BURZUM - BELUS
BYELOBOG PRODUCTIONS
Genre : Black Metal
Pays : Norvège
2010
01- Leukes Renkespill (introduksjon)
02- Belus Doed
03- Glemselens Elv
04- Kaimadalthas Nedstigning
05- Sverddans
06- Keliohesten
07- Morgenroede
08- Belus Tilbakekomst (konklusjon)
"And here comes the bad guy !" pourrait-on dire suite au retour du méchant pas beau Varg Vikernes… Nul besoin de revenir sur le passé sulfureux du bonhomme, la plupart des fans connaissant tout sur le bout des doigts, aidés en cela par le bouquin Les Seigneurs du Chaos (qui sera d’ailleurs prochainement adapté au cinéma par un réalisateur nippon : espérons que DIR EN GREY n’y jouera pas le rôle de MAYHEM !). Après environ 15 ans de prison à composer des disques sur son clavier Bontempi, on imagine que Varg le loup a les crocs et ressent le besoin de prouver certaines choses. Mais à l’écoute de Belus, on a au contraire l’impression que le gus suit son chemin et son inspiration sans se préoccuper du qu’en dira-t-on. N’étant familier que des deux premiers albums de BURZUM, je ne suis pas le guide idéal pour vous aider à découvrir celui-ci. Mais mon sentiment est que le style des débuts n’a pas été bouleversé, si ce n’est par une maturité accrue. Passé une intro aussi courte qu’inutile, on retrouve ce Black Metal très roots mais atmosphérique caractéristique de BURZUM, ici divisé en deux catégories : des morceaux aux tempo lent / medium (« Belus’doed », « Morgenrode », etc.) à l’atmosphère glaciale, et au cœur de l’album, trois titres plus rapides et vindicatifs (« Keliohesten »). Différentes ambiances sont ainsi développées, qu’elles soient hypnotiques, introspectives, ou mélancoliques. Varg a progressé en tant que musicien (il interprète tous les instruments) car si on est loin de DREAM THEATER, le tout est correctement interprété, ce qui était loin d’être le cas au début des 90’s, avec même l’apparition d’un solo relativement technique sur « Sverddans » ! Le chant, est toujours écorché, mais parfois doublé de passages parlés ou chantés dans un style très religieux. Le morceau le plus surprenant est sans conteste « Kaimadalthas Nedstigning » car il est plutôt rapide mais comporte un refrain très entraînant, limite dansant ! Pour conclure, ce disque va sûrement faire polémique, selon le rapport que vous aviez à BURZUM d’une part, et selon que vous apparteniez ou non à certains milieux « true » pas toujours très objectifs. Si vous me demandez mon avis, je trouve que l’on devrait saluer en premier lieu la liberté artistique…
Chronique par Morbid S.

LINE UP
Varg Vikernes
8/10
Le 19/03/2010