En 2006, cinq jeunes Allemands ont dans l’idée de former un groupe qui réunirait toutes leurs influences qui s’étalent du Gothic Metal au Thrash en passant par le Progressif. Bref ! La tâche n’est pas aisée mais les Allemands, DEAD POETRY sortent leur premier album en 2007, Fragile, suivi d’un EP en 2008 avant ce deuxième album toujours en autoproduction, God Complex. Si l’introduction "Age Of A Goddess" est clairement orientée Gothic / Doom Metal, "Vanitas" prend déjà des chemins plus Rock mais renferme surtout beaucoup de changement de style en son sein. Et malheureusement, la musique de DEAD POETRY, dont il faut saluer la démarche courageuse de sortir des sentiers battus, a du mal à vous emmener tant elle souffre de problème de structure et d’arrangement, les nappes de clavier sont plutôt réussies mais leur intégration au reste de la musique l’ai beaucoup moins. De même la structure de "Black Emerald" est un peu brouillonne donnant l’impression que le titre n’est pas en place et ce malgré un emballement Death mélodique moderne qui ne va plus quitter le groupe sur la fin de l’album. On pense donc à IN FLAMES mais DEAD POETRY garde cependant ces racines Gothic Metal, "Sewed Mouth" ou "Grey", ce dernier contient d’ailleurs une introduction qui semble largement inspirée par le "When The Walls Go Down" d’EVERGREY, voix pleurée sur guitare mélodique avant un Metal mélodique qui prend fin de façon surprenante, comme si on changeait une station de radio pour atterrir sur un morceau à la guitare acoustique. Certainement le meilleur titre de cet album qui pourtant est émaillé par la prestation vocale de Nicolas JANTOSCH lorsqu’il utilise la voix claire, c'est-à-dire presque constamment. Non pas qu’elle soit fausse, en fait si, sa voix est plutôt désagréable à l’oreille, on aura beau dire que c’est une question de goût, on sent que le gaillard est à la peine régulièrement et sur "New 28", s’en est presque insupportable. On navigue entre un Gothic Metal gentillet et un Death Mélodique Moderne qui l’est tout autant, heureusement la production sauve la mise car pour une autoproduction, il y a beaucoup de groupes signés qui aimerait avoir cette qualité de son mais ce n’est pas suffisant, encore beaucoup de travail sur les structures, les arrangements et peut être voir pour muscler la voix car les exemples sur cet album sont plutôt concluants.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP
Jurko Flöder : Vocals
Andreas "Hefie" Kuhl : Guitars
Stefan "Curtis" Rosemann : Bass
Nathan Lange : Keyboards
Michael Lohn : Drums
5/10
Le 03/09/2010