BLACK RIVER - BLACK'N'ROLL
MYSTIC PRODUCTION
Genre: Stoner Heavy Rock
Pays: Pologne
Fevrier 2010
01- Barf Bag
02- Isabel
03- Lucky In Hell
04- Black'N'Roll
05- Breaking The Wall
06- Jumping Quenny Flash
07- Too Far Away
08- Loaded Weapon
09- Morphine
10- Like A Bitch
11- Young'N'Drunk
Si je vous dis BLACK RIVER, un groupe Polonais qui donne dans un Heavy Rock fortement enfumé, cela vous interpelle car dans ce pays où le Death règne en maitre, un jeune loup tente de se faire un nom avec un deuxième album en 2 ans d’existence nommé Black’n’Roll. Par contre si j’ajoute que BLACK RIVER est également le repère de Tomasz 'Orion' WROBLEWSKI bassiste de BEHEMOTH et de Darek 'Daray' Brzozowski batteur de session actuel de DIMMU BORGIR, je sens que quelques oreilles se dressent et surprise à l’écoute de ce deuxième album, on tape des pieds, on secoue le neurone qu'il nous reste et on prend du bon temps, bref tout ce que le Heavy Rock Stoner procure habituellement. Et ça commence comme sur un album de MONSTER MAGNET, avec un Hard Rock particulièrement enfumé avec "Barf Bag" et le speed "Isabel" au refrain chantant particulièrement réussi, "Lucky In Hell" dévoile ensuite un visage bien plus Stoner Rock aux sonorités bien Heavy tout de même et sa fin proche d’ALICE IN CHAINS. Mais ce n’est là que le début car la chanson titre nous réoriente carrément vers les talentueux VOLBEAT, voix Rock’n’Roll, riffs rapides et particulièrement entêtant tout comme l’est ce titre hautement Hard Rock mid-tempo, "Breaking The Wall" ou cette rencontre improbable entre le "Jumpin’ Jack Flash" des ROLLING STONES et le "God Save The Queen" des SEX PISTOLS qu’est "Jumping Quenny Flash" très typé Hard Rock également. Les affaires enfumées reprennent de plus belle sur "Too Far Away" et son rythme Rock’n’Roll endiablé, on replonge alors dans MONSTER MAGNET, ceux qui ont apprécié le Monolithic Baby de ces derniers vont vite tomber sous le charme de BLACK RIVER. Bien entendu, on comprend de suite que l’on n’a pas affaire là à des débutants et que les motivations sont énormes et puis des groupes dans le style avec un chanteur capable de moduler sa voix ainsi comme sait le faire Maciek TAFF qui avait déjà poser ses valises chez NEOLITHIC, ne sont pas monnaie courante. Ce Black’n’Roll propose donc un Heavy Stoner Rock bien varié avec quelques moments plus Heavy, comme "Loaded Weapon" qui me rappelle le récent travail de MUSTASCH, et toujours ces faux airs de METALLICA période Load que l’on retrouve fréquemment dans le style, vraiment je ne comprends pas que cet album extraordinaire soit si sous-estimé, bref ! Les True-J’Sais-Pas-Quoi et leurs œillères m’étonneront toujours. Le Bluesy "Morphine", sur lequel Maciek TAFF s’époumone, vient compléter le tableau des styles variés que cet album aborde avec des chœurs discrets ou un court solo assez déstructuré sur lequel règne un feeling Bluesy de premier ordre alors que le refrain imparable promet une belle communion entre le public et le groupe.
Chronique par Aymerick "Painless"

LINE UP:
Taff : Chant
Kay : Guitare
Art : Guitare
Orion : Basse
Daray : Batterie
8/10
Le 14/02:2010