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  Entretien réalisé avec Hansi Kürsch et André Olbrich le 10 Juin 2010 à Paris
 
  

Les membres de BLIND GUARDIAN ont la réputation d’être des mecs sympathiques. J’ai pu le vérifier en rencontrant les « géants » (bon ok je ne suis pas très grand…) Hansi Kürsch (chant) et André Olbrich (guitare), des musiciens effectivement très abordables, bavards et détendus. Cette atmosphère relax est certainement due au fait qu’avec At the Edge of Time, les deux compères sont sûrs de leur coup. Car cette rondelle, qui sera disponible fin juillet, place une nouvelle fois la barre très haut…

 

Que ressentez-vous par rapport à « l’ère A Twist In The Myth » ? Appréciez-vous toujours cet album ?

André : Oui.

Hansi : J’en suis vraiment fier. C’était le bon album au bon moment pour nous. Nous avions besoin d’explorer de nouveaux territoires avant de pouvoir nous concentrer sur ce que nous proposons avec ce nouvel album. Je crois que, tout comme A Night at the Opera, A Twist in the Myth est album que les gens mettront du temps à apprécier, mais ils se rendront alors compte que c’est un disque extraordinaire. Il y a tellement de nouveaux éléments et de nouvelles perspectives que le disque peut nécessiter du temps avant d’être apprécié. C’était déjà le cas avec A Night at the Opera. Pas mal de gens s’en sont plaint pendant les quatre ou cinq premières années. Mais depuis deux ans environ, nous réalisons que ces gens ont finalement trouvé que l’album était bon, et ce sera la même chose avec A Twist in the Myth. Musicalement, c’était exactement ce que nous voulions faire.

André : Je pense que quand nos fans écouteront le nouvel album, ils y entendront un mix d’éléments tirés de A Twist in the Myth et A Night at the Opera, ainsi que d’autres rappelant Nightfall in Middle-Earth ou Somewhere far beyond. Et ils comprendront les raisons pour lesquelles il nous fallait apprendre, et parfois de manière aussi extrême, car cela nous a été utile pour At the Edge of Time. Nous pouvons réellement mettre à profit tous ces éléments rythmiques, épiques, ces sons opératiques puissants, et l’aspect speed metal provenant de nos débuts. Maintenant tout cela se marrie et donne quelque chose de vraiment spécial.

 

Vous passez habituellement beaucoup de temps à travailler sur chacun de vos albums. Que pensez-vous de At the Edge of Time, maintenant qu’il est sur le point de sortir ?

Hansi : Aucun doute là-dessus, nous avons à nouveau pris beaucoup de temps. Nous avons apporté toute l’attention dont chaque chanson avait besoin. Je pense qu’il ne nous servirait à rien d’accélérer la composition ou la production, car sortir un album tous les quatre ans nous permet de nous sentir à l’aise. Il en va de même pour le temps que nous passons en studio, que nous avons utilisé différemment cette fois-ci par rapport à A Twist in the Myth et A Night at the Opera. Pour ces albums nous avions travaillé de manière continue en studio, d’abord sur la composition, puis sur la production. Alors que cette fois nous avons séparé les étapes en commençant à travailler sur les morceaux très tôt, puis en faisant une sorte de pré-production dans l’intervalle, et même en intercalant des concerts. Donc ça nous a paru différent en comparaison. Mais en évaluant le temps passé en studio, c’est plus ou moins comparable pour les trois derniers albums. Enfin, A Night at the Opera nous avait demandé un peu plus de temps car nous avions rencontré des problèmes techniques à l’époque. Mais du point de vue de la création à proprement parler, il nous semble naturel que chaque disque nous demande six à huit mois en studio pour accomplir ce que nous écrivons au préalable.

André : Je pense que cette fois tout a été plus facile car nous pouvions être plus concentrés, les options techniques étant plus favorables. Par le passé nous devions nous retrouver au local de répétition à chaque fois que nous écrivions un passage ou deux, afin de réaliser une sorte de « ping-pong créatif ». Mais pour cela il nous fallait faire une heure de route, et donc une heure également pour le retour. Maintenant nous échangeons des idées via Internet et si je le désire je dispose de deux heures supplémentaires durant lesquelles je n’ai pas à me déplacer en voiture. C’est un détail, mais qui cumulé au quotidien peut aider à la concentration et à rendre le tout plus facile. Donc je pense que c’est le processus de composition le plus relax que nous ayons connu.

 

 

 

Quels buts vouliez-vous atteindre avec ce nouvel album ?

Hansi : Un succès majeur ! Nous sommes heureux du résultat et c’est toujours le principal. Quand tu crées, tu as besoin de te satisfaire en premier lieu. Si tu ne réussis pas cela, tout est perdu avant même que l’album ne sorte. Cette fois, nous sentions tous que nous avions atteint le meilleur niveau de composition dont nous étions capables à ce moment précis, et il en va de même pour la production. A la fin tout était exactement comme nous l’espérions, donc les attentes créatives concernant cet album étaient déjà comblées. Bien entendu nous espérons également satisfaire le public, et je pense que cette fois tout le monde, fans de BLIND GUARDIAN ou non, appréciera l’album car il a tant de choses à offrir…

André : Le disque provoque des sentiments profonds et semble raconter une histoire, même s’il ne s’agit pas d’un concept. J’ai sans arrêt l’impression que c’en est un et qu’il raconte une histoire de la première seconde à la dernière. Comme avec une bande originale de film, tu suis un développement et à chaque instant quelque chose de nouveau surgit, ce qui maintient l’intérêt. C’est cet aspect « narration » que j’aime dans un album tel que Nightfall, et on retrouve ça dans le nouvel album. J’adore ça !

 

Diriez-vous que c’est un bon album pour découvrir BLIND GUARDIAN ?

André : Le meilleur ! Car il reprend toutes les couleurs de la palette BLIND GUARDIAN sur le même disque. Il porte notre marque de fabrique, des éléments nouveaux, de l’expérimentation… Tout ce qui fait BLIND GUARDIAN est sur cet album.

Hansi : Je pense aussi que c’est une exception dans la musique actuelle, telle que MUSE par exemple. Là, tu as réellement un album extraordinaire dans tous les sens du terme. Tu te rends compte que beaucoup de productions métal sonnent de la même façon, et que les groupes commencent à se répéter car ils ne se préparent pas correctement. Ce n’est pas le cas avec nous. Enfin ça ne l’a jamais été mais je pense que c’est plus flagrant cette fois-ci. J’ai le sentiment que les gens sont conscients de vouloir quelque chose de nouveau, et là, ils l’ont.

 

Où avez-vous trouvé l’inspiration pour le nouvel album, aussi bien sur le plan musical que textuel ?

Hansi : Les deux sont toujours très liés. D’abord on travaille la musique avant même que je ne réfléchisse à la direction que prendront les textes. Nous n’avons pas de « procédure » pour la composition, donc nous partons de zéro. Nous avons juste quelques discussions brèves au début, lors desquelles nous évoquons simplement nos idées pour les nouveaux morceaux. Rien de figé, juste des espèces de fils rouges du genre : « faisons un truc plus intense » ou «  faisons quelque chose de médiéval », ou encore « nous pourrions avoir besoin de ceci, de cela… ». Après cette étape nous composons de manière naturelle car c’est juste ton « toi » profond que tu cherches à exprimer. Et je pense que nous avions beaucoup à offrir cette fois.André : Personnellement, l’inspiration vient un peu de mon humeur du jour, et plus généralement de ma vie. Parfois tu te réveilles, il fait beau, et tu es de bonne humeur. Tu ressens alors de l’énergie et tu te dis : « aujourd’hui j’ai envie de jouer une musique rapide et rien d’autre ! ». Des riffs rapides te viennent et il n’y a pas moyen d’écrire une ballade dans une journée pareille. Alors tu te lances et tu écris, quelque soit ton humeur.

Hansi : Une fois que la musique est là, y compris les mélodies vocales, je me fais une certaine idée de chaque chanson. Je décide alors quelle chanson est appropriée pour parler de fantastique, de mythologie, de philosophie, etc. Cette fois, beaucoup de chansons étaient clairement propices à du fantastique, donc la littérature de ce style a été une source d’inspiration majeure. Il y a des choses classiques comme Michael Moorcock qui a inspiré des titres tels que « Tanelorn » par exemple. Il y a aussi Robert Jordan avec The Wheel of Time, qui a eu une influence sur les aspects mythologiques inspirés par l’Edda. D’autres choses sont héritées de John Milton et Paradise Lost, comme par exemple « Control the Divine » qui parle de la chute de Lucifer. C’est donc une mixture inhérente à tout ce que représente BLIND GUARDIAN, et encore plus étroitement liée aux chansons.

 

En parlant de l’inspiration, je suppose que vos influences musicales ont du changer un peu à travers le temps. Qu’écoutez-vous ces temps-ci, qu’il s’agisse de métal ou non ?

Hansi : Je ne pense pas que ça ait tellement changé. Notre vision musicale change et nos capacités de musiciens s’améliorent toujours. Idem pour nos talents de compositeurs, ce qui est différent du fait de jouer de la musique. Il y a énormément de bons musiciens mais beaucoup d’entre-eux ne peuvent pas écrire de chansons. Nous avons la capacité d’écrire de bonnes chansons et je pense que nous sommes de bons musiciens également. J’aimais QUEEN lorsque nous avons débuté. Parfois tu perds un peu le contact et tu oublies l’importance de tels groupes, puis cela revient de temps à autres. Mais je suis toujours grand fan de QUEEN, cela n’a pas changé. J’aime écouter de la musique innovante comme TOOL ou MUSE mais cela ne devient jamais une influence majeure, cela se limite à des idées que tu piques à ces groupes. Je fais de même quoique j’écoute : qu’il s’agisse de DIO, RAINBOW ou METALLICA, ce n’est pas ce qui compte. Si quelque chose a provoqué un changement en moi, en mon âme, à un moment donné, cela restera du début à la fin. On recherche toujours de la nouveauté, et cette nouveauté enrichit ton inspiration, mais les vieux trucs resteront également. Donc mes sources d’inspiration sont à peu près les mêmes qu’au début des années 90.

André : C’est la même chose pour moi. J’ai toujours mes groupes préférés, dont la plupart sont issus des années 70 et 80. Il y a de la musique de qualité dans tous les genres. Je suis fan de musique de qualité associée à un bon esprit. Parfois tu peux passer à côté de la qualité à la première écoute, par exemple à cause d’une mauvaise production. Mais si l’esprit et là et qu’il est sincère, c’est de qualité. C’est juste une question de définition mais tu trouves des albums incroyables partout et dans tous les styles de musique et c’est ce que j’écoute. Les albums qui ont ce feeling m’enrichissent, et ce n’est pas limité au métal. Bien entendu mes groupes préférés sont principalement des groupes de métal, des groupes classiques pour la plupart.

 

Pouvez-vous nous donner un exemple d’album ou de groupe que vous détestiez lorsque vous étiez plus jeunes, mais que vos pouvez écouter, voire apprécier aujourd’hui ?

André : Oui. Par exemple dans les 80’s nous étions tellement à fond dans le métal, que nous détestions tout ce qui était pop, Boy George…

Hansi : SIMPLE MINDS

André : oui, SIMPLE MINDS

Hansi : DEPECHE MODE est probablement le meilleur exemple.André : oui, DEPECHE MODE ! Tu te disais : « Oh mon dieu, quelle merde pop, je n’écouterai jamais ça ! » et aujourd’hui tu réalises la qualité de leurs albums et tous les trucs incroyables qu’ils ont accompli…

Hansi : Oui ! Et il y a un autre bon exemple (s’adressant à André), je pense que c’est la même chose pour toi : je détestais le jazz ! (André acquiesce) Je ne comprenais pas le but ! Mais aujourd’hui je peux distinguer le bon jazz du mauvais et il y a des choses qui me plaisent. Même le jazz mainstream comme Norah Jones le pratique de nos jours m’attire en quelque sorte. Joni Mitchell et encore quelques autres trucs étranges… Donc tu as raison, il y a du changement. Mais l’un dans l’autre c’est la même question qui revient : est-ce de la musique de qualité ? Ou plutôt est-ce que tu l’associes à de la musique de qualité ?

André : Et bien sûr ça a un rapport avec ton style de vie. Dans les 80’s, on vivait le heavy metal, on respirait le heavy metal. Je suis toujours profondément un grand fan de métal, mais je ne suis pas un mec très rock n’ roll qui passe son temps dans les pubs à boire ou à fumer ! J’ai une vie réelle et c’est normal. Certaines choses sont reliées à une époque que tu as vécue. Il y a ces albums de speed metal que j’adorais dans les 80’s et lorsque je les réécoute, ils sonnent mal mais ils sont liés à cette vie. Il y avait quelque chose de plus que la musique, il y avait tout ce truc heavy metal autour…

 

Le contraire peut donc également se produire…

Hansi : Oui le contraire peut arriver et je pense que c’est une évolution normale. Mais encore une fois, l’essentiel demeure. Quand j’ai entendu « We are the Champions » pour la première fois j’ai trouvé que c’était une grande chanson. Et elle a toujours le même impact quand je la réécoute : de la musique jouée par un groupe de génie, voilà tout.

 

Sur les vidéos postées sur votre site Internet, on peut voir Oliver Holzwarth jouer les parties de basse. Hansi, peut-on s’attendre à te voir reprendre cet instrument un jour ou l’autre ?

Hansi : Non.

André : Si, dans son projet solo (prenant une grosse voix) : « Hansi et sa basse » ! (fou rire général)

Hansi : Rien n’est impossible mais je ne vois aucune raison de le faire. Nous apprécions Oliver et c’est un bien meilleur bassiste que moi. C’est déjà un challenge de chanter, et je me sens confiant sur scène en tant que chanteur à présent. Cela m’a demandé douze ans pour réaliser ces progrès. Et maintenant que je ressens cette sécurité, je ne veux rien changer (rires) !

 

Hansi, sur certains passages de At the Edge of Time, j’ai trouvé que ta voix sonnait de façon plus agressive par rapport à vos albums les plus récents. Aimerais-tu revenir à ce type de chant ?

Hansi : Cela dépend toujours de la chanson, tout est lié. Pour prendre un exemple sur A Twist in the Myth, il n’y a pas lieu de chanter à la manière de Imaginations from the other Side sur un morceau tel que « Fly ». Alors que sur une chanson telle que « Tanelorn », il est nécessaire de revenir à cette agressivité. C’est encore une fois quelque chose de naturel auquel nous ne pensons pas sur le moment. Bien sûr, durant la production tu essaies de mettre certaines choses en avant, et si on retrouve l’intensité de la composition dans un morceau, tu te dois de la transposer vocalement. Sinon tu te retrouves avec un déséquilibre, ce dont nous ne voulons pas car nous voyons notre musique comme un tout. Je fais ce dont le morceau a besoin, tout en veillant à ce que l’interprétation de ce même morceau me satisfasse en tant que vocaliste. Ce n’est pas une question d’évolution ou de progression, mais plutôt de goût, de saveur dans la musique.

 

Je trouve que vos trois derniers albums partagent une même direction, et fonctionnent ensemble comme une sorte de trilogie. Etes-vous d’accord et pensez-vous explorer de nouveaux territoires la prochaine fois ?

Hansi : Oui, car en ce moment nous considérons le projet orchestral comme étant notre prochain disque, même si nous ne savons pas si il sortira sous le nom BLIND GUARDIAN. Et il s’agira d’une nouvelle direction puisque ce sera de la musique classique alliée à l’attitude de « Wheel of Time » ou de « Sacred Worlds », mais sans le côté heavy. Est-ce que je considèrerais nos trois derniers disques comme une trilogie ? Non, mais je dirais volontiers que At the Edge of Time rend justice à A Twist in the Myth et A Night at the Opera. Car on peut ressentir pourquoi il nous fallait faire ces deux albums.

 

Une tournée européenne est annoncée pour cet automne. Qu’est-il prévu ensuite ?

Hansi : Tourner (ricanement des deux compères) ! Je crois que nous tournerons pour toujours, du moins c’est l’impression que nous aurons ! Nous ferons un break début 2011, et nous devrions retourner en studio pour bosser sur le projet orchestral. Ce qui signifie que nous irons de nouveau à Prague faire quelques enregistrements. Après ça je devrais m’attaquer au chant. Mais en parallèle, nous tournerons jusque fin 2011. (NDR : à ce moment André doit malheureusement nous quitter afin de répondre à une autre interview)

 

 

 

Prévoyez-vous une sortie spéciale, peut-être un nouveau DVD, dans un futur proche ?

Hansi : Je ne sais vraiment pas. Je pense que si nous faisons quelque chose de spectaculaire, quelque chose qui le mérite… (il hésite)

 

Comme par exemple le festival que vous aviez monté en 2003 ?

Hansi : Oui. Ou si nous faisons un concert que nous considérons comme un fait marquant dans notre carrière, alors nous ferons un DVD. Je pense que cela pourrait arriver lorsque le projet orchestral sera sorti et que nous le transposerons sur scène. Nous ne pourrons certainement pas le faire à plusieurs reprises, donc en faire un DVD aurait un sens. Mais sortir un DVD sans autre but… Je suis sur que Nuclear Blast aimerait ça mais non, il doit s’agir d’une occasion spéciale.

 

Ma prochaine question était : « où en est le projet orchestral ? »… Je comptais te surprendre !

Hansi : En me disant que tu l’as écouté (rires) !

 

Non (rires) ! Que vous reste-t-il à faire sur ce disque ? Tu parlais de quelques parties vocales…

Hansi : Non, beaucoup ! Nous avons enregistré trois morceaux orchestraux pour l’instant. Ce qui signifie qu’il en reste sept à transposer pour l’orchestre. Ils sont composés mais pas « traduits » en partitions, ce qui est prévu pour les quelques mois à venir. En août je devrais commencer le chant et nous devrions reprendre les enregistrements à Prague pendant environ deux semaines. Mais pour résumer tout le chant reste à faire, puis les chœurs, en plus de l’enregistrement de la musique pour ces sept morceaux. Puis nous devons choisir la direction à suivre pour les textes – ce qui n’est pas encore fait – car différentes options s’offrent à nous. Et nous avons toujours en tête la volonté d’impliquer le groupe sur certains passages. Ou bien nous ferons deux versions : l’une avec le groupe, l’autre sans, car cela fonctionne dans les deux cas. C’est vraiment un travail difficile et exigeant. Je pense vraiment que, puisque nous avons le bon orchestre et la bonne personne pour faire les retranscriptions, ce devrait être rapide à présent. Mais « rapide », cela signifie encore deux ans de travail.

 

Pour finir, je sais que le groupe et toi êtes de grands fans de cinéma fantastique. Es-tu parfois excédé par la masse de films de ce style qui sortent depuis le succès du Seigneur des Anneaux ?

Hansi : Oui. Bon je n’irais pas aussi loin, mais oui je suis lassé. Mais je pense qu’il est réellement difficile de produire de tels films. J’espère que The last Airbender (NDR : Le dernier Maître de l’Air en français) sera bon. Il devrait sortir vers août. Je ne sais pas si tu en as entendu parler…

 

Non…

Hansi : Tu te souviens de la série animée Avatar ? The last Airbender en est tiré. Les images que j’ai vues pour l’instant sont prometteuses et cela me fait espérer un soulagement ! Mais hormis Le Seigneur des Anneaux, je trouve que la plupart des ces films ne sont pas bons. Je pense que c’est un sujet difficile à filmer et à produire de manière appropriée. Beaucoup de gens ont essayé et ont échoué. Mais ainsi va la vie et c’est la même chose pour la littérature, ou du moins la littérature fantastique. Cela s’est trop développé. Et il en va de même pour le métal. Beaucoup de groupes ont peur d’explorer un peu, alors ils collent à ce qu’ils ont fait et à ce qui leur a apporté le succès. Cela signifie stagner, et la stagnation n’est jamais une bonne chose.

 

 

Propos recueillis par Morbid S.

 

 

Site Web

www.blind-guardian.com

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