BLAZE BAYLEY - PROMISE AND TERROR
BLAZE BAYLEY RECORDINGS
Genre: Heavy Metal
Pays: Royaume-Uni
Fevrier 2010
01- Watching The Night Sky
02- Madness And Sorrow
03- 1633
04- God Of Speed
05- City Of Bones
06- Faceless
07- Time To Dare
08- Surrounded By Sadness
09- The Trace Of Things That Have No Words
10- Letting Go Of The World
11- Comfortable In Darkness
La sortie de The Night That Will Not Die l’an passé, la tournée française et début 2010 la sortie de Promise And Terror, nouvel album de BLAZE BAYLEY, les paroles du Monsieur sont suivis de faits. Lorsque Blaze BAYLEY annonce tout fier que son groupe n’évitera plus la France car il sent que ce public le réclame, on ne pensait pas recevoir autant d’attention mais c’est avec une joie non feinte que je découvre ce deuxième album du groupe nouvelle mouture dont "Watching In The Night Sky", qui ouvre cet album, nous avait été offert sur la tournée en guise d’amuse bouche. Un titre classique mais efficace comme on en retrouve d’autres avec "God Of Speed" et "Time To Dare", particulièrement percutants et qui dévoile un groupe en pleine forme mais aussi une forme vocale réelle pour Blaze BAYLEY, aucune fausse note ni même de ligne vocale de mauvais goût (le syndrome Virtual XI s’estompe), impeccable, le petit bonhomme se permet même des variations vocales osées et maitrisées et cela commence avec l’excellent "1633" qui fait très vite comprendre que ce Promise And Terror va se révéler être un grand cru. "Madness And Sorrow" annonçait bien un disque hargneux avec cette tendance Speed Metal que le groupe affectionne tant mais lorsque la basse introduit ce "1633", la voix se veut plus posée, prenant même une dimension opéra sur le break sur lequel la basse tient le lead, un premier pavé qui précède le mid-tempo "City Of Bones" très mélodique ou un "Faceless" bien rythmé. BLAZE BAYLEY, à peine 2 ans après un The Man Would Not Die, progresse à pas de géant, bien plus original et aboutit le Heavy des Anglais atteint des sommets avec ce quartet final. "Surrounded By Sadness" introduit cette suite en douceur avec cette longue plage acoustique rejoint ensuite par la voix de Blaze qui délivre une performance de premier ordre, la basse intervient ensuite et lance la cavalcade infernale avec cette envolée électrique sur la fin qui lance le très percutant "The Trace Of Things That Have No Words", inutile de chercher une quelconque trace de l’héritage de la Vierge de Fer, BLAZE BAYLEY s’est forgé son style identifiable et le flot vocale du chanteur est très parlant. Pour en être totalement certains, voici "Letting Go Of The World" à l’intro calme et acoustique reprenant le thème développé sur les 2 premières parties de cette suite avant que ne débarque une partie Heavy et bien moderne autant dans la structure que dans le riffing ou dans la voix et qui donne suite à l’ultime "Comfortable In Darkness" relevé par une performance vocale de Blaze BAYLEY, une partie plus ambiancée qui finirait presque trop tôt. Cet album passe tout seul, pas de temps mort ou de titres de seconde zone, un grand album de Heavy Metal qui comporte tout de même un défaut dans le son. En effet, des différences de son très audibles se font entendre sur les introductions à la basse ou à une guitare, lorsque le reste de la troupe arrive, le morceau s’effondre tel un soufflet refroidi, une cassure nette dans la dynamique des morceaux, on finit par s’y habituer mais très franchement sans ce défaut gênant, ce Promise And Terror était en lice pour une place dans les albums du moment. L’artwork de l’album également se détache un peu de la scène Heavy Metal traditionnelle, ce BLAZE BAYLEY est très convaincant alors si vous hésitiez à aller voir ce groupe sur scène, n’hésitez plus car, pour notre plus grand plaisir, l’ex-IRON MAIDEN est vraiment entouré de musiciens de premier niveau, un groupe qui pour des raisons évidentes garde le nom de son chanteur mais dans le fonctionnement et sur scène, l’unité est là et ça s’entend. A ranger aux côtés de Silicon Messiah…
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Blaze Bayley
Nico Bermudez
Jay Walsh
David Bermudez
Larry Paterson
8/10
Le 01/02/2010