BLOOD OF KINGU - SUN IN THE HOUSE OF THE SCORPION
CANDLELIGHT RECORDS
Genre : Black Metal
Pays : Ukraine
Mai 2010
01- Herald Of The Aeon Of Darkness
02- Those That Wander Amidst The Stars
03- Cyclopean Temples Of The Old Ones
04- Incantation Of He Who Sleeps
05- Guardians Of Gateways To Outer Void
06- Ceremonies To Awake Thy Ageless Hate
07- Morbid Black Dreams Bringing Madness
08- Gate Of Nanna (BEHERIT cover)
Roman SAYENKO et Thurios déjà fondateurs de HATE FOREST et de DRUDKH ont également formé BLOOD OF KINGU en 2005 pour développer un concept tournant autour la mythologie Sumérienne et Egyptienne. Le nom du groupe est d’ailleurs tiré de l’histoire de Babylon puisque Kingu était un Dieu qui a été tué par le Dieu Marduk pour que ce dernier créé l’humanité. Après un premier album en 2007, les Ukrainiens nous proposent donc enfin une suite avec Sun In The House Of The Scorpion et le moins que l’on puisse dire c’est que le parallèle avec MARDUK n’est pas seulement vrai dans l’explication du nom puisque le groupe nous propose un Black Metal haineux et relevé de quelques mélodies aux guitares et de quelques plans ambiants faisant largement référence aux Suédois. "Herald Of The Aeon Of Darkness" est une introduction bruitiste dont les percussions finales vont servir de liant entre les 4 premiers titres. "Those That Wanders Amidst The Stars" et "Cyclopean Temple Of The Old Ones" lancent l’album dans la brutalité, la voix de Roman extrêmement gutturale fait froid dans le dos et même lorsque le rythme se veut plus mid-tempo, l’ambiance oppressante prend une dimension insoupçonnée jusqu’alors et le premier coup de tonnerre arrive avec l’épique "Incantation Of He Who Sleeps" qui sonne la charge avec ce son de cor avant qu’une accélération portée par des blasts ne laisse place à une partie Raw Black Metal répétitive et une partie bruitiste plutôt chaotique. Malheureusement, si la suite n’est pas désagréable, l’intérêt retombe bien quelque peu avec, certes, un Raw Black Metal direct et virulent, la batterie de Yuri SINITSKY (ex-DRUDKH) y est d’ailleurs particulièrement percutante en plus d’une prestation du gaillard aux cymbales assez remarquable, "Ceremony To Awake Thy Angeless Hate" et ses incantations bouddhistes réussies, mais cette suite n’offre malheureusement pas grand-chose de plus que la première partie de l’album. "Morbid Black Dreams Bringing Madness" vient clore les débats avec des percussions, une outro pas forcément très utile musicalement avant une reprise de "Gate Of Nanna" de BEHERIT que REVEREND BIZARRE avait récemment sublimé sur un split EP avec ELECTRIC WIZARD. Cette reprise largement fidèle à l’originale n’offre pas grand-chose non plus et on finit par rester sur sa faim alors que les efforts du groupe pour multiplier les ambiances sont nombreux. Il faut dire que les Ukrainiens ne nous avaient pas habitués à des titres aussi longs ce qui pourrait laisser penser que le message du groupe s’est un peu perdu en route sur la longueur. Ce Sun In The House Of The Scorpion est un bon album de Black que les amateurs lambda apprécieront à sa juste valeur, par contre pour les plus exigeants d’entre vous, cette deuxième livraison ne restera pas dans les mémoires collectives, juste un bon album, à vous de voir si cela correspond à vos critères.
Chronique par Aymerick "Painless"
LINE UP:
Roman Sayenko : Vocals, Guitar, Keyboards
Thurios : Guitar
Krechet : Bass
Yuri : Drums
7,5/10
Le 19/05/2010