Avec un retour qui défraie la chronique et pas seulement pour le côté musical de BIOHAZARD, l’épisode Evan SEINFELD ayant déjà largement été relayé nous vous en ferons grâce, ce nouvel album est attendu par tout un public Hardcore qui est à la fois heureux, curieux, inquiet et perdu avec ce retour quatre ans après son split. Annoncé en 2010 dans un premier temps, Reborn In Defiance débarque finalement en ce début 2012 et le groupe multiplie les clins d’œil sympathiques. Tout commence avec cet artwork montrant une échographie, comme une nouvelle vie pour le groupe, puis l’introduction avec des battements qui s’accélèrent au fur et à mesure que la musique monte en niveau sonore, là aussi le groupe signifie son retour à la vie avant un terrible "Vengeance Is Mine", classique parmi les classiques, ce titre rassure les fans et puis le phénix à peine revenu d’entre les morts, s’éteint pour laisser la place à un Metal groovy mélodique et très moderne où les refrains taillés pour le live tiennent le rôle principal. "Decay", "Reborn", "Killing Me", "Vows Of Redemption" et ses relents Hip Hop assez déroutant sur l’introduction ou "Waste Away" un peu plus honorable, montre un groupe qui rompt le lien avec ses racines, méconnaissable BIOHAZARD prend le risque de revenir avec un album innovant, là-dessus il faut chaudement saluer le groupe qui aurait pu balancer 9 "Vengeance Is Mine" et tout le monde aurait applaudi. Mais le gang de New York n’en fait qu’à sa tête et lorsqu’il propose "Come Alive" qui mixe très bien l’ancien BIOHAZARD, avec ce son de guitare qui rappelle Mata Leão, et le nouveau on se dit que le groupe aurait pu faire une transition plus en douceur comme avec un "You Were Wrong" qui avec une autre production aurait pu être un titre de CROWBAR. Finalement, les die-hards devront se contenter d’aller voir BIOHAZARD sur scène pour voir le groupe retrouver sa rage, car sur ce Reborn In Defiance, c’est bien l’ingrédient qu’il manque à tout cela et même si "Skullcrusher" et surtout "Never Give In" (ndlr qui rappelle tout de même beaucoup "Never Forgive") font illusion sur la fin d’album, il faut bien reconnaitre que le groupe a un peu manqué son retour car, encore une fois, si l’intension d’évoluer est mille fois saluable, le résultat n’est pas à la hauteur de notre attente. Le groupe survivra-t-il à toutes les épreuves qu’il vit actuellement, on ne sait pas, mais la reformation d’une légende étant toujours délicate, BIOHAZARD aurait peut être du y réfléchir un peu plus longtemps ou se contenter de proposer son répertoire déjà établi lors d’évènements isolés, malheureusement Reborn In Defiance sali un peu l’image du groupe et son parcours.
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 13/01/2012
