CYNIC
CARBON-BASED ANATOMY
SEASON OF MIST

Re-Traced, EP reprenant quatre titres de leur dernier album en date Traced In Air dans des versions très allégées, avait un peu surpris son monde mais n’apparaissait que comme une parenthèse, et bien cette dernière ne semble pas totalement refermée puisque c’est avec un nouvel EP 6 titres totalement neuf que les Américains reviennent sur le devant de la scène. En effet, toujours pas de trace de Death Metal sur la galette, alors pas que l’on soit spécialement attaché au fait que le groupe continue à évoluer dans ce style, le talent et l’envie irrépressible d’explorer un peu plus que le bout du nez du groupe font que l’on s’attend forcément à quelques incartades mais ce Carbon-Based Anatomy fait de nouveau le grand écart au grand désarrois des fans ne sachant plus à quel saint (sein ?) se vouer. Que les fans soient rassurés, les 6 titres montrent une évolution certes déconcertante mais absolument magistrale et maitrisée, on pense à Steven WILSON, OPETH, PORCUPINE TREE, RADIOHEAD et notamment pour les parties les plus Pop sur l’entêtant "Elves Beam Out". Les nouveaux membres du groupe que sont Max PHELPS (guitares, chant) et Brandon GIFFIN (ex-THE FACELESS) n’ont pas participé à cet EP visiblement, c’est le noyau dur du groupe qui s’y est collé, peut-être l’envie de tourner définitivement une page avant d’en commencer une nouvelle avec ces nouveaux partenaires. Lancé sur des voix féminines typées asiatiques, on entre bien facilement dans cet univers doux et délicat qui jure un peu avec ce que le groupe a pu proposer sur ses albums, même si nous n’étions pas au plus profond des ténèbres, ici le tout est quand même sacrément lumineux, contrairement à l’artwork signé Robert VENOSA qui a signé l’artwork de Focus, le premier album, a travaillé pour SANTANA et pour le coup se rapproche de ce que H.R. GIGER a pu proposé. Pourtant, comment résister à la beauté de la chanson titre, simplement envoutante, impossible, le tout bien enrobé par des instrumentaux très ambiants. Une fois la possible déception de ne pas voir le groupe Américain revenir à ses premieres amours passée, cette musique vous pénètre et vous envahit et puis il n’est pas dit qu’il s’agisse là d’une direction future pour le groupe, so wait and see… Et en attendant un troisième album qui tarde à venir, il faut bien reconnaitre que si Re-Traced était sympathique, ce Carbon-Based Anatomy est réussi, réservé donc à la frange de fans de Progressif dans les rangs des fans du combo de Miami certainement plus importante que celle appréciant le Death Metal...
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 13/11/2011
