IN MEMORY OF...

...Cliff BURTON, Bon SCOTT, Sabine DUNSER, Chuck SCHULDINER, Kevin DuBROW, Phil LYNOTT, Jim MORRISSON, Pete WELLS, Wendy O' WILLIAMS, Paul BALOFF, Steve CLARKE, Michele MELDRUM ......R.I.P.
Accueil
News
Chroniques CDs
Chroniques DVDs
Groupes
Interviews
Agenda Concerts
Live Reports
Dossiers
Bouquins
Liens
L'équipe HEAVY SOUND
Contactez-nous
Petites Annonces
Concours
 
         
 
 
 

Oyez, oyez !!!

 

Vous en avez rêvé, les Acteurs de l'ombre l'on fait. L'évènement Pagan de l'année est de retour. La 5ème édition du Cernunnos Pagan Festival se déroulera le dimanche 23 janvier 2011.

 

Cette année, on retourne sur les planches de la Machine du Moulin Rouge (ex loco), plus de places, plus d'animations, plus de fêtes. Nous revenons donc à la configuration d'origine avec les deux scènes de concerts, la taverne médiévale, le coin des artisans et le tout agrémenter d'animations acoustique, qui cette année seront accompagnées d'un spectacle de Feux qui sera réaliser par la compagnie Vatra, ça va sentir le roussi. http://www.cie-vatra.com/

 

11 groupes se disputeront les scènes, allant du Pagan au Black et au Folk, de quoi faire plaisir a tout le monde. Quelque surprise seront aussi à l'honneur, SKYFORGER nous fera l'immense plaisir de jouer deux sets, un Metal et un Acoustique.

 

L'affiche au complet : SKYFORGER, ODROERIR, BRAN BARR, FEJD, DORDEDUH, ATARAXIA, FINSTERFORST, VALLAND, BOANN, MAEL MORDHA, NUMEN.

 

 

SKYFORGER :

 

 

http://www.myspace.com/skyforgerofficial

 

Ont créé leur musique dans les forges du dieu de la foudre depuis 1995. Depuis la dernière décennie, le groupe s'est battu sous les couleur du metal pagan letton: un mélange extrême de musiques traditionnelles baltes et d'influences metal variées dont les sources vont du black metal norvégien jusqu'au heavy des années 80. La combinaison unique des influences modernes et traditionnelles a apporté au groupe une large renommée dans les scènes folk et metal et leur a permis une grande variété dans l'écriture de leurs chansons à travers leurs 6 albums.

 

 

ODROERIR :

 

 

http://www.myspace.com/odroerir

 

Ce groupe de folk métal venu tout droit d'Allemagne nous offre une musique audacieuse au sein de laquelle les mélodies moyen-âgeuses sont le parfait complément des rythmes modernes et enjoués. Dans son sillage, ODROERIR répand le calme avec autant de succès que l'exaltation.

 

 

BRAN BARR :

 

 

 

http://www.myspace.com/branbarr

 

Ces pionniers français du Pagan Folk Metal sont retournés au combat en 2009 avec leur très attendu nouvel album intitulé "Sidh". Mélangeant riffs métal ultra accrocheurs avec thèmes traditionnels celtiques et atmosphères profondes, la musique de BRAN BARR est la meilleure représentation de ce que peut être le métal celtique authentique. Quant aux paroles, inspirées de nouvelles rédigées par le groupe lui-même, elles emportent l'auditeur/lecteur dans le monde celtique de BRAN BARR : un univers à la fois sombre, mystérieux et captivant.

 

 

FEJD :

 

 

 

http://www.myspace.com/fejd

 

Les suédois de FEJD jouent un folk médiéval puisé dans les traditions nordiques qui a le pouvoir de vous transporter vers d'autres places et d'autres temps. Si vous aviez toujours eu envie de voyager dans le temps c'est avec leur musique que vous trouverez votre chemin.

 

 

DORDEDUH :

 

 

 

http://www.myspace.com/officialdordeduh

 

Fondé en 2009 par Hupogrammos et Sol Faur de Negura Bunget, DORDEDUH signifie "nostalgie de l'esprit", appelation à la fois mystérieuse et parfaitement appropriée à son black ambiant singulier. Sa musique jaillie des brumes roumaines conjugue l'évanescence des atmosphères mystiques à la fureur impétueuse de la tourmente. Un univers ésotérique où les musiciens deviennent des mages et l'auditeur un simple néophyte sous l'empire d'une insaisissable puissance.

 

 

ATARAXIA :

 

 

http://www.myspace.com/atarassia

 

Une musique hors du temps, sombre et lumineuse à la fois : le groupe Italien ATARAXIA arrive de Modène pour nous envoûter de leur univers si particulier, mêlant la dark folk à la coldwave, l’ésotérisme à la musique médiévale. Laissons-nous emporter par leurs compositions d’une beauté mystique, guidés par la voix grave et douce de Francesca Nicoli qui aura encore tant de secrets, de mystères à nous révéler pour notre plus grand bonheur.

 

 

FINSTERFORST :

 

 

 

http://www.myspace.com/finsterforst

 

Est une horde tout droit sortie de la forêt noire et les allemands donnent dans le registre du folk metal épique. Les atmosphères variées de leurs chansons invitent tout le monde à lever leur cornes et à bouger leur têtes.

 

 

VALLAND :

 

 

 

http://www.myspace.com/vallandfr

 

VALLAND est un groupe de black pagan parisien captivant par son style guerrier et volontaire. Armé de riffs flamboyants, d'une batterie meurtrière et d'un chant des plus vigoureux, il fait montre à chaque chanson de sa redoutable hardiesse au combat.

 

 

BOANN :

 

 

 

http://www.myspace.com/celtoboann

 

Ecouter BOANN, c'est se plonger dans un univers éthéré et captivant où resplendit le feu comme la glace. C'est aussi l'occasion de naviguer de l'Irlande à l'Islande à bord d'un drakkar intemporel avec pour compagnons de bord nombre d'instruments tradionnels celtiques et scandinaves.

 

 

MAEL MORDHA :

 

 

http://www.myspace.com/maelmorda

 

Dans l’Irlande ancienne, en l’an 998 av J.C, Mael Mórdha, roi de la province de Leistern a entamé une rébellion sanglante contre le Ard rí Érenn, Brian Ború. Les hostilités ont trouvé leur point culminant dans la bataille de Cluain Tarbh (près de la ville de Dublin). Au cours de cette bataille, de nombreux guerriers et chefs de l’ancienne Irlande se sont retrouvés face à leur destin pendant que la verte campagne irlandaise se teintait du rouge de leur sang. 1000 ans plus tard, prenant exemple sur leurs patriarches, cinq nouveaux guerriers ont entamé une nouvelle rébellion, se sont soulevés au sein de la scène metal irlandaise pour créer un mélange unique de doom et de lamentations irlandaises traditionnelles, que l’on connaît à présent sous le nom de « Doom Metal Gaelique ».

 

 

NUMEN :

 

 

http://www.myspace.com/numenhorde

 

Originaire du pays Basque espagnol, ce groupe de black pagan dispense avec une poigne ferme sa musique tumultueuse fortement influencée par les légendes et la tradition musicale de son pays.

 

 

 

Renseignements complémentaires :

 

De 14h00 à 22h30

Tarifs : 26€(+com) en préventes, 30€ sur place.

Billets disponibles sur Fnac et digitick: 28,50€

Les billets à 26€ sont disponibles au Black Dog et à Rock 'n Voltage

 

La Machine

90, Boulevard de Clichy

75018 Paris

Métro : Blanche (ligne 2)

 

Pour plus d'infos, direction le site du festival : http://cernunnos.lesacteursdelombre.com/

 

Si vous voulez aider a promouvoir l'évènement dans votre ville ainsi que dans les endroits que vous fréquentez, bars, salles de concerts, boutiques, etc. En distribuant flyers et affiches, contacter nous : http://www.lesacteursdelombre.com/

 

Si vous avez un myspace, un facebook, un site web ou un forum et que ça vous intéresse, vous pouvez ajouter les news, la bannière ou le flyer web du festival. Nous vous remercions de toute l'aide que vous nous apporterez.

 

Vous pouvez aussi retrouver l'évènement sur :

Facebook : http://www.facebook.com/event.phpeid=148699818484820#!/pages/Cernunnos-Pagan-Fest/59836846251

 

Myspace : http://www.lesacteursdelombre.com/

 

 

 

 

            

        Interview CERNUNNOS (équipe organisatrice) réalisée par mail le 05/01/2011

 

 

Quel bilan tires-tu de la quatrième édition en termes de prestation des groupes, y en a-t-il un qui t'a marqué, en terme d'organisation, en terme de déroulement de la journée ?

La quatrième édition du festival qui s'est déroulé le 24 janvier 2010 à été très éprouvante et mouvementée. Pour commencer, un partenaire qui voulait coréaliser le festival avec nous qui s'est désisté au mois d'octobre. Puis survient la fermeture de la Loco et la nécessité de trouver une nouvelle salle d'urgence. Ensuite, une fois la nouvelle salle trouvée, il a fallu annuler des groupes car nous passions d'une configuration à 2 scènes à une configuration à une seule scène. Finalement les choses ne se sont pas trop mal passées dans l'ensemble mis à part que l'ingé son de la salle a massacré le son de tous les groupes. Je pense que c'est la chose qui a été la plus rageante de très loin. Bien sûr qu'ils y a eu des bêtises, des problèmes de dernières minutes et des oublis pendant la journée mais au final, le public n'a pas eu l'air de s'en être rendu compte. Après, je n'ai pas pu voir beaucoup de groupes: 5 min par ci, un titre par là mais j'étais trop occupée. J'avoue la journée à été très très longue pour moi.

 

Vous voilà de retour à la Loco devenue La Machine du Moulin Rouge, avez-vous hésité à revenir dans ces lieux ?

Au contraire, je voulais vraiment revenir dans ces lieux. Le festival a été créé au départ dans cette salle et toute la configuration a été imaginé pour emplir les différentes parties (petite loco, grande loco, central, mezzanine, etc...) Donc quand j'ai contacté la direction du moulin Rouge et qu'ils m'ont dit être enthousiastes pour le festival, j'étais ultra motivée.

 

Peux-tu nous présenter l'affiche de la cinquième édition, quel est ton coup de coeur ?

L'affiche de cette année Invite de nouveau SKYFORGER qui nous ferons l'honneur de présenter leur set acoustique, jamais joué encore en France. On a bien sur réinvité Odroerir qu'on avait dû annuler l'année dernière et tous les fans de neo folk seront ravis de voir le groupe ATARAXIA qui n'était pas venu jouer à paris depuis 10 ans. Mon coup de coeur cette année est FEJD. Je les avais vu au Ragnarok en 2009 et j'ai littéralement été conquise par leur musique.

 

Le CERNUNNOS FEST est peut être un des rares festival où la musique Metal peut côtoyer d'autres styles tout en contentant une majorité du public, des groupes de Folk hésitent ils à venir aux côtés de groupe de Metal parfois violent (ANGANTYR l'an passé) et inversement ?

C'est vrai que nous sommes attachés à l'idée que le Cernunnos fait le lien entre le metal pagan et ses racines musicales d'où la présence de groupes trad, de groupes folk et de groupes metal sur la même affiche. Je crois que les groupes le comprennent très bien et je n'ai jamais rencontré de groupes qui refusaient de venir jouer pour ces raisons.

 

Que signifie le Paganisme pour toi ?

Pour moi, le paganisme est tout ce qui peut se rapporter aux croyances locales avant que les peuples subissent la christianisation. Les religions polythéistes comme celles des Romains, des grecs, mais aussi des vikings, des Celtes et les règles de vie qu'elles amènent dans les sociétés font le paganisme. Après, oui, il y a Merlin, Thor, Odin, les fêtes de solstices,... mais ce n'est qu'une partie réductrice.

 

Qu'y a-t-il de prévu en termes d'animation cette année, des combats, des ateliers d'artisans ?

Il y aura des sessions de danses médiévales, où le public pourra participer, des démonstrations de combats, des jeux, des artisans et aussi une taverne médiévale, comme pour les éditions précédentes. Certains des artisans sont avec nous depuis le début et reviennent chaque année, mais il y aura aussi de nouvelles têtes !!

 

Le 25 janvier 2011, ce sera la cinquième édition, un premier anniversaire important, des surprises à prévoir ?

Déjà un anniversaire ? Ou la la, j'ai pas pensé à ça. Peut être qu'il faudra qu'on se rattrape pour les 10 ans... (rires)

 

Cette cinquième édition signifie surtout que la musique Folklorique n'est pas qu'une mode et qu'il existe un vrai public en France pour ce style si particulier, comment vois-tu la scène actuelle et son avenir ?

Je ne trouve pas la scène Française particulièrement florissante. Bien qu’il y ait beaucoup de groupes de qualité, certains d’ailleurs présents depuis près de 15 ans dans la scène, il y a bien quelques groupes qui se forment ci et là, mais en comparaison au public que ce genre semble toucher, cela me semble dérisoire. Si je fais, par exemple, la comparaison avec la scène Black Metal, la moitié du public d’un concert lambda pratiquent un instrument dans un, voir plusieurs groupes du même genre. Il serait facile de vérifier sur Metal Archives que le nombre de groupes de Black Metal en France est largement supérieur au nombre de groupes Pagan Metal. Et pourtant, il y a bien plus de public pour un concert de Korpiklaani ou Finntroll que pour un concert de Mayhem ou Watain. Comment expliquer cela ? Peut être par ce que les parties Pagan sont souvent associés à des genres plus traditionnel de metal comme le Black, le Thrash, le Death… et touchent du coup une partie de leurs fans réciproques. Nous pourrions également l’expliquer par la difficulté de devoir maîtriser la pratique d’instruments traditionnels. Nous pouvons également constater que la moyenne d’âge du public Pagan est un peu plus jeune que pour les concerts Metal traditionnel. On pourrait du coup se demander à quoi cela est dù ? Il faudrait pour le savoir, faire une étude sociologique... Cela ne veut pas dire pour autant que le Metal Pagan est une mode. Les premiers groupes sont apparus il y a presque 20 ans, c’est un genre à part entière, avec ses fans, ses groupes, sa sincérité, ses codes. Un certains nombre de facteurs peuvent expliquer le faible nombre de groupes, et pour le coup, les musiciens qui réussissent à en monter un s’avèrent très investis dans celui-ci. En parallèle, beaucoup d’entre eux appartiennent à des compagnies, troupes et communautés Pagan ou Médiévales. Encore plus que pour d’autres genres, je pense que le Pagan Metal est aussi un mode de vie et de pensée.

 

Quel groupe n'ayant encore pas participé au CERNUNNOS aimerais-tu vraiment avoir? Quel groupe t'a laissé la meilleure impression depuis les débuts du CERNUNNOS ?

En ce qui concerne les groupes que nous aimerions programmer, je pense notamment à PRIMORDIAL auquel nous avons déjà proposé 3 fois de participer au Cernunnos. De toute façon, le Cernunnos n’a pas vocation de faire jouer de grosses machines commerciales, en ce sens, il y a pas mal de groupes qui ne sont plus dans notre ligne de mire. Pour ce qui est des groupes ayant marqué le Festival, comment ne pas mentionner NEGURA BUNGET, ELUVEITIE, ARKONA, OBTEST, KAWIR, SKYFORGER entre autres que nous avons été les premiers à faire jouer en France, mais aussi MELECHESH, STILLE VOLK et FOLK STONE qui ont reçu des accueils exceptionnels. Je pense aussi à BELENOS que nous tentions de faire jouer depuis la première édition, mais dont le retour sur les planches à malheureusement été gâché par l’incompétence de l’ingénieur du son de l’Elysée Montmartre.

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"

 

 

 

          

              Interview SKYFORGER (Peter - Vocals) réalisée par mail le 12/01/2011

 

 

Peter, le vocaliste de SKYFORGER, est visiblement très impatient de se produire à Paris. Une bonne raison de plus pour interviewer le bonhomme, qui s’est de surcroît montré très sympathique et enthousiaste. Sortez les cornemuses, la Lettonie débarque en force !

 

 

HEAVY SOUND : Peux-tu présenter le groupe, son univers, son histoire et l’origine de son nom ?

Peter (chant) : SKYFORGER a été formé en 1995 lorsque nous avons décidé de changer complètement le style et le sens de notre précédent groupe. Nous avions alors un groupe de Doom-Death nommé GRINDMASTER DEAD. Nous étions enthousiasmés par le Black Metal à l’époque (c’était nouveau pour nous) et pour ajouter un élément distinctif, nous avons essayé de le combiner avec de la musique Folk de Lettonie. C’est comme ça que SKYFORGER est né. Au début nous jouions du Black Metal dans la veine d’IMMORTAL ou DARKTHRONE mais dès notre second album, nous nous en sommes éloignés pour trouver notre propre voie, un mélange de divers styles de Metal avec de la musique Folk. Nos goûts sont très diversifiés, et nous n’avons pas peur d’expérimenter avec n’importe quel genre de Metal. Nos textes parlent de l’histoire lettone et balte, et cela a toujours été le cas. Je suis passionné d’histoire, donc il est plutôt naturel pour moi d’incorporer cet intérêt dans ma musique. A ce jour, nous avons sorti 6 albums (titre original / titre anglais) :

- Kauja pie Saules / Battle of Saule (1998)

- Latviešu Strēlnieki / Latvian Riflemen (2000)

- Pērkoņkalve / Thunderforge (2003)

- Zobena dziesma / Sword Song (2003)

- Semigalls’ Warchant (combinaison d’une ancienne démo et d’un nouvel EP) (2005)

- Kurbads (2010)

En 2010 nous avons signé chez Metal Blade pour la sortie de notre dernier album, Kurbads.

 

           

 

Vous jouerez au Cernunnos Pagan Fest de Paris le 23 janvier prochain. Que pensez-vous de cette affiche éclectique ? Connaissiez-vous le festival auparavant ?

Ouais! Nous y avions joué il y a quelques années. C’était un excellent festival et nous avions passé un super moment à Paris. Je me rappelle d’une atmosphère spéciale et sauvage et de beaucoup de gens sympas, dont certains connaissaient même notre groupe ! Donc j’espère la même chose cette fois-ci. Je trouve que c’est une superbe programmation et quelques vieux amis joueront également : ORDROERIR et MAEL MORDHA.

 

Avez-vous préparé un show spécial pour cette occasion ?

Oui, nous jouerons deux sets. L’un sera axé sur l’album Zobena dziesma / Sword song, soit de la musique purement Folk. L’autre sera notre set Metal ordinaire, mais avec d’avantage de chansons tirées de Kurbads et quelques autres plus anciennes et plus rares. Il y aura donc du neuf à écouter. Pour le set Folk nous aurons de l’aide : un mec issu du groupe Letton de cornemuse / percussions nommé AULI. Du coup il y aura trois gars d’AULI sur scène puisque deux de nos membres en font également partie (rires). Peut-être même que nous jouerons l’un de leurs morceaux, pourquoi pas ? Nous espérons avoir un bon son pour notre set Folk, parce qu’on ne sait jamais… Et parfois il est difficile de tout faire sonner correctement, particulièrement dans un festival Metal.

 

Peux-tu décrire vos concerts?

Eh bien, rien qui se rapproche de KISS malheureusement (rires) ! Nan, sérieusement c’est un concert de Metal plutôt normal, comme beaucoup d’autres groupes en font. Nous utilisons des costumes et des instruments traditionnels pour ajouter quelque chose de spécial mais c’est tout. Le reste provient de nos cœurs et de notre musique. Nous ne sommes pas un gros groupe qui peut louer de la pyrotechnie, des danseuses ou que sais-je encore pour distraire les gens, mais nous faisons de notre mieux pour établir une connexion avec les gens et les laisser avec la meilleure impression du groupe possible.

 

Peux-tu nous donner des nouvelles du front ? Etes vous en phase d’écriture ou vous concentrez-vous actuellement sur les concerts ?

Nous venons d’intégrer un nouveau guitariste donc nous avons bossé avec lui pendant un moment pour lui apprendre les morceaux et en composer quelques nouveaux. Pour le moment nous avons deux nouvelles chansons pour notre prochain disque et nous continuons d’écrire. Nous ferons quelques concerts ci et là mais nous allons principalement nous concentrer sur le prochain album pour le sortir plus vite que Kurbads, et donc pas au bout de sept ans (rires) !

 

Que pouvons-nous attendre de SKYFORGER en 2011 ?

Peut-être que nous pourrons finir la pré-production de l’album, mais ce n’est pas certain. A part ça, nous serons potentiellement à l’affiche de certains de ces gros festivals cet été, tels que votre Hellfest en juin. Et nous ferons une petite tournée européenne en avril, durant laquelle nous jouerons un peu plus de Kurbads.

 

                            

 

Que signifie le paganisme pour toi, en tant qu’artiste et être humain ?

Eh bien nous ne sommes pas du tout des personnes religieuses, mais le paganisme est principalement une philosophie, une manière de voir le monde qui nous entoure. C’est la sagesse de gens qui nous ont précédé et qui avaient un lien plus étroit avec notre grand créateur : Mère Nature.

 

C’était ma dernière question. Je te laisse conclure...

Merci pour cette occasion de nous exprimer et rendez-vous bientôt à Paris. Nous espérons fortement que vous aimerez nos deux sets et que vous prendrez du bon temps ! Bonne chance !

 

Propos recueillis par Morbid S.

 

 

 

 

 

    

             Interview FEJD avec Esko Salow (batterie) par mail le 14 janvier 2011

 
 

Groupe coup de cœur de l’organisation, les Suédois avaient déjà séduits la rédaction d’HEAVY SOUND avec son deuxième album Eifur, la parole est donc laissée au batteur Esko SALOW pour faire plus ample connaissance avec une des prestations qu’il ne faudra pas louper le 23 janvier prochain...

 

 

HEAVY SOUND : Peux-tu présenter le groupe, son univers, son histoire ?

Esko SALOW (batterie) : FEJD est un groupe de Folk Médiéval Nordique originaire de Suède, nous avons commencé ensemble en 2001 mais nous avons grandi ensemble et nous connaissions déjà les uns les autres auparavant. FEJD peut être traduit par « querelle » en Français et ça a probablement la même signification.Nous avons enregistré deux albums, Storm en 2009 et Eifur en 2010 et avant cela nous avions trois démos dont 2 d’entre-elles sont toujours disponibles gratuitement sur notre site www.fejd.se

 

Vous allez vous produire au CERNUNNOS PAGAN FEST à Paris le 23 janvier prochain, que pensez-vous de cette affiche éclectique, connaissiez-vous ce festival ?

Je pense que l’affiche du festival est vraiment intéressante, beaucoup de groupes de différents coins du monde et je pense que c’est un ingrédient important pour un festival réussi. Je suis curieux de découvrir les autres groupes personnellement et j’attends cela avec impatience. Nous avions entendu parler du festival l’an passé mais nous n’avions pu nous y rendre pour différentes raisons mais aujourd’hui nous avons finalement l’opportunité de venir en France.

 

       

 

Avez-vous préparé un concert spécial pour l’occasion ?

C’est toujours un peu différent pour les festivals car on n’a pas autant de temps qu’on le voudrait. C’est notre premier show de l’année et nous pensons que nous allons jouer autant que possible et laisser la musique parler. Nous avons quelques titres que nous n’avons pas joués live auparavant et nous sommes très excités de voir comment ces chansons vont être acceptées à Paris.

 

Peux-tu décrire vos concerts ?

Notre musique est pleine de feeling et d’atmosphère et nous pensons que la musique est la chose la plus importante, c’est pourquoi des groupes comme le notre n’ont pas besoin d’un grand show avec pyrotechnie et une scène gigantesque.

 

Peux-tu nous donner quelques nouvelles du groupe ? Vous venez juste de sortir votre deuxième album Eifur, quels sont les retours ?

Nous venons juste d’enregistrer notre deuxième vidéo, il n’y a plus qu’à attendre le producteur pour finir le film d’horreur qu’il a tournée par la même occasion. Nous avons sorti notre première vidéo pour le titre "Gryning" ( http://www.youtube.com/watch?v=y4WR8Wt9-O4 ) en même temps que nous avons sorti l’album. Les retours sont très bons en considérant que tout le monde ne peut pas comprendre notre musique. Les chroniques ont été bonnes, nous avons eu une moyenne de 8/10 et je pense que c’est quelque chose dont nous pouvons être fiers, même si nous ne sommes pas totalement satisfaits. Je pense que notre album a besoin de plus d’une écoute pour avoir un aperçu fidèle de chaque titre.

 

Que pouvons-nous attendre de la part de FEJD en 2011 ?

2011 est une année entre 2 albums pour nous, nous nous concentrons sur les concerts et la composition. C’est notre dixième anniversaire en tant que groupe alors peut être que nous serons en mesure de faire quelque chose pour l’occasion. Peut-être, mais seulement peut-être, que nous entrerons en studio fin 2011 pour commencer l’enregistrement de notre troisième album. Nous verrons bien.

 

             

 

Qu’est-ce que le Paganisme signifie pour vous, en tant qu’artiste et en tant qu’être humain ?

En tant qu’artiste comme en tant qu’humain, c’est beaucoup de jolies histoires, de mythes et de sagas. Ca nous dit que nous ne sommes pas seuls, que nous pourrions une fois connaitre quelqu’un d’autre dans notre monde, que ce soient des animaux ou des êtres surnaturels même et toutes ces choses. Ca nous dit d’utiliser notre tête pour juger et traiter les gens et la nature avec respect, nous avons encore beaucoup de traditions où la vraie raison de la célébration était païenne mais qui, maintenant, ont été transformées en quelque chose de Chrétien.

 

OK, c’est le dernier mot et il est pour vous...

Nous attendons vraiment avec impatience le CERNUNNOS FESTIVAL V et espérons que ce n’est que le début d’une série de concerts et de festivals en France. Pour ceux d’entre vous qui viendront nous rendre visite au festival, on se voit là-bas, prenez du bon temps et salutations !

 

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"

 

 

 

 

                
      Entretien avec Hupogrammos (chant, guitare) réalisé par mail le 17 janvier 2011
 
 
DORDEDUH est un nom encore confidentiel sur la scène Pagan et ce pour deux raisons, la première car le groupe, ou plutôt le duo, n’a publié jusque là qu’un EP en 2010 et la deuxième car ces Roumains ne se réclament pas forcément de cette scène même si l’utilisation d’instruments traditionnels permet cette affiliation. Hupogrammos, que certains connaissent pour son passé au sein de NEGURA BUNGET, nous a livré un peu plus de détail sur le présent et le futur du groupe proche de la scène Black Metal à commencer par son concert au festival CERNUNNOS V le 23 janvier prochain à Paris.
 
 

HEAVY SOUND : Peux-tu présenter le groupe, son histoire, son univers ?

Hupogrammos (chant, guitares) : DORDEDUH est le groupe qui continue le travail que nous avons réalisé pendant 15 ans avec NEGURA BUNGET. En 2009, Saul Faur et moi avons décidé de mettre fin à NEGURA BUNGET et de continuer avec DORDEDUH. Sergio PONTI (ILLOGICIST, EPHEL DUATH) à la batterie, Thelemnar (SECRETS OF THE MOON, THE VISION BLEAK) aux percussions, Ar (SECRETS OF THE MOON, ODEM ORCARUM) aux claviers et Flavius MISARAS à la basse ont rapidement rejoint le groupe car nous avions déjà des affinités humaines et musicales avec ces gars là. Nous avons signés avec LUPUS LOUNGE / PROPHECY PRODUCTIONS et en septembre 2010 nous avons sorti un single 7" en édition limitée avec 2 titres, enregistrés, mixés et masterisés dans notre propre studio, Consonance. Pour des raisons compréhensives liées à la distance géographiques entre les membres et aux projets parallèles ou groupes dans lesquels ils jouent (ce qui affectent naturellement le temps qu’ils peuvent consacrer à DORDEDUH), nous avons décidé d’opérer quelques changements de line-up, spécialement pour les concerts, et depuis Ovidiu MIHAITA nous a rejoint à la batterie et aux percussions. Le nom du groupe comprend deux mots Roumains, "dor" – signifiant "regret" et "duh" qui définit l’esprit, l’immatériel, la subtilité, la supériorité. Une traduction littérale pourrait être "regret de l’esprit" et définit la recherche infinie de l’humanité de la supériorité, du sacré, des vraies valeurs de l'âme.

 

                

 

Vous allez jouer au CERNUNNOS FEST V à Paris le 23 janvier, que pensez-vous de cette affiche éclectique ? Connaissiez-vous ce festival ?

J’ai participé à ce festival dans le passé lorsque je jouais avec NEGURA BUNGET, alors les choses sont un peu plus familières pour moi. Bon environnement, beau club, bonne organisation, bons groupes… nous attendons de jouer là-bas avec impatience.

 

Avez-vous préparé un show spécial pour cette occasion ?

Oui, pour l’occasion nous allons jouer des titres qui apparaitront sur notre nouvel album, peut-être une que nous n’avons jamais joué auparavant, nous verrons bien. La principale préoccupation pour nous est le temps qui nous est offert pour jouer et comme nos titres font entre 7 et 18 minutes, nous faisons attention à ce que le set soit le plus représentatif de ce que l’on est.

 

Pouvez-vous décrire vos concerts ?

Je pense que visuellement et musicalement, DORDEDUH est un groupe intéressant. Nous avons beaucoup d’instruments inhabituels pour la scène Metal, même pour la scène Pagan, où nous trouvons souvent des instruments d’une culture particulière. C’est d’une façon ou d’une autre, le cas de notre groupe également, nous amènerons quelques longues trompes en bois (dont une fait 2.5 mètres de long) qui est appelée en roumain "tulnic", une percussion en bois appelée "toaca", une percu dulcimer, un xylophone et quelques percussions de fanfare. Mais concernant la musique, je ne pense pas qu’elle puisse être classée comme musique pagan. C’est plus par rapport aux expérimentations avec les instruments d’une manière peu commune, du coup je pense que le public peut trouver notre concert vraiment intéressant.

 

Peux-tu nous donner quelques nouvelles du groupe ? Etes-vous en phase de composition ou vous concentrez-vous sur les concerts ?

DORDEDUH est préparation d’un album qui devrait s’appeler Dar De Duh, qui signifie "un cadeau de la part de l’esprit". Nous avons actuellement interrompu notre processus d’enregistrement pour ces shows de janvier. Après ces 4 concerts que nous avons en Europe, nous retournerons en studio pour finir l’enregistrement, ensuite le mixer et le masteriser et l’envoyer au label. La date de sortie de cet album n’est pas quelque chose que je peux prédire principalement parce que PROPHECY PRODUCTIONS ont leur propre plan de sorties.

 

Que pouvons-nous attendre de DORDEDUH en 2011 ?

Nous aurons un album à sortir et ensuite une tournée pour le promouvoir, nous jouerons sur quelques festivals et c’est à peu près tout ce que nous savons pour le moment.

 

                  

 

Que signifie le paganisme pour vous, que ce soit en tant qu’artiste comme en tant qu’être humain ?

Le terme "paganisme" est plutôt controversé. Dans des contextes culturels et même religieux différents ce mot peut avoir des significations très différentes. Je viens d’un milieu anthropologique donc je suis supposé en tenir compte mais ce que ce terme devrait signifier dans nos cœurs, je pense que c’est assez simple : être proche de la nature, de l’univers et de notre propre humanité.

 

Un dernier mot...

Merci pour le soutien et l’intérêt porté au groupe, on se voit dans quelques jours.

 

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"

 

 

 

  

             

      Entretien avec Nikö (guitare, veuze, chalemie) réalisée par mail le 18 janvier 2011

 

 

Avec la lourde tache d’ouvrir le festival, le 23 janvier prochain, VALLAND a une carte à jouer pour les amateurs de Metal extrême présents samedi à La Machine. Un groupe de Black auteur d’un premier album en 2010 que le CERNUNNOS vous invite à venir découvrir, ne soyez pas en retard, présentation avec l’un des 2 guitaristes du groupe...

 

 

HEAVY SOUND : Peux-tu présenter le groupe, son histoire, son univers, la signification de son nom ?

Nikö (guitare): Nous avons commencé VALLAND en 2001, le line up a beaucoup changé depuis le début. Gwenn à la basse, Erwan à la batterie et Clément au chant nous ont rejoint Kevin (guitare) et moi. Les thèmes gravitent autour des invasions romaines et des réactions qu'elles ont engendrées parmi les peuples gaulois. Les textes sont vraiment explicites, il suffit d'écouter. VALLAND est à la fois le nom du groupe et le titre d'une chanson de l'album éponyme ce qui fait déjà pas mal de références. VALLAND est le terme ancien islandais pour désigner les côtes atlantiques de la Gaule.

 

 

 

Vous venez de publier votre premier album, quels sont les retours ?

Nous avons eu de bons retours pour ce qui est des webzines et de leurs chroniqueurs, les seuls autres retours que nous avons à l'heure actuelle viennent des scènes.

 

Y a-t-il un concept sur cet album exprimé à travers les paroles ?

L'album est avant tout destiné à mettre en avant une période souvent délaissée au profit de la mythologie scandinave qui n'a que peu de rapports avec notre histoire ancienne.     

 

Vous serez à l’affiche du CERNUNNOS PAGAN FEST le 23 janvier à La Machine, que vous évoque cette affiche éclectique, vous connaissez déjà ce festival ?

Cela reste une affiche surtout axée sur le folk et je regrette qu'elle soit de moins en moins extrême, une tendance que je constate de plus en plus sur l'ensemble des festivals, question de popularité certainement.

 

Avez-vous concocté un show spécial pour le CERNUNNOS FEST ?

Un show spécial est sensé rester spécial non ? Alors surprise le jour du concert ! Mais je peux vous dire qu'on a modifié quelques petites choses, on est toujours prêts à apporter des améliorations.

 

Y a-t-il un groupe que vous appréciez tout particulièrement sur l’affiche, avez-vous déjà eu l’occasion de jouer avec l’un d’entre eux ?

Il  y a quelques groupes que j'attends de voir depuis un moment comme DORDEDUH et ATARAXIA (dont les interviews sont également disponibles à l’occasion du festival), sinon nous n'avons joué avec aucun des groupes présents.

 

A quoi ressemblent vos shows ?

Le seul moyen de le savoir c'est de venir nous voir !

 

              

 

Quels sont vos projets pour 2011 ?

Nous réfléchissons à l'écriture d' un nouvel album et nous cherchons toujours de nouvelles dates. Nous en avons déjà quelques unes en France pour Mars, Avril et Mai.

 

Que signifie le Paganisme pour vous en tant qu’êtres et tant qu’artistes ?

Une manière de vivre et de sentir les choses. Chacun a sa propre vision. Il me semble que le paganisme celte est une manière relativement logique d'associer la vie et ses composantes et "spiritualité" personnelle. Mais chaque croyance s'inclue dans un contexte et il est clair qu'aujourd'hui il y a un énorme décalage entre les croyances qui étaient logiques à une époque et celle dans laquelle nous vivons.

 

Quelque chose à ajouter ?

Merci de nous avoir laissé l'occasion de nous exprimer. Profitez bien du concert.

 

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"

 

 

 

 

          
                   Entretien réalisé par mail le 18 janvier 2011.
 
 

Placé assez haut sur l’affiche, ATARAXIA s’annonce comme étant la petite pause décibélistique peut-être salvatrice pour certains d’entre-vous, avant de faire connaissance avec sa musique le 23 janvier à La Machine, les Italiens ont gentiment répondu à nos questions pour découvrir le concept d’un groupe qui fête cette année les 20 ans de la sortie de Nosce Te Ipsum, son premier album. Le CERNUNNOS PAGAN FEST offre décidément, cette année, une belle affiche éclectique...

 

 

HEAVY SOUND : Peux-tu présenter le groupe, son univers, son histoire et l’origine du nom ?

ATARAXIA : Chacun d’entre nous était inspiré et avait quelque chose à extérioriser. Nous avons ressenti une forte envie de créer, de transformer et de remodeler le magma sonore. Les idées se sont multipliées : musique, théâtre, poésie, mime, photographie, art graphique, un besoin global. Après une période initiale caractérisée par un son de post-punk extrême (parfois teinté d'influences ethniques et expérimentales), la colère et la souffrance ont cédé à une harmonie de soulèvement et à une recherche esthétique, menée par l'environnement culturel historique riche que nous avions hérité à travers les siècles. Progressivement, la pureté de son et la contemplation de beauté a entrelacé la texture de nos créations, qui sont devenues une sorte d'arabesque de différents sentiments, endroits et temps ; tapisseries brodées avec plusieurs fils colorés, divers et multiformes comme notre façon d’éprouver des sentiments. Ensuite nous avons rencontré Riccardo et ce fut une très bonne opportunité : c’est l’un des rares percussionnistes qui est capable de jouer avec une douzaine de percussions différentes empruntées à la tradition occidentale, de l’est ou indienne. Certains appellent notre musique Néoclassique, d’autres du Folk ou de la Fantaisie, éthérée ou magique, médiévale, baroque et d’autres encore, nous même ne savons pas en réalité. Nous cherchons simplement la beauté, l’harmonie et la grâce. On ne cherche pas avec notre musique à remuer le pathétique, sa fonction va plus loin, toucher les cordes sensibles de notre vraie nature, celles cachées par notre ego, nos craintes, nos défenses et nos masques. La musique devrait garder ses distances avec la rationalité pour se concentrer sur "le sacré", "le mystère". Ce que nous appelons la réalité, exclut toutes possibilités d'aller plus profondément. A travers la musique nous pouvons revenir sur notre plaisir naturel et spontané d’être et d’exister. Faire de la musique est un acte sacré, un rituel, un échange profond d’énergie entre nous. Finalement, nous pouvons aisément dire que notre principale influence provient des moments de solitude et de contemplation de lieux anciens, de châteaux abandonnés, le long des côtes Méditerranéennes solitaires où nous retrouvons notre passé ancestral. Année après année, notre musique a commencé à devenir plus introspective, douce et nostalgique et les gens ont commencé à nous dire que nous étions en mesure d’ouvrir les portes de différentes dimensions, de les faire voyager à des endroits qui sont probablement liés à leurs racines. Ataraxia signifie balance, c’est un mot Grec pris du mouvement philosophique Epicurien.

 

                

 

Vous allez jouer au CERNUNNOS PAGAN FEST à Paris le 23 janvier, que pensez-vous de cette affiche éclectique ? Connaissiez-vous ce festival ?

Nous pensons qu’il est préférable qu’elle soit variée plutôt que répétitive et ce de façon à ce que beaucoup de gens puissent découvrir des musiques et des groupes inattendus. Bien sur, nous avions déjà entendu parler du CERNUNNOS PAGAN FEST auparavant.

 

Avez-vous préparé un show spécial pour l’occasion ?

Le protagoniste de ce voyage musical et du concert sera un guérisseur et chaman qui a pris différentes formes et corps et a voyagé à travers les âges jusqu’à aujourd’hui. Cet être est né dans le mythique Age d’Or, un temps où les côtés masculin et féminin de l’être étaient en parfaite harmonie, un temps où les humains n’avaient pas besoin de prier des Dieux car ils étaient eux-mêmes des dieux, un scintillement de lumière à l’intérieur. Ils étaient sages, complets, accomplis, en l'harmonie avec toutes les créatures vivantes les entourant. Alors l’Age d’Argent est arrivé, un temps où les femmes, l’essence féminine ont réussi à garder une relation stricte avec les forces primitives, les lois de la Nature, tout ce qui était sacré et le fait d’être sacré lui-même. Après l’Age de Bronze est arrivé, ce fut le temps des guerriers, de la virilité, des forces brutes et du sang, du courage et de la violence. Ensuite nous voici, à l’Age de Fer, notre ère, une phase où, apparemment, toutes les valeurs ont été inversées, les liens entre les femmes, les hommes et les forces primitives se sont affaiblies, l’harmonie et l’intensité ont été oubliées. En croisant différentes périodes sous différentes formes (un cheval noble, une forêt séculaire, une montagne énorme, un tambour sacré, une prophétesse, un abîme profond, une source sainte, un vent, un guérisseur), vivant des expériences différentes dans des endroits vraiment éloignés les uns des autres avec les traditions, des codes, des croyances qui étaient, parfois, en réalité distantes, notre chaman a continué sa route, gardant sa flamme allumée et vive, toujours convaincu qu’un réveil, un nouvel équilibre avec les lois de la terre et du cosmos soit toujours possible. C’est l’histoire de ce qui sera narré en concert à travers la musique et le concept de notre dernier album LLYR.

 

Peux-tu décrire vos concerts ?

Un de nos concerts c’est comme être dans un temple naturel, entouré par les pierres antiques ou le désert, prêt à accepter d’être rempli par la grâce et la beauté. A travers la perception de la beauté nous ressentons la chaleur et la présence des forces antiques dirigeant le cosmos. De cette façon nous pouvons transmettre l’énergie aux autres et commencer cet échange mutuel, surtout sur scène même si nous jouons dans un bâtiment moderne brut.

 

     

 

Peux-tu nous donner des nouvelles du groupe ? Etes-vous en phase d’écriture ou vous concentrez-vous sur les concerts ? Que pouvons-nous attendre d’ATARAXIA en 2011 ?

Nous nous concentrons vraiment sur les concerts, nous avons débuté notre tournée en février 2010 et nous avons voyagé à travers toute l’Europe, l’Amérique Latine et la Chine. La tournée prendra fin en avril lorsque nous serons dans l’Est de nouveau pour une longue série de concerts. De toute façon, la phase d’écriture ne cesse jamais car nous travaillons toujours sur du nouveau matériel pour enregistrer dans la seconde moitié de 2011, normalement nous aurons un nouvel album prêt pour la fin de l’année, début 2012.

 

Qu’est-ce que le paganisme signifie pour vous, en tant qu’artiste et en tant qu’être ?

Nous estimons tous que notre vie doit être une croissance spirituelle et non juste une expérience matérialiste stérile, tous les domaines où la spiritualité est exprimée peut devenir une source d'éclaircissement. Et la musique est un de ces domaines. Notre croissance spirituelle s’est développée en des temps et des situations différentes, à coup sûr aussi dans des temps où (ce qui est appelé aujourd'hui) le paganisme était un accomplissement et une expérience d'enrichissement, ensuite dans d'autres temps où les églises ont eu le pouvoir de tout contrôler et la spiritualité pouvait seulement être exprimée sous la surface, ou l'identité externe, d'une religion monothéiste. Derrière toutes ces façons de croire il y a notre âme nue. Car cela déduit que les chants liturgiques sont mélangés aux rythmes tribaux et des rituels païens dans notre musique. La chose importante était de préserver notre propre liberté spirituelle de n'importe quelle sorte de suprématie. De toute façon, pour nous, ce qui est le plus fascinant et inspirant c’est la nature. Grâce à la nature nous vivons toujours une communion profonde avec 'le tout', nous avons essayé d'accepter le cycle de naissance, la croissance, le déclin, la mort, le repos et la renaissance. Parfois une écriture mystérieuse sur une porte ou un village abandonné apparaît inopinément derrière une colline et nous communique quelque chose. Eau et pierre, notre musique est souvent faite de la substance de l'eau et de l'énergie de la pierre.

 

Merci, le dernier mot est pour toi…

Nous vous attendons à La Machine pour partager se réjouir de la magie de la musique...

 

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"

 

 

 

 

 

    
 
                     Entretien réalisé par mail le 20 janvier 2011.
 
 

Groupe entièrement ancré dans la thématique du festival, ODROERIR est un groupe venu d’Allemagne qui déjà pas mal bourlingué depuis ses débuts en 1998 et notamment avec certains des groupes également à l’affiche, comme le groupe a pu nous le confirmer à quelques jours d’investir la scène de La Machine en fin de journée. Une place d’honneur pour un groupe à découvrir et qui est, comme tous les groupes que nous avons pu contacter, bien décidé à tout donner sur scène, le CERNUNNOS s’annonce donc extrêmement chaud et ne compte plus que sur vous, le public, pour donner le change, alors prêt à relever le défi ?

 

 

HEAVY SOUND : Peux-tu présenter le groupe, son univers, son histoire, l’origine de son nom ?

Nous sommes ODROERIR originaire de Thuringia dans l’Allemagne de l’Est. Le groupe a été formé par Fix (chant, guitares, instruments folkloriques) en 1998 et compte sept membres. Fix est responsable des compositions, des textes et du concept d’ODROERIR. Depuis nos débuts, la musique a eu tendance à se calmer et prendre une forme plus épique du Pagan Metal, dans lequel les mélodies folkloriques et médiévales domineraient. Sciemment sans attaques rapides ou de double grosse caisse mais avec des instruments de nature différente, des chants différents et divers autres instruments stylistiques. Avec nos deux derniers albums Götterlieder et Götterlieder II, nous essayons d'éxplorer la mythologie Germanique et Celtique complète et la pré – ainsi que les débuts de l’histoire païenne de l’Europe, un sujet si vaste qu'il nous inspirerait pour des années et cela ne s’arrête pas à l'Edda (ndlr. L'Edda poétique est un ensemble de poèmes en vieux norrois rassemblés dans un manuscrit islandais du XIIIe siècle, le Codex Regius. C'est aujourd'hui la plus importante source de connaissances sur la mythologie scandinave). Nous savons que nous avons, avec nos deux albums Götterlieder, trouver un concept qui a inspiré bien d’autres artistes, mais nous avons notre propre interprétation. Odroerir est terme de la mythologie nordique, il décrit l’hydromel sacré d’Aesir et si vous le buvez vous avez la sagesse et la poésie.

 

     

 

Vous allez jouer au CERNUNNOS PAGAN FEST à Paris le 23 janvier, que pensez-vous de cette affiche éclectique ? Votre bassiste connait ce festival puisqu’il y a joué avec XIV DARK CENTURIES, s’il est de retour à Paris, c’est qu’il y a passé un bon moment l’an passé ?

Nous sommes vraiment excités à l’idée de jouer au CERNUNNOS PAGAN FEST à Paris car c’est la seconde fois que nous jouerons en France. L’autre chose est que nous allons revoir des amis comme BRAN BARR ou SKYFORGER. Nous avons joué avec ces groupes il y a quelques jours et quelques années, nous avions invité BRAN BARR à venir jouer sur un de nos concerts de sortie d’album en 2005 et avons passé beaucoup de bons moments avec eux. En effet, Marley (notre bassiste) nous a beaucoup parlé du CERNUNNOS PAGAN FEST alors nous sommes impatients de venir à Paris et jouer au CERNUNNOS PAGAN FEST et boire un coup avec les amateurs de Metal Folklorique Français.

 

Avez-vous préparé un show spécial pour l’occasion ?

Nous nous demandons si beaucoup de fans de Metal Folklorique nous connaissent en France, alors nous allons proposer quelque chose comme une sorte de best of, cela signifie que nous jouons des titres de tous nos albums, de très vieilles chansons comme "Menosgada" ou de bien plus récentes comme "Skadis Rache".

 

Peux-tu nous dire à quoi ressemble un de vos concerts ?

Notre musique est un mélange de Metal et de Folk, nous utilisons quelques instruments folkloriques et en amenons avec nous comme le violon, la mandoline ou la flûte. Avec notre musique nous aimerions donner aux gens la possibilité de se pencher sur leur culture et leur histoire. Nos concerts sont un peu plus musclés que nos albums, nous portons des habits traditionnels et historiques et surtout nous avons beaucoup d’hydromel pour la foule.

 

Peux-tu nous donner quelques nouvelles du groupe ? Etes-vous en train d’écrire ou vous concentrez-vous sur les concerts ? Vous avez sorti un nouvel album en 2010, quels sont les retours ?

Nous avons un nouveau membre dans le groupe, il s’appelle Karlson et est plus jeune de 10 ans que le plus vieux d’entre nous. Karlson va nous épauler et particulièrement sur scène, c’est un multi-instrumentaliste, il joue de la guitare, de la flûte, de la cornemuse et chante très bien. Pour le moment nous nous focalisons sur les concerts, au printemps nous jouerons sur quelques festivals et nous avons prévu de partir en tournée à l’automne. Peut-être aurons-nous alors l’occasion de jouer de nouveau en France. Les retours de la presse sont vraiment bons et les réactions des fans sont tout aussi positives.

 

Que pouvons-nous attendre de la part d’ODROERIR en 2011 ?

ODROERIR est en train de monter une tournée commune avec XIV DARK CENTURIES et un autre groupe connu pour l’automne. Durant le printemps et l’été nous ferons quelques concerts et allons travailler sur du nouveau matériel. Il y a quelques idées mais pas de chanson totalement achevée, de plus nous travaillons sur une vidéo.

 

                     

 

Que signifie le paganisme pour vous, en tant qu’artiste et en temps qu’être humain ?

Nous distinguons deux choses dans ce que le paganisme signifie pour nous. La première chose est de comprendre le paganisme comme une religion. C'est par exemple la préoccupation dans l'Edda. La deuxième chose est de comprendre le paganisme comme un mode de vie, comme un regard sur le monde, comme une façon de réfléchir à la société, la guerre, la destruction écologique ou comment les gens sont capables de penser. Quand nous pensons au monde et aux choses qui se passent nous avons la chose mythologique à l'esprit et essayons de reporter le mythe antique sur aujourd'hui. Bien sûr nous vivons dans le présent, jouissant aussi de la praticité de l'amélioration technologique, mais nous essayons de garder les pieds sur terre aussi sérieusement que possible pour célébrer la vie, le travail d'artisanat et la mythologie de nos ancêtres, ce n'est pas seulement ancré dans notre musique, mais aussi dans la présentation de l’histoire. Nous ne pensons pas que les gens vivaient mieux comparés à aujourd’hui, la vie était au début du Moyen Âge très dure, notre vie actuelle dans l’Europe de l’Ouest est vraiment confortable. Mais nous essayons de vivre en harmonie avec la nature et de respecter l’intégrité de la création naturelle.

 

OK ! Le dernier mot est pour vous...

Nous attendons avec impatience d’être à Paris et au CERNUNNOS PAGAN FEST et espérons jouer plus souvent en France. Merci et levez vos cornes bien haut.

 

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"

 

 

 

 

 

                  
      Entretien avec Simon SCHILLINGER (guitares) et Sebastian SCHERRER (claviers)
                                             réalisé par mail le 20 janvier.
 
 

Autre groupe Allemand à l’affiche du CERNUNNOS PAGAN FESTIVAL, FINSTERFORST promet également son lot de moments folkloriques avec des instruments traditionnels et une ambiance qu’ils promettent de rendre chaude. Avec deux albums à son actif, le combo n’est pas non plus un débutant, à découvrir également dans le cadre de La Machine. Nous avons contacté Simon et Sebastian, deux piliers de ce groupe pour faire plus ample connaissance avec leur univers en attendant leur premier show en France...

 

 

HEAVY SOUND : Peux-tu présenter le groupe, son univers, son histoire, l’origine de son nom ?

Sebastian SCHERRER (claviers) : Salut ! FINSTERFORST est une horde païenne folle du sud-ouest de l’Allemagne. Pour être précis, nous sommes de Fribourg (la Fôret Noire) et nous existons depuis 2004. A l’époque le line-up n’était pas encore au complet et nous répétions par exemple avec une boite à rythme. Petit à petit nous avons pu trouver un deuxième guitariste, David, et plus tard, enfin, notre batteur Wombo. Nous avons commencé à nous produire live en 2007 et jusqu’à aujourd’hui nous avons participé à des festivals et avons participé à des concerts géniaux !

 

Vous allez jouer au CERNUNNOS PAGAN FEST à Paris le 23 janvier, que pensez-vous de cette affiche éclectique ? Connaissiez-vous ce festival ?

Nous voulions déjà participer à ce festival l’an passé mais malheureusement ça ne s’est pas fait, donc nous n’y avons jamais participé… mais je pense qu’il doit être vraiment excellent ! Beaucoup de groupes vont s’y produire et j’espère, et je pense, que nous pouvons espérer un public génial ! En plus, c’est notre premier concert en France !

 

Avez-vous préparé un concert spécial pour l’occasion ?

Tous nos concerts sont spéciaux ! (rires) Sérieusement, nous donnerons le meilleur.

 

Peux-tu nous décrire vos concerts ?

Il y a beaucoup d’action en continu et nous essayons de motiver le public à nous rejoindre à la fête. De plus nous sommes forts !

 

           

 

Peux-tu nous donner des nouvelles du groupe ? Etes-vous en cours d’écriture ou vous concentrez-vous sur les concerts ?

Nous sommes occupés avec la finalisation du matériel pour notre prochain album, lequel sortira, on l’espère, dans un futur proche. D’habitude, nous sommes prêts sur tous les points mais avec le temps les choses changent et nous avons rafraichi quelques matériels. Le nouveau matériel est beaucoup plus épique et écrasera tout sur son passage par rapport à ce que nous avons fait jusqu’ici ! Vous aurez de tout, du lent au rapide, du calme à l’agressif, de la beauté à la tristesse ! Le prochain album sera énorme, je ne peux pas vous dire combien de morceaux il contiendra, nous verrons.

 

Que pouvons-nous attendre de FINSTERFORST en 2011 ?

Vous pouvez espérer beaucoup de bons concerts, nous sommes déjà confirmés sur quelques festivals et nous essaierons de jouer quelques concerts de plus.

 

Que signifie le paganisme pour vous, en tant qu’artiste et en tant qu’être humain ?

Le paganisme est pour nous une manière spéciale d’exprimer ce que nous pensons et sentons dans notre musique. Ce que je veux dire c’est que si soudainement apparait un accordéon ou quelques cordes ou des flûtes, c’est quelque chose de surprenant ! Et cela nous donne plus de flexibilité entre les parties heavy de batterie et de guitares, ainsi la musique reste intéressante. De manière générale, j’essaie de ne pas être un trou du cul et de respecter mon environnement.

 

Ce sera tout, le dernier mot est pour vous...

Merci beaucoup pour l’interview, on se voit à Paris !

 

 

Propos recueillis par Aymerick "Painless"