Les amateurs de Black Metal connaissent déjà ce groupe Allemand dont 3 de ses membres ont, en 1986, fricoté avec NECROBUTCHER et EURONYMOUS de MAYHEM sous le nom de CHECKER PATROL, ce qui a donné une démo, Metalion In The Park, devenue culte. Mais les amateurs de Thrash Metal Teuton ont également entendu parler de ce groupe, fer de lance de la scène Thrash Metal chez SPV, chez qui ils sont de retour après leur reformation en 2002 et un album en 2005 publié sur un petit label indépendant. Aujourd’hui le groupe est formé des guitaristes Scholli et Micha, également producteur du groupe et qui a aussi fait un court passage chez SODOM en 1991 et 1992, épaulés par Robert Gonnella au chant, tous 3 survivants du line-up des 80’s, avec à leurs côtés le batteur Björn SONDERMANN et le bassiste Joachim KREMER, intégrés en 2009. Le voici enfin donc, ce quatrième album largement teinté de SLAYER et de SODOM, inutile de chercher là quelconque subtilité, le propos est guerrier et rentre dedans. Si "Breaking The Silence" et "Destroy The State" lorgnent un peu trop sur SLAYER, le reste évoque largement SODOM, les mélodies se mettent alors en retrait pour laisser libre court à la sauvagerie Thrash des Allemands. Composé dans un 80’s spirit, Breaking The Silence, le bien nommé, éveillera les sens des plus Old-School d’entre vous, le solo d’un "Destroy The State" assez dément risque de laisser des traces. Alors on sent bien l’envie des gars, le fait que le Thrash coule dans leurs veines, mais il manque tout de même ce petit quelque chose avec, en premier lieu, une production vraiment faiblarde (OK on en prend notre partie, on peut passer outre) mais musicalement, si tout y est appliqué, on a cette désagréable sensation de décalage temporel, injuste sentiment par rapport aux groupes profitant du revival pour faire leur beurre avec le Thrash qu’ASSASSIN a contribué à populariser mais on ressent également que même s’il était paru 20 ans plus tôt, il n’est pas certain que Breaking The Silence aurait pu avoir un plus gros impact, la faute à des titres de remplissage tels que "No Fear" ou "Real Friends" absolument dispensable. Décidément cantonné à un rôle de second, ASSASSIN intéressera les plus nostalgiques d’entre vous et ceux qui dorment, vivent, boivent, mangent, pissent Thrash Metal, et Dieu sait que ce style compte énormément de Metalheads fidèles et connaisseurs, c’est peut être là la chance d’ASSASSIN.
Chronique par Aymerick "Painless"
Le 22/02/2011
