avec des passages Raw Black Metal ("VII"), plus Thrash au milieu de "IV" ou encore les nombreux chœurs qui nourissent ce dernier ou "III". Et puis il y a cette batterie (ou boite à rythme ?) au son pas toujours clean et notamment sur la fin de "VIII" dont l’effet tombe totalement à plat à cause de ce son et au final on a l’impression que la batterie a été posée et que le reste essaie de suivre tant bien que mal. Ce Spirito di Pietra n’est clairement pas le meilleur album que Deadman ait proposé et il pourra intéresser les inconditionnels du Black Metal, les collectionneurs en quelque sorte, il y a tant d’autres albums plus aboutis...
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 20/05/2011